dimanche 29 octobre 2006

29 octobre : quand ca mouille, ca mousse en Forêt de Rambouillet

C'est malgré tout la question d'actualité de la veille au soir : les aiguilles des montres, on les recule ou on les avance? Une heure de plus ou de moins? Mais notre groupe est bien au rendez vous, l'oeil vif et les mollets d'acier, avec l'enthousiasme de circonstance.

Au programme : la découverte des 36 hectares de la Réserve Zoologique de Sauvage, le parc du chateau et sa faune exotique, loin de l'abattage du gibier bien de saison dans la campagne avoisinante. Et c'est bien confortablement installés que nous filons vers Gazeran.

Or il se confirme que la pluie s'en mêle, et elle s'en mêle bien... évidemment, les animaux du parc iront chercher refuge loin des yeux avec un fort risque d'entrapercevoir que quelque rare mammifère blotti sous les ormes. Rien de bien dépaysant au programme. Adieu wallabies de Bennett, flamants du Chili, émeus et perroquets à gros bec, se sera partie remise au printemps. Mais avec l'automne revient le temps des promenades en forêt : donc direction opposée, nous décidons de sillonner le massif forestier de Rambouillet.

Avec la traversée du Gateau sous les parapluies, l'eau tombe bien régulièrement et ca mouille, la cause probable des deux abandons immédiats de la journée.

Alors c'est vrai, nous fait remarquer une randonneuse, ''on marche profond'' (dans le sol spongieux). Eh oui, la forêt domaniale est riche en zone humides, mais c'est une forêt feuillue qui nous protège de son mieux. Devant le charme, le frêne, le merisier ou encore le châtaignier, l'arbre roi reste le chêne.

Contrairement au zoo, on espère apercevoir même furtivement quelque renard ou martre, voir fuir un sanglier, un daim ou un chevreuil. Après les Rabières, le gué de la Guesle au pied de Guipereux mais même pas un écureuil au coin d'un arbre.


Alors aujourd'hui ce ne sera que le Rambouillet du paradis de la cueillette mycologique, même si certaines beautés ne sont pas comestibles : plaisir des yeux!

Il est bien évidemment trop tentant de quitter les sentiers et de partir à travers bois. Au milieu des bruyères, des fougères, nous débouchons abracadabrement sur la Cabane de la Roche aux Loups. Prudence oblige, c'est l'assurance d'une pause déjeuner au sec si le ciel s'aventurait à vouloir nous tomber sur la tête.

Mais non, la pluie en restera là pour l'heure et c'est dans une douceur agréable que nous reprenons le chemin des faubourgs de Poigny, en longeant le Petit Etang Neuf.

Une après-midi tranquille en soutenu, par le Buisson, la Hache, le Carrefour Sédillot en proximité de l'étang de Coupe Gorge, la Grille aux Lapins et le château de Rambouillet, ancienne résidence royale devenue résidence présidentielle.

Après un arrêt forcément tentante dans une des quelques six pâtisseries qui jalonnent notre route, c'est la visite méritée du bistrot de la gare.
Un doux régal!
Avec la sympathique contribution photographique d'Emmanuelle (merci).

samedi 21 octobre 2006

21/22 octobre 2006 : Où l’on voit les méthodes du Prof enfin dévoilée

NOUS ENTENDONS BIEN APPRENDRE ENFIN LA VERITE SUR CES TROIS AFFAIRES CRIMINELLES !

La vérité sur une au moins des affaires criminelles, mon cher Le Sournois :

Depuis plusieurs mois déjà, nous préparions assidûment ce voyage qui devait combler nos lacunes en matière d’orientation. Le travail de préparation avait été long et difficile. La fiche technique avait fait de nombreux allers-retours sur internet, s’enrichissant à chaque trajet de nouvelles idées. Deux nuits du mois de juillet, Rémi s’était même couché à 1 h du matin pour nous réserver les PREMS les plus avantageux. Toute l’organisation avait été bouclée tellement longtemps à l’avance que certains avaient même oublié qu’ils étaient inscrits !

