dimanche 30 avril 2006

30 avril : Sous Influence de Lune Rousse

Hier, le Stade de France avait finalement vécu un beau moment de fête; que les Parisiens, en spécialistes, peuvent savourer comme il se doit (Pé-Esse-Géééé!). Demain, le légumiste aère son outil...Mais ce matin, le Printemps est toujours bien là, le soleil brille dans un ciel bleu, et les oiseaux s'époumonent à tu-tête dans les arbres aux feuilles nouvelles vert-tendre. Une fois n'est pas coutume, aujourd'hui nous faisons une boucle sous l'oeil bien rassurant des satellites qui traqueront notre récepteur GPS dès le départ de la gare de Rambouillet : ceinture et bretelle en Terra Incognita!

Mais c'est aussi sous influence de la Lune Rousse qui nous amène gentiment vers un 01 mai de Toussaint . Laissons parler François Arago... "Les jardiniers donnent le nom de Lune rousse à la Lune qui, commençant en avril, devient pleine soit à la fin de ce mois, soit plus ordinairement dans le courant de mai. Suivant eux, la lumière de la Lune, dans les mois d'avril et de mai, exerce une fâcheuse action sur les jeunes pousses des plantes. Ils assurent avoir observé que la nuit, quand le ciel est serein, les feuilles, les bourgeons exposés à la lumière roussissent, c'est à dire se gèlent, quoique le thermomètre, dans l'atmosphère, se maintienne à plusieurs degrés au-dessus de zéro. Ils ajoutent encore que si un ciel couvert arrête les rayons de l'astre, les empêche d'arriver jusqu'aux plantes, les mêmes effets n'ont plus lieu sous des circonstances de température d'ailleurs parfaitement pareilles. Ces phénomènes semblent indiquer que la lumière de notre satellite est douée d'une certaine vertu frigorifique(...)" Foutaises, nous en disent cependant les scientifiques.

Tant que dure la rousse lune, mes fruits sont sujets à fortune. L'hiver n'est jamais achevé, que la lune d'Avril ne nous ait houspillés. L'hiver n'est point passé, que la lune rousse n'ait décliné. Lune rousse, vide bourse. Les gelées de la lune rousse, de la plante brûlent la pousse. Récolte n'est point assurée, que la lune rousse n'ait passé. La lune rousse donne tout, ou bien elle ôte tout. Ce qu'elle met au monde, elle le nourrira. Ce qu'elle y trouve, elle l'étranglera.

