C'est malgré tout la question d'actualité de la veille au soir : les aiguilles des montres, on les recule ou on les avance? Une heure de plus ou de moins? Mais notre groupe est bien au rendez vous, l'oeil vif et les mollets d'acier, avec l'enthousiasme de circonstance.

Au programme : la découverte des 36 hectares de la Réserve Zoologique de Sauvage, le parc du chateau et sa faune exotique, loin de l'abattage du gibier bien de saison dans la campagne avoisinante. Et c'est bien confortablement installés que nous filons vers Gazeran.

Or il se confirme que la pluie s'en mêle, et elle s'en mêle bien... évidemment, les animaux du parc iront chercher refuge loin des yeux avec un fort risque d'entrapercevoir que quelque rare mammifère blotti sous les ormes. Rien de bien dépaysant au programme. Adieu wallabies de Bennett, flamants du Chili, émeus et perroquets à gros bec, se sera partie remise au printemps. Mais avec l'automne revient le temps des promenades en forêt : donc direction opposée, nous décidons de sillonner le massif forestier de Rambouillet.

Avec la traversée du Gateau sous les parapluies, l'eau tombe bien régulièrement et ca mouille, la cause probable des deux abandons immédiats de la journée.

Alors c'est vrai, nous fait remarquer une randonneuse, ''on marche profond'' (dans le sol spongieux). Eh oui, la forêt domaniale est riche en zone humides, mais c'est une forêt feuillue qui nous protège de son mieux. Devant le charme, le frêne, le merisier ou encore le châtaignier, l'arbre roi reste le chêne.

Contrairement au zoo, on espère apercevoir même furtivement quelque renard ou martre, voir fuir un sanglier, un daim ou un chevreuil. Après les Rabières, le gué de la Guesle au pied de Guipereux mais même pas un écureuil au coin d'un arbre.


Alors aujourd'hui ce ne sera que le Rambouillet du paradis de la cueillette mycologique, même si certaines beautés ne sont pas comestibles : plaisir des yeux!

Il est bien évidemment trop tentant de quitter les sentiers et de partir à travers bois. Au milieu des bruyères, des fougères, nous débouchons abracadabrement sur la Cabane de la Roche aux Loups. Prudence oblige, c'est l'assurance d'une pause déjeuner au sec si le ciel s'aventurait à vouloir nous tomber sur la tête.

Mais non, la pluie en restera là pour l'heure et c'est dans une douceur agréable que nous reprenons le chemin des faubourgs de Poigny, en longeant le Petit Etang Neuf.

Une après-midi tranquille en soutenu, par le Buisson, la Hache, le Carrefour Sédillot en proximité de l'étang de Coupe Gorge, la Grille aux Lapins et le château de Rambouillet, ancienne résidence royale devenue résidence présidentielle.

Après un arrêt forcément tentante dans une des quelques six pâtisseries qui jalonnent notre route, c'est la visite méritée du bistrot de la gare.
Un doux régal!
Avec la sympathique contribution photographique d'Emmanuelle (merci).