La veille, le Prof nous annonça ce qui était prévu au sujet des pique-niques : Il y aurait des jeux, avec des gagnants et des perdants. Les provisions des perdants seraient récupérées par les gagnants avant que les premiers ne soient précipités dans le vide. Ceux qui étaient sûrs de gagner n’avaient donc pas besoin d’emporter un pique-nique, nous expliqua-t-il.

Enfin, le jour tant attendu arriva. Le 20 octobre, à 20h30 à la gare d’Austerlitz, sur le quai du train CORAIL, nous étions bien 14 au rendez-vous. Le Prof, en sa qualité, bénéficiait d’une couchette de première. Et tout le monde dormit d’une traite jusqu’à Tarascon. A 800 m de la gare d’arrivée, l’hôtel « Confort » nous ouvrit ses portes, malgré l’heure matinale.





Le Prof avait exigé une chambre pour lui tout seul, mais il accepta cependant en toute simplicité de déjeuner avec nous, sans même attendre le plateau qu’on s’apprêtait à lui porter.
Puis le taxi vint nous chercher pour nous emmener en montagne.





Pour ce premier jour, on s’apprêtait à bien rigoler.
Alain C. et moi étions les meneurs de jeu. Le but était apparemment de perdre les autres. On décida de les emmener hors sentiers, sur les crêtes, et ils n’avaient pas le droit de regarder la carte.




Et puis le Prof nous força à descendre une pente pleine de trous et recouverte d’une herbe glissante appelée « Gispet ». Alain C. et moi, nous ne voulions pas, mais on n’avait pas le choix, et les autres suivaient.




Malgré tous nos efforts, personne ne fut perdu et donc le jeu se termina sans gagnant ni perdant. Par chance, contrairement aux instructions du Prof, chacun avait apporté son pique-nique.

L’après-midi, on devait toujours jouer à se perdre, mais cette fois par groupes de deux. Là, c’était drôlement bien, parce qu’il n’y avait qu’à rester en arrière et ensuite à aller au même endroit que les autres en faisant semblant de regarder la carte.
Après, le Prof dit que c’était le moment de l’« heureux retour » et qu’il n’y avait plus qu’à redescendre gaiement jusqu’au village où nous attendait le taxi.

Le lendemain, les meneurs de jeu étaient Alain B., Frédéric et José.
Ignorant les protestations des plus faibles, méprisant les menaces de rébellion du groupe qui scandait : « halte aux cadences infernales », ils nous menèrent à 600 m/h jusqu’au lac.
Le couleurs rouge et ocre de l’automne envahissaient les pentes herbeuses.





Une fois arrivés sur la crête du « Grougn », ils nous entraînèrent de l’autre côté, et il fallut alors deviner où nous étions sans utiliser le GPS. Le Prof notait sur sa carte les réponses des uns et des autres et il calculait en même temps la meilleure réponse, la moins bonne, la médiane, mais ne voulut pas nous communiquer les résultats de ses statistiques. Seule, nous dit-il, la moyenne des réponses correspondait au positionnement donné par le GPS (mais, comme chacun sait, la moyenne n’appartient à personne...).





Ensuite, nous avons commencé à comprendre le but véritable de la journée : C’était apparemment que quelqu’un se fasse une entorse. Car les meneurs de jeu nous guidèrent hors sentier dans une pente très raide, caillouteuse et recouverte de racines de rhododendrons, de sorte que nos pieds s’enfonçaient dans des trous redoutables, sans même que nous ne les ayons vus à l’avance !
Tout le monde était inquiet, mais personne n’osait le dire tout fort, de peur de perdre la face. Finalement je me dévouais et, n’écoutant que mon sens du devoir, je dis timidement : « Je crois que j’ai un peu mal à la cheville ».
Aussitôt, comme un seul homme, tout le groupe se réunit autour de moi pour m’assurer de son indéfectible soutien. Et le Prof décida d’un changement d’itinéraire qui nous emmènerait directement au pic de Bassabié.



Après une montée aussi éprouvante, aucun étonnement à ce que certains aient vu le Mont-Blanc, la Tour Eiffel, ou même le Mont Pagnotte dans les couches de nuages qui s’élevaient devant nous.





