lundi 27 février 2006

27 février : A l'est y'a moyen de moyenner

Gare de l'Est confortablement à l'avance pour accueillir les courageux, dans un air purifié grâce aux efforts louables de la SNCF. Du courage il en faut, mes braves, malgré l'heure somme toute raisonnable : il fait froid, bigrement froid pour un dimanche matin, heureusement les jours rallongent nettement.

Et puis, quelle mouche nous pique d'aller à l'Est? Eh bien, le Sud c'est facile, l'Ouest s'est couru, le Nord c'est l'été,
mais l'Est? Allons moyenner!

Recours au Web : celui qui observe Nangis d'avion voit un gros bourg de plus de 7 000 habitants, bien groupé autour de son centre ville, église, mairie château et centre culturel.
Nangis est mentionné pour la première fois en 1157,sous le nom de Nangiacus, dans une bulle du pape Adrien IV.(...) La ville est le théâtre de la bataille de Nangis le 17 février 1814. Chef-lieu de canton depuis le début du dix-neuvième siècle, le développement de la ville est marqué par l'arrivée du chemin de fer, et par l'installation d'industries, notamment d'une sucrerie en 1873 qui reste aujourd'hui encore le plus important employeur de Nangis.

Bon, c'est le froid donc, et c'est bien sûr à cause du vent qui nous transperce au milieu de la plaine. Les gants, foulards, capuches sont les bienvenus.

Mais il ne neige pas encore, on a de la chance!

Un passage en forêt, où l'on suit un GR bien délimité par de belles clôtures, à droite et à gauche: réserve de chasse et un peu de frustration de ne pouvoir tracer par les chemins bien attirants sur la 25 millième.

Par endroits, il faudrait presque savoir nager, mais heureusement le froid nous préserve du Chikungunya.


Mais nous voilà rapidement tiré d'affaire, dans des contrées plus sympathiques, champs verts, vallons, on est en Brie!

On parle du virus en ville, mais on constatera qu'à la campagne, les habitants on déjà tout prévu en cas de catastrophe; belles couleurs mais ca ne chante pas trop, malheureusement.

On arrive enfin au déjeuner, tant attendu mais bien vite englouti à l'abri des arbres malgré les gâteaux et les bons crus.





Ca ne se réchauffe pas trop, bien au contraire, semblerait-il ...

Du coup, c'est le retour bien mérité vers le chaud du troquet, à travers bois et champs, surtout les champs, à bien y réfléchir. La perspective du retour, encore un point positif dans l'air négatif !

Des parisiens bien couverts à la campagne.
Merci les amis d'être venus, froid de gueux dehors, mais chaud les coeurs!

Moyenne : 5,326 sur 33 km environ.

vendredi 24 février 2006

24 février 2006, la Nuit du Chou, c’est Bouh !

Gare du Nord, 22h passées, un spécimen rare de hibou des villes, Otus parisianis, une espèce menacée classée en annexe I de la Convention de Washington, surveille le rassemblement des chouettes pongidés en partance pour une cérémonie nocturne.

Dehors, les Bisontins, Brésiliens, et Napolitains fêtent déjà Carnaval.

Dans le train, le Chef nous rassure en expliquant que cette nuit, il n’aura pas seulement 4 yeux mais carrément 6... Dans ces conditions, impossible de se perdre malgré la pluie ; pourtant, celle-ci effraie tant les piles de la frontale du divin PMG qu’elles tentent une évasion, vite contrée par Nadia.

Les conditions météos sont extrêmes. La neige s’abat sur sur les marcheurs frigorifiés. Des extra-terrestres surgissent de nulle part, effrayants avec leur 3ème œil clignotant au milieu du front et prêt à vous transpercer le cerveau.

Une oasis de sapins accueille les chouettes pongidés et leur permet de reprendre des forces.

Enfin, en bordure de clairière, le chef d’expédition décide de la grande pause. Des troncs d’arbres ont gentiment été coupés par les indigènes et disposés de part et d’autre du chemin pour nous servir de sièges.



Le chef creuse et déterre un braséro qu’il avait préalablement enfoui en prévision des frimas.

Nadia, enchantée, lui offre des saucisses et tous apprécient le gâteau miel-noix by PMG (une recette de Claudine).

Le braséro est ravi de pouvoir reprendre ses considérations philosophiques avec Justice Mont d’Or. Il est d’humeur bavarde et nous tiendra en haleine pendant 2 heures et demie. Rapidement d’ailleurs, la pluie jettera l’éponge et repartira seule à Paris au carnaval.

C’est alors qu’ELLES font leur apparition. Effectivement, le chef nous apprend que les chouettes sont des êtres humains normaux qui n’aiment pas trop se faire mouiller les plumes. Certains engagent alors des conversations palpitantes et les chouettes, d’humeur coquine, nous accompagneront dès lors jusqu’à « Pont ».

Un dernier petit au revoir à nos nouvelles amies, et la troupe partira affronter les rues redoutables de Pont Saint Maxence, où fut égorgé le malheureux Père Guéguen.

Chut...

BOUH !



Et à l’année prochaine

Et un grand merci personnel à Mademoiselle Agnès

Miss Bolivia

dimanche 12 février 2006

12 février 2006 : A Day with PMG

7h52, brasserie de la Gare d’Austerlitz, après un bon café au lait chaud et 2 croissants beurre, PMG est à pied d’œuvre pour accueillir ses troupes en vue de l’expédition « De Feu et d’Acier ».

8h03, départ Grandes Lignes, ou ce qu’il en reste, PMG aperçoit les premières de ses 20 ouailles, à moitié perdues dans la jungle de la gare d’Austerlitz : il les rassure derechef.