Et c'est vrai qu'il ne fait pas si chaud à bien y penser et que le ciel qui se couvre vers midi pour devenir tout menaçant nous incitera l'après -midi à nous réfugier en forêt. Mais, chaque chose en son temps, pour l'instant le soleil brille, la traversée du Parc du château donne lieu à des discussions passionnées sur l'essence des arbres en fleur, et une fois la Bergerie dépassée; la Grille du Guéville franchie, nous voilà sur le chemin de Gazeran que l'on atteint en temps et en heure.
Et c'est ainsi que, devant une vingtaine de paire de yeux gastronomes impatients, Hervé dévoile le dessert du jour : chocolat, poire, maizena, beurre de Normandie et le coup de cuillère du Chef; tiendra-t-on jusqu'à midi?
Traversées de champs, les agriculteurs sèment, les biches nous observent à une distance malgré tout raisonnable ('' c'est une biche, t'es sur, je vois des bois...''), le colza fleurit et Jacques nous rappelle que l'Histoire n'est pas avare de répétition.
Au lieu dit La Folie Ménard, lors d'une pause bien méritée, un bruit de piège qui couine et voilà Nathalie solidement maintenue par un barbelé qui sournoisement s'attaque à son pantalon. Mais on a bien le fil et l'aiguille qui va avec, fort heureusement à des fins de couture et non chirurgicales. Désinfectant, pansements et nous voilà repartis par monts et par vaux...
Mais explication il y'a. Nous étions en zone piégée due ment répertoriée et sous l'oeil attentif du Chat; était-il de Guarbecque? bien entendu cela fait une trotte pour ce félin, mais bon, les matous sont finauds et nous n'écartons aucune possibilité sous influence de Lune Rousse!
La lune rousse de Guarbecque luit sur les yeux du chat de Guarbecque, paire de catadioptres. Une lune, deux yeux. Le chat de Guarbecque pense au cousin du Cheshire de l'autre côté de l'eau.Channel. (...) Lucien Suel
Le Haut de Rabière et notre arrêt de midi trente pour le déjeuner. Le ciel s'est obscurci et on monte rapidement l'abri qui bien heureusement n'aura pas à nous protéger des pluies orageuses annoncées par Météo France; dès fois que le ciel nous tombe sur la tête! Donc gateau, vins, un ersatz de sieste et les quelques gouttes arrivent avec l'annonce du départ. On remballe! Euh, non Hélène, pas de souris dans le sac, même enveloppée dans la bâche. On sort les protections contre la pluie qui serviront pour des courtes périodes de moins de 10 minutes tout l'après-midi. Et nous voilà repartis pour la fin du périple du jour.
On monte par les Rochers d'Angenne, et c'est une descente peu orthodoxe et un peu rapide pour certains qui l'admettront sans conteste : le SO+ ca décoiffe parfois dans une région truffée de GR...
Par le Carrefour de la Croix Jouanne, la route de la Jubellerie, nous voilà à Poigny sous une bruine intermittente et bien inoffensive, on se couvre, on se découvre. Le Centre équestre et ses magnifiques pensionnaires (aux noms évocateurs sur le box) qui ne se lassent pas de voir passer les randonneurs, et nous voilà est puis nord-est pour les Haillières; on est bien entendu en Forêt.
Notre progression est forcément dans les temps (car dans l'étang on nage_ merci à un participant) mais c'est bien l'Etang de Coupe Gorge sans ses brigands, le Carrefour de la Duchesse d'Uzes et l'Etang de Gruyer.
Etait-ce sur la Lune, était-ce sous,on en arrive à douter par moment en fin de journée. En tout cas, c'est sur un tapis de muguet bien vert, qui avec un peu de soleil aurait fait de nous de millionaires, qu' ayant sensiblement accéléré le pas (pour 20 petites minutes), l'on coupe en hors sentier en sous bois la route du Rond du Lièvre pour atteindre la Grille au Lapin. Bon, on est un peu en limite haute mais compte tenu du clin d'oeil à la cuniculture et la course du lièvre à travers champs... Et entamé comme un croissant pour devenir pleine lune, on rejoint (plus paisiblement) la gare, 8h 12 minutes et 33 secondes après l'avoir quittée au matin. Le GPS d'Hervé nous le confirme bien : sud, sud-est, est, nord, nord-ouest, ouest, et sud, c'est une boucle.

dimanche 9 avril 2006

9 avril 2006, PMG Fiesta Productions presents « Le 1er rassemblement des copains Bons Vivants »

Formidable succès pour le 1er rassemblement des Bons Vivants sous l’égide des magnifiques organisateurs du CAF-IDF Jean Momo, Adrien la Couac, Comte Frédéric et Divin PMG ; les organisateurs stagiaires Bons Vivants SuperDom, SriDidier et Alain-Belzébuth furent particulièrement assidus, mais le service d’ordre fusionné de la Mairie de Paris et de Gaz de France, prévu pour l’occasion, n’eut cependant pas à intervenir.

