12 novembre les bleues sans le blues
Par webmaster.xl.caf.idf, dimanche 12 novembre 2006 à 15:44 :: #87 :: rss

C'était
dans le train qui quittait la Gare de Lyon pour Bois le Roi; on rêvait
gentiment...et notre virée dominicale débutait ainsi :
Un greffier ronflottait sur sa chaise à porteurs
Dodu, lascif, peinard, conscient de son bonheur,
Quand une souris survint sortant de sa cabine
Histoire de s'aérer un p'tit coup les tétines.(...)
OK,
belle amorce, il faut donc être prêt à tout...et forcément bien en forme ce
matin pour ces 33 km de marche soutenue (et plus)! Laissons donc les
assoupissements et les bercements du transport par rail aux banlieusards du
lundi matin et attaquons d'emblée le vif du sujet à belles enjambées .
Le ciel se fait moins menaçant, c'est une journée tout en douceur (climatique)
et on s'évertuera évidemment à bien s'aérer les poumons dans l'ancienne forêt de
Bière!
On le sait tous, ce massif forestier est une forêt d'exception avec 5 685
espèces végétales, 7 000 espèces animales, dont 5 000 insectes recensés par les
scientifiques.

Il n'est bien entendu aucunement question d'enchaîner les grandes allées si l'on
veut profiter des reliefs variés et grimper un peu plus haut que les 100 mètres
d'altitude qui nous séparent à vol d'oiseau de Fontainebleau. Nous partons ainsi
à la recherche de dénivelée et des rochers de grès aux formes insolites. Ce sera
principalement par les sentiers des deux Claude, ceux du dix neuvième du soldat
Denecourt et ceux de Collinet : les ''bleues''.

Pour mise en jambe, une montée au Rocher Canon par le Pierre Margot, pour virer à 170 degrés vers les Monts de Truie, puis encore d'autres bleues.

Après un petit tour par le Mont Saint Germain et les Rochers du même nom, nous
voilà soudain immergés dans la tranquillité de la réserve biologique à la Mare
Dagneau. Les bruits de la circulation automobile se sont effacés et c'est
l'heure de déjeuner.


Quelques bouteilles de rouge, un gâteau maison, encore des douceurs et nous
voilà repartis bien rassasiés sur le Rocher Cuvier Chatillon. Et puis on se
dirige plein sud par le Désert d'Apremont.



Multiples couleurs parmi les conifères, les bruyères et les bouleaux, les mousses et les lichens, avec en prime quelques sangliers qui traversent un bout du chemin.


On dénombre 3 000 espèces de champignons et après la pluie et une lune
suffisamment pleine, ce n'est pas ca qui manque. Les reconnaîtriez vous?

Il est l'heure de repartir plein est par les Rochers des Monts d'Ussy pour
gagner la Croix d'Augas, la Croix du Calvaire pour une dernière vue des hauteurs
et nous voilà à la gare!

Une belle ballade variée constaterons les participants, allure soutenue sur un
parcours parfois accidenté, sur et hors chemins. Et ce qui nous amène à la chute
de cette fable:
On court, on court, c'est vrai, après l'argent, l'amour
La jeunesse, on s'obstine à poursuivre du vent.
Mais après mille tours on s'aperçoit un jour
Que nos fesses jamais ne passeront devant.
Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais il est urgent d'attendre demain, les
mille tours sont encore loin...
Merci à Marie pour ses très belles photos et à P.Perret pour les paroles

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