Puis, Luc fut chargé de trouver une cabane avec une douche chaude. Malgré de nombreux efforts et toute la participation du groupe à la méthode du « jalon volant », il ne put découvrir ni cabane ni douche !





La descente se fit ensuite sans encombre jusqu’au village où nous attendait le taxi salvateur.

A 22 h, dans le train de nuit pour Paris, nous n’avions que des couchettes de 2nde, au grand déplaisir du Prof, qui dut se satisfaire d’une promiscuité gênante et d’odeurs douteuses.
Christian remit sa cravate certainement très tôt le lendemain matin et se rasa je-ne-sais-où, en tout cas à 7 h 30 en gare d’Austerlitz, il ressemblait plus à un homme d’affaire en voyage commandé qu’à nous autres, sales et hirsutes ours des Pyrénées.

Un très grand merci à Martine pour ce brillant récit. Et merci à elle, à Rémi, et au magnifique, grandiose et merveilleux Migol, notre vénéré président , qui nous a entraîné dans les pentes herbeuses qu'il affectionne.

Je rajouterais quand même quelques anecdotes concernant le dernier soir. D'abord cette angoissante interrogation lorsque le panneau lumineux de la gare de Tarascon sur Ariège s'obstinait à indiquer Toulouse au lieu de Paris Austerlitz et que nous nous attendions à entendre un message du type "voie une, attention au passage d'un train ". Ensuite, les efforts désespérés (mais finalement couronnés de succès) d'Alain G, du comte Frédéric et de Deke pour fermer ce fichu store qui restait coincé au dessus de la fenêtre du compartiment.

Et cette halte à Toulouse, où de jeunes et jolies occitanes sont venues nous déranger dans notre sommeil. A ma proposition de partager ma couche, elles ont fui à toutes jambes. Pourquoi, alors que je suis un honnête citoyen et surtout pas un tueur en série ?


Avec des fleurs mon cher V.Nal !!!



Tu oublies de dire que nous sommes partis 14 et revenus à 12 !!! où sont les deux manquants !! que dis-je les victimes du Prof ! (il me semble qu'ils avaient contesté ses méthodes de gestion)

Tu oublies de parler du complot mené par une certaine Martine C. pour se débarrasser du président de la Commission (la pauvre !)





Sans compter les hordes de vaches sauvages qui nous ont chargées !





Tu oublies de parler du chocolat que le Prof nous a obligé de manger !! dur souvenir



Ce week end fut terrible, heureux sommes nous qui avons survécu !!
Avec quelques jours de recul, je réalise que les pentes herbeuses pleines de trous vachards, c'était un coup monté du Prof pour éliminer les organisateurs incompétents et leur faire tomber leur carte de bénévole

Martine a forcément raison : les organisateurs incompétents ont été éliminés par le Grand Migol. Mais qui sont-ils ????

Chère miss Bolivia, les reconnaissez vous nos chers organisateurs, qui pour nous faire plaisir, n’ont pas hésité à franchir des obstacles, O combien difficiles, le temps d’un week-end ?





Bon, le Grand Migol est en vie, Martine aussi (ou alors quelqu'un lui a extorqué son mot de passe), V. Nal est là itou... Les 2 nous disent que Alain G, le Comte Frédéric, Deke et Christian étaient en état de fonctionnement dans le train...
Ce qui nous fait 7 rescapés sur 14 participants....
Alors, vraisemblablement, ils sont morts dans des souffrances suffisamment atroces pour ressusciter selon la méthode Peep Tong... Tout va donc bien...
Mais n'empêche, on aimerait connaître les noms des organisateurs incompétents tués puis ressuscités...
Quelles compétences il a fallu tant sur le plan moral que physique pour surmonter les épreuves concoctées par le Grand Migol. A une prochaine randonnée, j’espère me régaler de votre savoureux gâteau au chocolat, à seule fin de me convaincre de rester organisatrice.


oueche, je suis daccord avec toi le sournois. je crois que finalement la secte ce n'est pas nous mais eux. Ils sont tous allés en stage "d'embrigarnement". De plus, ils reversent 50% de leur salaire annuel pour payer les petites factures des grands gourous.

jamais le prolétariat ne cédera.
Mon très cher La Couac, il faut au moins connaître une fois dans sa vie ce stage d’embrigadement.