Le traditionnel MacBrunch vit l’éclosion des premières bouteilles, dont le mémorable Pineau de Jean Marie J’AimeLaPaix. Le groupe Couac fut heureusement repéré et rejoint par la Fédération, qui avait confondu heure de départ et d’arrivée et zonait donc en solitaire dans la forêt. Les liaisons satellites permirent une parfaite coordination des MacBrunchs et des arrivées somme toute conjointes, le groupe Jean Momo coiffant cependant, il faut l’avouer, les autres sur le fil ... Le groupe Couac, handicapé par les ramasseurs de plantes, fut beau joueur.
48 Bons Vivants partagèrent donc au lieu choisi par le Divin PMG, maître de cérémonie du jour, une profusion de gâteaux et bouteilles. Les chips étaient de marque Lays. La musique de Didier Super sur des paroles de JL Lombard. PMG regretta cependant que la grenouille au fond du puit ne puisse jamais connaître la haute mer.

Les participants gourmands et approvisionnés n’ont bien sur pas manqué. Mais certains, particulièrement chatoyants, ont aussi fait de cette longue pause un régal pictural. On s’émerveilla tout particulièrement devant le camaieu turquoiso-violacé et le feu d’artifice de couleurs portés par 2 mannequins vedettes du CAF-IDF ; d’aucuns arboraient un hâle Natural UV à faire palir Caroline de Monaco, ou en sautoir un élevage de bébés baleines psychédéliques spécial whale watcher (que Mademoiselle Nutella qui est pourtant bilingue belge-anglais confondit avec son autre club).

18 bouteilles et une demi portion furent dénombrées. Certains, craignant la fraude très tendance en ce jour électoral, ont évoqué un recomptage. Pendant ce temps, l’ennemi tenta une attaque par la Chine.

Monsieur la Couac ne put s’empêcher de faire ses exercices quotidiens de bodycouac. A noter qu’il échoua dans sa tentative de réaliser l’exercice avec un mouton sur le dos, le poids de la bête le clouant au sol, tel une hirondelle trop gourmande.

Jean Momo, bien entouré, ne put réussir à nous perdre sur le chemin de Bois le Roi. SuperDom prolongea ses cours mandarine (qu’il ne faut pas confondre avec les cœurs grenadine, ndlr) avec Mademoiselle Petit Poisson, dont l’époux d’un jour, le roi Roland, avait préféré partir gambader avec Monsieur Mustapha.
A l’arrivée au fameux Musée de Bois le Roi, dans un vaste élan œcuménique, après le rouge et le blanc, une partie de l’assemblée opta pour un nouveau choix de couleur, blonde. Les brunes ont vivement protesté, les chauves de même, mais le Divin PMG sut trouver les mots pour les assurer de son amour et, approuvé par ses acolytes, promit toumanière pour très bientôt un week end des Bons Vivants.
Miss Bolivia, de retour du front well and alive

9 avril : T'as la gouache ?

Oui, vous aviez bien lu. Ce n'était ni une faute de frappe culinaire (t'as l'goulache?) ni une tentative thématique qui compléterait la Rando-Dessin. Admettez que ni l'un ni l'autre ne sont des plus aisés sur 33 km en randonnant un trop court dimanche de printemps! Ainsi, point d'artistes-randonneurs avec chevalet et brosses ce dimanche matin au rendez vous Gare de Lyon, point de cuistot en tablier et batterie de cuisine en bandoulière. Ou alors ils avaient probablement vérifié l'horaire car par le train de 7h59, point d'arrêt à Boutigny.

Pour la traversée de Coquibus, c'est donc râpé et on démarre de Melun ce trek dominical; car aujourd'hui ce sera du trekking, noblesse oblige! Toutefois la gouache, ce n'était pas que pour Coquibus.

Nous voilà bientôt en forêt, les sous-bois et leurs quelques ronces, fossés, jonquilles vertes qui dépassent les herbes et tous les imprévus que l'on retrouve en hors sentier ; on trompe les clotures et nous voilà enfin en plein champ (à quand les propriétés privées en clair sur 25 000ème de l'IGN?).

Passage en limite de Chailly et son musée du Père Noël ou le printemps a tout d'un coup sauté sur la terre, les arbres tremblants sous les fleurs, les animaux qui nous saluent au passage .

