Oui, vous aviez bien lu. Ce n'était ni une faute de frappe culinaire (t'as l'goulache?) ni une tentative thématique qui compléterait la Rando-Dessin. Admettez que ni l'un ni l'autre ne sont des plus aisés sur 33 km en randonnant un trop court dimanche de printemps! Ainsi, point d'artistes-randonneurs avec chevalet et brosses ce dimanche matin au rendez vous Gare de Lyon, point de cuistot en tablier et batterie de cuisine en bandoulière. Ou alors ils avaient probablement vérifié l'horaire car par le train de 7h59, point d'arrêt à Boutigny.

Pour la traversée de Coquibus, c'est donc râpé et on démarre de Melun ce trek dominical; car aujourd'hui ce sera du trekking, noblesse oblige! Toutefois la gouache, ce n'était pas que pour Coquibus.

Nous voilà bientôt en forêt, les sous-bois et leurs quelques ronces, fossés, jonquilles vertes qui dépassent les herbes et tous les imprévus que l'on retrouve en hors sentier ; on trompe les clotures et nous voilà enfin en plein champ (à quand les propriétés privées en clair sur 25 000ème de l'IGN?).

Passage en limite de Chailly et son musée du Père Noël ou le printemps a tout d'un coup sauté sur la terre, les arbres tremblants sous les fleurs, les animaux qui nous saluent au passage .

Et c'est Barbizon, passage obligé quand on a la gouache. Il est écrit que la lumière est le facteur principal des artistes de l'école de Barbizon; cette lumière diffuse de l’Europe du Nord qui donne une ambiance nostalgique aux oeuvres. Respect aux aïeuls, et aux amis des ours; on apprend en passant que la fleuriste n'a pas faim, et pour nous ça commence à creuser...

Mais en attendant, montée au Point de Vue du Camps de Chailly, pour voir nos amis Les Bons Vivants qui festoient pendant leur longue pause commune et que l'on voit (et entend) bien distinctement du bas du mont. Salutations rapides, notre groupe a ebcore une demie journée de trekking au programme navré du peu, (notre thème du jour, pas sérieux,je vous rassure : la ré insertion de la zone par le trek).

Et ce sera un déj' tranquille et reposant un peu plus loin. Le bon coup de fourchette est là, avec une descente de gosier timide, suffisante pour être grisés en ce printemps. Encore une fois il est impossible de boire la bouteille des pongidés, qui traîne toujours apportée pour partager entre Bons Vivants. On se régale du gâteau (qui n'avait rien de ''slow'') Armagnac-Pruneaux et lait Ribot de Margueritte. Mais apprenez que l'on ne nous plombe pas si facilement, et nous voilà repartis par les bleus, sous un soleil bien jaune, les arbres qui verdissent et la vie en rose. Ah les beaux jours à Bleau!

Quant à la gouache, elle est très soluble dans l'eau, son séchage très rapide, sa finition d'un beau velouté... Le tableau est fini quand il a effacé l'idée. Georges Braque