Très cher Le Sournois, ce stage restera bien flou.


vive la planète tarasconariege





Texte : Martine, V.Nal, Un fétiche maléfique, Miss Bolivia, Le sournois, La couac, Alain.
Photos : Marylise, José

dimanche 15 octobre 2006

Dimanche 15 octobre 2006, les bobosses de Compiègne

De Le Meux à Compiègne

7h45. C'est dès potron-minet qu'Adrien plus boodycouaqué que jamais, Claire la puissante sherpani népalaise, Marine toujours aussi longiligne et dynamique, Christophe aux jarrets d'acier de cycliste, Patrice, l'Atlante polyglotte, Xavier l'intrépide dompteur de crocodiles, et MOI votre Sri Adoré Soleil de Dornecy (58) s'élancent de la gare de Le Meux pour de nouvelles aventureuses fabuleuses en SP +.

8h 55. Franchissant tels de légères antilopes d'immenses tapis de ronces qui parsèment la forêt, nous parvenons aux Grands-Monts où nous avalons nos premières bosses matinales en tout terrain dans un train d'enfer, histoire de se dérouiller quelque peu nos magnifiques mollets d'athlètes.

9h 45. Le Macbrunch est l'occasion de déguster 2 excellentes bouteilles apportées par Patrice et Xavier, sous le regard circonspect de Marine et de Claire qui préfèrent pour leur part la Verveine du Grand Migol, qu'elles jugent beaucoup plus stimulante en vue des montées à venir.

Christophe quant à lui fait un savant mélange de ces 2 boissons énergétiques qu'il baptise derechef ' pot compiégnois ' en hommage au célèbre ' pot belge '.

10h 15. Nous repartons à l'assaut de nouvelles bosses toutes plus terrifiante et violentes les unes que les autres.........

10h 55. Adrien, victime d'un piège certainement tendu par quelque snark constitué d'un profond trou creusé, rempli d'eau saumâtre et recouvert de feuillages en est rapidement extirpé, puis est soigné et remis sur pieds par notre équipe médicale d'urgence.

11h 50, courte pause pour ravitailler en H2O au carrefour du bois de Damart (pas thermolactyl du tout).

12h 45, le repas de midi au sommet du redoutable Mont Arcy est l'occasion pour nous de boire de l'excellente eau de source prise à la Fontaine de l'Ermite et réputée dans la région pour sa forte teneur en E.P.O.

14 h 05. Montée en hors sentier du terrible Mont Saint-Pierre. 15h 05. Descente vertigineuse d'une bosse dans les Beaux Monts.

15h 30, pause au Panorama du Carrefour de la Descente. Marine profite de cet arrêt pour enseigner à Xavier quelques notions de base de self defense.

16h 30, arrivée dans le grand parc du château de Compiègne au pas coursé typique du SP +.

Les héros du jour en gare de Compiègne.

Fiche technique

- carte IGN Top 25 / 2511 OT (Forêt de Compiègne)
- Distance : 44 km
- Dénivelé : 900 m (environ)
- Nombre de montées : 12 grosses bosses + 6 demi-bosses
- Temps effectif de marche : 7 h
- Vitesse moyenne : 6,285 km/h
- Nombre de bouteilles bues : 4 (seulement)
- Nombre de tasses de Verveine du Grand Migol consommées : 18

Texte et photos de Sri Didier Maharishi, MOI le Soleil Adoré de Dornecy (58)
Mise en page de Maitena Saralegui.