Et c'est Barbizon, passage obligé quand on a la gouache. Il est écrit que la lumière est le facteur principal des artistes de l'école de Barbizon; cette lumière diffuse de l’Europe du Nord qui donne une ambiance nostalgique aux oeuvres. Respect aux aïeuls, et aux amis des ours; on apprend en passant que la fleuriste n'a pas faim, et pour nous ça commence à creuser...

Mais en attendant, montée au Point de Vue du Camps de Chailly, pour voir nos amis Les Bons Vivants qui festoient pendant leur longue pause commune et que l'on voit (et entend) bien distinctement du bas du mont. Salutations rapides, notre groupe a ebcore une demie journée de trekking au programme navré du peu, (notre thème du jour, pas sérieux,je vous rassure : la ré insertion de la zone par le trek).

Et ce sera un déj' tranquille et reposant un peu plus loin. Le bon coup de fourchette est là, avec une descente de gosier timide, suffisante pour être grisés en ce printemps. Encore une fois il est impossible de boire la bouteille des pongidés, qui traîne toujours apportée pour partager entre Bons Vivants. On se régale du gâteau (qui n'avait rien de ''slow'') Armagnac-Pruneaux et lait Ribot de Margueritte. Mais apprenez que l'on ne nous plombe pas si facilement, et nous voilà repartis par les bleus, sous un soleil bien jaune, les arbres qui verdissent et la vie en rose. Ah les beaux jours à Bleau!

Quant à la gouache, elle est très soluble dans l'eau, son séchage très rapide, sa finition d'un beau velouté... Le tableau est fini quand il a effacé l'idée. Georges Braque

samedi 1 avril 2006

Le 1er avril 2006 : première sous le signe du poisson

1er avril 2006 : une première sous le signe du

Par un témoin digne de foi

Marilyse espérait faire sa première en catimini, un samedi juste à la veille du grand rendez-vous de printemps. C'était compter sans la date de ce samedi : 1er avril ; ce qui lui vaudra ce fabuleux cadeau, accroché définitivement forever au dos de son sac. Quoiqu'il en soit, à peine débarquée à St-Martin d'Etampes, elle prit en main (une main de fer dans un gant de velours) sa troupe de 14 pour les conduire dare-dare dans un autre élément : sur les hauteurs du plateau, au royaume du vent, un grand vent fou et frais qui vous lave l'esprit et vous pique votre chapeau, qui règne dans un immense ciel limpide où filent à toute allure des nuages dodus, où vrombissent les petits avions de l'aérodrome proche, où s'égosillent follement les premières alouettes du printemps, au-dessus des champs tout juste verts. Ah ! Quelle gaîté, quelle liberté ! On avait l'impression de s'envoler ! Et puis, sur le sol encore presque hivernal, de-ci de-là, des groupes de violettes, et, par endroits, de généreux tapis de daffodils, l'éclosion des premiers bourgeons aux branches des arbustes…

Et puis aussi, des escouades de petits lapins en train de batifoler dans les champs ("B'jour M'dame, R'voir M'dame"). Bref, un foisonnement de vie joyeuse sur ce plateau où Marilyse nous avait emmenés. A l'heure du Mac Brunch, elle nous fit goûter le délicieux gâteau qu'elle nous avait préparé. Encore une journée à gâteaux !

Car plus tard, au moment du casse-croûte, on a eu du mal à venir à bout d'une profusion de douceurs-maison, sans oublier quelques bouteilles de verveine circulant allègrement.

A ce propos, le parrain absent de notre héroïne (dont nous tairons le nom) ne goûtera jamais de sa P'tite goutte tourangelle, conservée pieusement depuis 25 ans pour cette occasion précise ! Bref, la fête.

Au cours de l'après-midi, Marilyse nous présenta le menhir de Pierrefitte et les ruines romantiques du temple voisin, bien cachées. Au terme de cette journée festive et bien aérée, ce sont nos plus costauds qui se sont effondrés dans le train pour une sieste, espérons-le, réparatrice. Encore merci, Marilyse, et à bientôt…