Alors que PMG, professionnel impeccable profite du voyage pour briefer les participants sur l’itinéraire et ses aléas, les fans féminines se font (encore) plus belles pour être dignes de ce talent éblouissant envié de tous les clubs de randonnée de France, de Navarre et d’ailleurs.

Au sortir de la cité de Dourdan, patrie de la BIENHEUREUSE MARIE POUSSEPIN (14 octobre 1653 - 24 janvier 1744), PMG porte un élégant coordonné gilet-pull-sac kaki agrémenté d’un brassard rouge-orangé signalant son statut de chef cafard.

La fameuse pause du Mac Brunch fut l’occasion pour PMG de présenter le tout nouveau cou en pure laine vierge angora moucheté paon électric, côtes 1/1, tricoté main par Claudine (née G.).

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Le menu de la matinée fut particulièrement riche : bouc, sangliers, pommes de terre.... Les participants prudents et avides de sucres rapides optèrent tout naturellement pour la promotion sur la patate à chair tendre dont ils emportèrent plusieurs dizaines de kilos. A noter que PMG portait, comme souvent, un « pantalon pas entier ».

La raisonnablement longue pause de midi fut appréciée en la très agréable compagnie d’un brasero de rencontre qui captiva les participants, et de divers amuse-gosiers.

PMG, toujours prévoyant, était venu équipé d’un pompier de Bitche afin de contrôler les débordements éventuels des exterminateurs de peste aviaire. Justice Mont d’Or entra en contact télépathique avec le braséro et put ainsi philosopher longuement sur le retour de l’Enfant Prodigue, le Pakistan et le sexe des télécabines.

PMG distribua généreusement à tous des parts de gâteau miel-noix confectionné par lui-même, puis après ce petit repos bien au chaud et une intense séance de stretching, il entraîna sa troupe d’élite sur un rythme totalement soutenu +.

Lors de la pause de l’après midi, l’organisateur vétéran Sri Didier Maharishi donna, en prélude à sa randonnée nocturne « La Nuit du Hibou, c’est Chouette » du 24-25 février prochain, un cours préalable de cris de rapaces. Les élèves hypnotisés prirent forces notes ; le meilleur d’entre eux s’avéra être Guy Forget (heureusement dispensé de coupe Davis), son imitation du hibou arrachant des cris d’admiration. Justice Mont d’Or, très à l’aise dans le cri du hibou, ne put cependant réussir de « chouette ». PMG regretta l’absence de Sheila.

La journée se termina avec l’apparition du grand pilote d’hélicoptère Gérard venu survoler le groupe du Caf dans un nouveau moyen de secours actuellement en test.

Un grand merci, Monsieur PMG

Maitena Saralegui pour ETB-CAF-IDF

dimanche 5 février 2006

5 février 2006, une avant-première-gâteau

Par un témoin digne de foi

Comme chacun sait, le CAF connaît actuellement une notable recrudescence du nombre de ses aspirants-cadres, notamment en matière de randonnée. C'est ainsi que depuis quelque temps, fleurissent les avant-premières et premières de nouveaux organisateurs qui, espérons-nous, feront notre joie dans les mois et années à venir. J'ai eu la chance de participer, dimanche dernier, au test d'un impétrant prénommé Georges, sous l'égide de l'admirable -et incorruptible- Adrien Autret, qu'il remplaçait donc au pied levé à la tête de ses troupes, sous le contrôle vigilant de l'adoré -mais inflexible- PMG, sous l'œil attentif de Dominique Renaut, juste rentré de Chine, qui nous offrira sa Première le 12 mars, et sous les encouragements d'un groupe de très sympathiques -et sportifs- randonneurs.

Sous un ciel pas tout à fait printanier, Georges nous a donc conduit, de main de maître, de Moret à la Table du Roi, en passant par les paysages lacustres de la plaine de Sorques. Arrivés en ce lieu royal, nous avons sacrifié, un peu en retard, au rituel du MacBrunch.

Puis courageusement, nous avons repris notre route, à travers la vaste forêt bellifontaine, jusqu'à notre point de chute-pique-nique où, installés sur des coussins de mousse et de fougères, nous nous sommes éhontément empiffrés d'une quantité impressionnante de gâteaux confectionnés par nos propres soins, car Adrien est un fieffé gourmand qui avait intitulé sa sortie "randonnée Pâtisseries", et averti "apportez votre gâteau" !

Adrien n'est pas seulement gourmand, c'est aussi un sportif de grande classe. Aussi, s'est-il livré ensuite à une série de pompes magistrales, sous l'œil d'un public admiratif.

Après cette assez longue pause, nous avons repris le fil de notre périple, au cours duquel nous avons rencontré, dans un paysage enneigé, un autre groupe du CAF, conduit pas l'ami Claude Ramier, ce qui nous a valu un beau conciliabule de chefs…


Pour tout vous dire, il s'agissait de fausse neige répandue là pour les besoins d'un film en cours de tournage supposé se passer en Finlande…

Dans un décor moins réfrigérant, nous avons poursuivi notre randonnée, à vive allure, avec quelques pauses néanmoins pour apprécier les charmes toujours ensorcelants (même en hiver, qu'on se le dise !) de Bleau…

pour enfin, arriver à Moret à 17h, bien dans les temps pour le train de retour, en compagnie de nombreux autre groupes cafistes car, l'aviez-vous remarqué, toutes les randos de ce dimanche se déroulaient en forêt de Fontainebleau !

Bref, en dépit de quelques excès alimentaires et autres, nous avons accompli sans anicroche et dans la gaîté, à travers des paysages beaux et variés, 30 km en 7h30 (arrêts compris). Les honorables examinateurs semblaient satisfaits de la performance du candidat, si bien que je crois pouvoir annoncer sans crainte de me voir contredire que nous aurons bientôt un nouvel organisateur en la personne de Monsieur Georges R.