dimanche 8 octobre 2006

Dimanche 8 octobre, en parcourant le plateau Mantois

Sale temps pour les lièvres...
Allez comprendre! en cette fête de la Sainte Pélagie, martyre à Tarse (4ème siècle) la météo est vraiment au beau fixe, signe que l'on profite d'une belle arrière saison.
C'est avec un lever bien trop tôt pour un dimanche matin, par un matin toujours noir sous une lune généreuse qui a blanchit la nuit parisienne. A la gare Saint Lazare, c'est toujours la lune.
Les bancs de brouillard scotchés à la Seine semblent annoncer une navigation à la boussole dans une humidité désagréable. Mais le soleil se fait de moins en moins timide en sortant plein sud de la ville de Mantes.
Et le lièvre? au pelage gris et roux, il a de grandes oreilles, plus longues que sa tête, des pattes de derrière beaucoup plus développées que celles de devant; c'est un mammifère craintif et solitaire qui se cache le jour et cherche sa nourriture la nuit. Le lièvre ne creuse pas de terrier et fait une sorte de nid, son "gîte", à peine caché dans un repli du terrain. C'est un inquiet à la mauvaise vue qui s'assied droit pour regarder autour de lui, écouter et à la moindre alerte qui finit par fuir en atteignant 80 km/h. Mais aujourd'hui pour un lièvre qui nous précéderait sur le plateau mantois, c'est bad luck, rien ne sert de courir devant la volée de billes d'acier qui le guette en ce début de période de chasse.
Ah, s'il pouvait partir à temps...on en récrirait les fables .On en verra aujourd'hui au moins un échapper au fusil et au chien lancé à sa poursuite!
Passage en limite de Breuil, accueillis par un ânon braillard captif derrière son grillage vert.
Plein sud, vous disais-je, et voilà c'est notre tour, à nous autres malheureux bipèdes de se retrouver pris au piège de la cloture des Beurons, dans le Bois le Robert, tout à fait imprévu vous n'en douterez pas.
Franchir une cloture de deux mètres par le haut, n'accueille pas une franche adhésion de l'ensemble de notre petit groupe! Qu'importe, il y'a mille et une façons de se faire la belle, et c'est par dessous que l'on se libère avec chacun son style, pour certains tête la première, pour d'autres les pieds devant, et j'en passe...
On arrivera facilement à se garder à distance respectable des chasseurs qui pullulent à droite et à gauche. Prévoyants, nous étions nombreux à nous être rendus bien visibles en nous parant de couleurs vives. Et ce sera par chemins, par champs et même en empruntant le bitume sur quelques centaines de mètres, que l'on randonnera pour arriver sain et sauf (bien entendu) mais tous simplement détendus au château de Corbeville (17ème) pour l'heure du déjeuner.
On s'installe à l'aise sur la pelouse pour se sustenter et siester et profiter d'un peu de quiétude.
Et puis malgré la douceur du soleil, il nous faut malheureusement s'arracher, sur et hors sentiers. Car, loin de suivre l'exemple du lièvre de la fable, on ne lambine pas en route malgré nos sacs à dos qui nous donnent un profil de tortues : c'est du SO+.
En chemin on se rend compte que l'on ne s'est pas
trompé : on est bien dimanche, normal que ca canarde!
Vous devinerez aisément la suite des quelques kilomètres au programme de cette randonnée par temps exceptionnel : traversée de hameaux ou de gros bourgs, bois et champs, pour arriver à Houdan en pleine forme.
Moralité:
Si t'as envie, bonhomme, d'êtr' le premier partout
Y'a pas qu'les moltegommes, y faut avoir du chou !(P.Perret)

