Dûment annoncé, hélas une fois remise, l’éventualité d’une chasse au snark se profile solidement au matin du11 décembre

Panama Jack éclaire l’esprit de la quatrième crise et on suppute l’insomnie de la brigue ; la SNCF lance ce jour une idée fortifiée mais le durcissement de la grève ajoute ses irritants...

L’automne, attendu pendant plusieurs semaines, profite du gel qui dénude les arbres mais pas les randonneurs ; le froid bien présent en Forêt de Compiègne s’accompagne des ors et d’un soleil qui nous inondent d’émerveillement.

Le groupe traverse les parcelles d'hêtre (40% du peuplement à Compiègne), les 30% de chênes, 15% de charmes et 15% de divers et résineux. On rencontre aussi en forêt le rouvre, le frêne, l'érable sycomore, l'aune, le peuplier et toute une gamme de résineux.

Pause au Nord de la Butte des Beaux-monts (alt 122m), maigre colline dénudée que l’on fuit bien allègrement pour piquer vers le sud.
Et l'on s'arrête pour déjeuner aux abords du chêne du Puits des Chasseurs : 400ans environ, 4 m 20 de circonférence, 35 m de hauteur... Tant de majesté impose le respect !

Le snark fut évoqué avec pudeur, on le traqua du regard dans toute la forêt. Il y’avait bien là Le Boucher, le Banquier un Castor et l’Homme à la cloche, mais du snark point !

Le souvenir des pongidés reste dans le sac, preuve que l'on peut vivre d'eau fraîche et que ce n’est pas toujours vraiment la jungle.

Retour sur Compiègne par soleil couchant où l’on évite bien soigneusement le Snark-bar (merci Guy) trop enfumé par quelques autochtones intoxiqués. Une fort belle journée et un groupe chamaré !