Quand j’entends le mot ''culture'', je sors mon revolver a écrit jadis un triste sire.
Mais pour notre groupe qui se rend au RDV d'automne en suivant son guide -conférencier, c'est tout le contraire et c'est fasciné par les explications enthousiastes et les commentaires passionnés de l'organisateur que nous partons d'un pas expert vers l'étang de Coupe Gorge.

On découvre, on prend le temps de s'arrêter aux points remarquables et Philippe explique la région à son groupe averti, répondant avec bonne humeur à toutes les questions, même les plus saugrenues. Mais écoutons plutôt Philippe...

On s'arrête tout d'abord pour observer l'étang du Perray, sa faune et sa flore. De la même famille que les cigognes, les hérons cendrés qui présente un plumage à dominante grise se caractérisent par un long cou, un bec long et pointu et de hautes pattes.

Un participant remarque alors un oiseau blanc :
une mouette rieuse, nous affirme sans sourciller
notre guide...

L'étang du Perray ne se trouve pas innocemment sur notre chemin : il répond au problème d'alimentation en eau du Château de Versailles. En effet, après avoir démontré qu'il n'était pas possible de capter les eaux de la Loire et de les faire venir à Versailles, comme l'avait demandé Colbert, l'Abbé Picard explore la région entre Trappes et Rambouillet et remarque de nombreuses mares et petits étangs; il pense qu'il serait possible d'exploiter ces eaux en les drainant. Vauban est chargé d'établir les plans et les ouvrages.

Ainsi Louis XIV fera creuser un étang de 10ha au Perray alimenté par un système de rigoles. Cela permettra d'assainir le territoire de la commune et par contre coup le développement du village.
Louis XIV ordonna même de détourner l'Eure, mais son projet avorta à cause de la guerre.

On peut encore voir ces étangs et ouvrages, dont 20 kilomètres d'aqueducs souterrain, et les rigoles aux noms désuets. Entre l'étang de la Tour et l'étang de Saint-Quentin, c'est 200 kilomètres de conduites, de fosses ou de rigoles, toujours en parfait état que l'on peut observer.

Toujours l'oeil aux aguets, l'on rencontra ensuite une flore de saison dont des champignons et le Phalus impudicus (qui n'est pas comestible mais pas non plus vénéneux). Son autre nom est le Satyre puant. Le conférencier nous rassura d'emblée : toute ressemblance avec des personnages existants serait fortuite.

On croisa bien entendu quelques chasseurs embusqués qui attendaient le sanglier, on traversa des bois et nous voilà soudain au lieu de rendez-vous.

Toujours prévenant, Philippe nous fait savourer un de ses gateaux de grande renommée, qu'il distribue fort généreusement à tous les convives.

Après les présentations d'usage en tout RDV d'automne,nous voilà repartis, toujours curieux et les sens en éveil vers la gare de Gazeran.
Une randonne passionnante, et de grande qualité!

Professionnel [En parlant du comportement d'une pers.] Qui relève de la personne de métier, de la compétence, de l’habitude à exercer un métier.