dimanche 1 octobre 2006

Dimanche 1er octobre 2006, une rando à la noix

Cette randonnée fut placée sous le signe de la tentation, bien terrestre, et les pommiers aux fruits abondants n'y étaient pas pour rien :
Les premières pommes doucement parfumées, sucrées et acidulées près des champs de maïs roussi emplirent les mains des glaneuses.
A St Loup Du Naud, les apôtres minces comme des mannequins espagnols, les gestes modestes, le visage aussi large que les épaules, étaient en pleine lévitation. Impressionant dans une église par ailleurs massive et fortifiée.Nous rencontrerons beaucoup de ces églises dans les villages traversés.
Nous croisâmes plusieurs fois l'estafette du boulanger qui klaxonnait de-ci de-là, et certains ne résistèrent pas à la tentation du petit pain au chocolat, tandis que d'autres grapillaient du raisin.
Les noyers promis livrèrent leurs fruits tout collants de brou, les pommiers étaient lourds, l'air tiède.
Nous admirâmes la vitalité des dernières tomates, ces pommes d'or, si lourdes qu'elles demandent un étayage sérieux. Mais après tant d'attraits terrestres, nous cédâmes à l'attraction d'un ciel déchiré et lumineux.
Notre groupe s'étirait comme un gros chat, sans tension. Nous suivions les contours des champs enfin apaisés des moissons.
Vers Cessoy, nous pique-niquâmes sous un noyer et quelques pommiers, comme il se doit.
Sur la dernière photo, il manque 14 personnes, dont le photographe et l'organisateur...
Puisqu'on est dans les chiffres, c'était une rando de 27 km effectuée à 4,9 km/h (d'après les compteurs électroniques), à 1h de Paris et tout près de Provins.
Longueville-St loup Du Naud-Lizines-Sognollles-Cessoy-Thenizy-Paroy-Savins-Longueville : Tel fût notre remarquable circuit.
Photos : Robert Flamme et Hélène Battut
texte : Hélène Battut

Dimanche 1er octobre 2006 , Y-a des souteneurs qui aiment aussi le facile !

Ou 1er Rendez-Vous du Facile.

Gros succès public pour le 1er rendez-vous du facile qui rassembla 75 randonneurs en 5 randonnées toutes plus faciles les unes que les autres, sous la Haute Présidence de Christiane Mayenobe et à l’instigation initiale du Divin PMG et de Sri Didier etc, bien aidés par les Jeunes Organisateurs Marylise Blanchet et Adrien Couac Autret, avec le soutien actif des légendes vivantes Jean-Momo Artas et Alain-Belzébuth Bourgeois et pour finir l’enthousiasme de l’aspirant Jean-Luc Lombard.

Les groupes Roger-Autret, qui partaient à la même heure de la même gare, tentèrent dans un premier temps de marcher chacun de son coté du bucolique ruisseau de boue qui servait de piste à une petite centaine de coureurs vététistes en plein exploit.

Rapidement cependant, Couac avait convaincu des adeptes de se livrer à des exercices gymniques de groupe, et la troupe décida qu’il était plus simple de faire cause commune,

sous la conduite éclairée de Mademoiselle Agnès, Bretonne boussolante qu’il faut féliciter pour avoir permis au groupe d’arriver prem’ en dépit d’un interminable et donc traditionnel MacBrunch.

Au lieu-dit de « la Cabane des Chasseurs », les groupes succédèrent aux groupes, avec une performance remarquée du groupe Divin PMG drainant pas moins de 29 participantes et –pants.

Parmi cette foule papotante, Sylvie annonça sa future migration, Jean-Luc portait son T-shirt hommage à la Couac, son parrain si aimé.

A.W., notre Suédoise, était de retour. Sri Didier comptabilisa pas moins de 3 rescapés de sa 1ère à lui, dans un siècle passé. Malheureusement, on tomba trop vite en rupture de Château-Martischang.

Certains déjeunaient dans le jardin,

d’autres en terrasse,

d’autres encore préféraient la salle à manger classique.

Adrien Couac, Sri Didier, et Jean-Luc T.P. offrirent un charmant spectacle de danses et chants de nos régions qui fit heureusement fuir les derniers nuages.

Sri Didier, qui est serviable et prévenant, était bien entendu venu avec son brasero pour le plus grand bonheur de Lise, et de beaucoup d’autres.

Miss Bolivia ne savait plus où jeter ses griffes.

Marie Corona, avec 1 an 3 mois et 10 jours, gagna, de justesse, le prix de la plus jeune randonneuse du jour.

Et c’est enfin avec un discours des plus émouvant que Madame Christiane et Monsieur PMG promirent de tout faire pour réussir l’an prochain une manifestation encore plus brillante.

WE WANT YOU, next year

Maitena Saralegui pour ETB-CAF-IDF