1er avril 2006 : une première sous le signe du

Par un témoin digne de foi

Marilyse espérait faire sa première en catimini, un samedi juste à la veille du grand rendez-vous de printemps. C'était compter sans la date de ce samedi : 1er avril ; ce qui lui vaudra ce fabuleux cadeau, accroché définitivement forever au dos de son sac. Quoiqu'il en soit, à peine débarquée à St-Martin d'Etampes, elle prit en main (une main de fer dans un gant de velours) sa troupe de 14 pour les conduire dare-dare dans un autre élément : sur les hauteurs du plateau, au royaume du vent, un grand vent fou et frais qui vous lave l'esprit et vous pique votre chapeau, qui règne dans un immense ciel limpide où filent à toute allure des nuages dodus, où vrombissent les petits avions de l'aérodrome proche, où s'égosillent follement les premières alouettes du printemps, au-dessus des champs tout juste verts. Ah ! Quelle gaîté, quelle liberté ! On avait l'impression de s'envoler ! Et puis, sur le sol encore presque hivernal, de-ci de-là, des groupes de violettes, et, par endroits, de généreux tapis de daffodils, l'éclosion des premiers bourgeons aux branches des arbustes…

Et puis aussi, des escouades de petits lapins en train de batifoler dans les champs ("B'jour M'dame, R'voir M'dame"). Bref, un foisonnement de vie joyeuse sur ce plateau où Marilyse nous avait emmenés. A l'heure du Mac Brunch, elle nous fit goûter le délicieux gâteau qu'elle nous avait préparé. Encore une journée à gâteaux !

Car plus tard, au moment du casse-croûte, on a eu du mal à venir à bout d'une profusion de douceurs-maison, sans oublier quelques bouteilles de verveine circulant allègrement.

A ce propos, le parrain absent de notre héroïne (dont nous tairons le nom) ne goûtera jamais de sa P'tite goutte tourangelle, conservée pieusement depuis 25 ans pour cette occasion précise ! Bref, la fête.

Au cours de l'après-midi, Marilyse nous présenta le menhir de Pierrefitte et les ruines romantiques du temple voisin, bien cachées. Au terme de cette journée festive et bien aérée, ce sont nos plus costauds qui se sont effondrés dans le train pour une sieste, espérons-le, réparatrice. Encore merci, Marilyse, et à bientôt…