1er mai en Ariège : jusqu’où remontera le scandale ?
Par webmaster.xl.caf.idf, lundi 1 mai 2006 à 12:16 :: #56 :: rss
Notre enquête exclusive.
Des documents qui accusent.
Comment une randonnée a-t-elle pu déraper à ce
point ? Comment de paisibles cafistes ont-ils pu se trouver entraînés
dans une telle « galère » ? Qui « couvre » ces regrettables errements
? Et s’agit-il seulement d’errements ou d’une entreprise préméditée
? Randolog n’hésite pas à poser ces questions. Au risque de
mettre en cause certains personnages qui se croyaient hors d’atteinte.
Drames en série
La randonnée 06-RW38 paraissait devoir se dérouler sous les meilleurs
auspices.
- Une région magnifique, aux confins du Comminges et du Couserans.
- Une population locale accueillante : les éleveurs locaux avaient
même organisé une sympathique fête folklorique, avec feu de joie (alimenté
par les archives de la commune d’Arbas), défilé de 4x4 et matchs de
lutte, menés selon des règles ancestrales, contre les partisans des
ours.
- Des participants, enfin, en pleine communion avec le milieu naturel,
comme le prouve leur étagement spontané sur la pente lors d’une pause,
étagement d’une harmonie quasi musicale digne des plus beaux villages
de montagne
C’était compter sans une bien étrange « organisation
».
Samedi
29 avril : le « responsable » (sic) de la sortie décide d’emblée,
selon ses propres termes, de « sous-traiter l’orientation aux participants
dans un esprit de partenariat à long terme, tout en contrôlant la
qualité de la prestation fournie avec pour objectif constant de satisfaire
pleinement l’utilisateur final ». Investies bien malgré elles d’une
responsabilité écrasante, des participantes s’efforcent courageusement
de faire face en faisant preuve d’un esprit d’entraide cafiste admirable
, mais, à 11h32, elles finissent par succomber à cette charge mentale
excessive : leurs attitudes trahissent un repli sur soi caractéristique
de l’extrême épuisement psychique

Dimanche 30 avril : lors de la pause du déjeuner, le « responsable » (sic) de la sortie abandonne son groupe pour « aller voir le panorama en haut du machin, là ».

Et,
à 12h48, c’est le drame, malheureusement bien prévisible :
un skieur de montagne s’introduit au milieu du
groupe des randonneurs . Les conséquences seront dramatiques . Les
personnes émues par cette vision insoutenable peuvent adresser leur
chèque à :
Commission de la randonnée
Club Alpin Français d’Ile-de-France
5 rue Campagne Première
75014 Paris.
Lundi 1er mai : malgré une météo annonçant un
soleil estival et une forte élévation de température, le « responsable
» (sic) de la sortie n’hésite pas à engager son groupe sur une crête.
Et c’est, presque inévitablement, le drame le plus tragique dont nous
ayons eu connaissance. Une innocente participante voit son brushing
soumis à l’effet terrifiant des brises thermiques. Les personnes émues
par cette vision insoutenable peuvent adresser leur chèque à :
Commission de la randonnée
Club Alpin Français d’Ile-de-France
5 rue Campagne Première
75014 Paris.

Qui sont les vrais
coupables ?
Le « responsable » (sic) de la sortie est-il seul en cause ? Une telle
succession de dysfonctionnements peut-elle s’expliquer par sa seule
négligence ou sa seule incompétence ou même par les deux à la fois
? Tout porte à croire que l’affaire est encore beaucoup plus grave
qu’il n’y paraît.

Tous
les détails à ce jour ne sont pas connus. Les participants, choqués,
se refusent à tout commentaire. Ils ont dû, le soir du lundi tragique,
recevoir quelque réconfort à l’Auberge d’Audressein, transformée pour
la circonstance en hôpital de campagne , où on leur a prodigué les
soins nécessités par leur état . Les personnes émues par cette vision
insoutenable peuvent adresser leur chèque à :
Commission de la randonnée
Club Alpin Français d’Ile-de-France
5 rue Campagne Première
75014 Paris.
A l’issue d’une enquête approfondie dans les bars de la région, il
nous est toutefois possible de poser quelques questions.
Le « responsable » (sic) de la sortie n’a-t-il pas pris des risques
démesurés délibérément et sur ordre ?
Comment se fait-il qu’il ait maintenu sa randonnée alors que le PSG,
club de son cœur, affrontait l’ennemi héréditaire marseillais ?
Comment expliquer qu’à l’issue des faits dramatiques que nous venons
de rapporter, il se soit senti assez sûr de lui pour donner complaisamment
une interview au micro d’une radio locale ?
Est-ce par pure coïncidence que le président de la commission de randonnée
se trouvait sur les lieux au moment de ces tragiques événements, alors
que la région est pourtant peu fréquentée ?
Le drame tragique du dimanche n’a-t-il rien à voir avec le fait que
ce dernier avait la semaine précédente rencontré un responsable bien
connu des sports de neige au cours d’une réunion prétendument consacrée
à la formation ?
La dramatique tragédie du lundi n’a-t-elle pas son origine dans une
autre mystérieuse rencontre ? Il est rapporté, de source généralement
considérée comme digne de foi, que l’actuel président de la rando
a, au début du mois d’août 2005, longuement discuté avec un des responsables
de la station météorologique de Saint-Girons, discussion qui s’est
poursuivie par un repas pris en commun. Ceci s’est déroulé au refuge
de l’Etang d’Araing, à quelques kilomètres des lieux du drame du 1er
mai. Simple coïncidence ? Ou décision délibérée de procéder à des
tests de brushing en conditions extrêmes ?
Et Dieu dans tout ça ?

Nous ne disposons pas, en l’état actuel de notre
enquête, d’éléments permettant d’incriminer des responsables beaucoup
plus haut placés du Caf-Idf, bien qu’on ne puisse que noter le silence
surprenant de Paris-Cham sur toute cette affaire.
Mais la chaîne des responsabilités pourrait remonter plus haut encore,
beaucoup plus haut.
Les Pyrénées ariégeoises, si elles bénéficient d’automnes doux et
ensoleillées, connaissent généralement des printemps chagrins et mouillés.
Or la randonnée 06-RW38 n’a pas pris la pluie et s’est même déroulée
pour l’essentiel sous le soleil, dans le grand beau temps. Un temps
trop beau pour être tout à fait naturel…
Vous n’êtes pas seul(e) à penser : « miracle ».
L.P.E. pour Randolog
Photos : Anne-Garance, Claudine, Jean-Marc et Michel

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