dimanche 28 janvier 2007

Dimanche 28 janvier, L’hiver, un régal (SP)

De Compiègne à Villers-Cotterêts



Une foule de cafistes s’est jointe à MOI, Sri Didier Maharishi Votre Gourou Adoré, Soleil de Dornecy (58) pour cette nouvelle aventure « sportive » entre Compiègne et Villers-Cotterêts.


D’abord, un point d’histoire (chipé sur le net) :

Compiègne, charmante petite bourgade des Yvelines de 743 habitants, était déjà connue à l’époque de la Gaule indépendante sous le nom de Compildecédés, puis Campingcarus à l’ère romaine. Cette riche cité médiévale encore entourée de ses remparts (VIIIème – XVème siècle) s’honore de posséder une magnifique cathédrale gothique (XIIème – XIVème siècle) qui porte le nom de Sainte Anorexia, patronne des mannequins et de la ville, qui y mourut suppliciée sur les ordres du terrible tribun romain Gracchus Bibendumus en 191 après Jean-Claude. 7 humérus, 11 tibias, 4 fémurs et 2 des crânes de la Sainte sont pieusement conservés dans une châsse qui se trouve dans l’abside de la cathédrale.

Le 14 juillet 1389, les Armagnac chassèrent les Cognac de Compiègne, après un siège épique et éthylique de 272 jours.

Jeanne d’Arc y épousa secrètement dans la crypte de la cathédrale Sainte-Anorexia le baron Adrien Le Bihan, seigneur d’Autret, dont elle eut 14 enfants.


Le célèbre écrivain Hector Hurgo y vécut de 1872 à sa mort en 1894.

La joyeuse troupe s’enfonce dans la forêt profonde et mystérieuse...



10h30, c’est l’heure des traditions et du MacBrunch à l’étang du Buissonnet.

Après l’escalade en tous terrains du Mont Collet, nous nous arrêtons pour la pause du déjeuner.



C’est une randonnée sportive ; l’aspirant chef commando Philippe profite de l’arrêt pour donner un brillant cours de camouflage en forêt, suivi avec enthousiasme par les bleus.



Notre chauffeur de car et chef pâtissier Christophe avait apporté un gâteau aux noisettes.


L’incroyable Jean Luc TP, notre Vulcain s’était chargé du feu, pour le plus grand bonheur des menottes de Semiramis et de notre frileux chef pâtissier.

Nous dévalons les pentes du Mont Collet, Claire en tête, en digne randonneuse professionnelle et experte dans l’évitement des terribles ornières briseuses de chevilles.

Au pas coursé typique digne du SP +, notre joyeuse troupe quitte la forêt de Compiègne.


Les 3 Grâces et les 2 Grâces profitent d’une dernière pause près de Taillefontaine avant de rentrer dans les profondeurs insondables de Retz.



Arrivée au terme de l’expédition, en gare de Villers-Cotterêts, ville natale de l’écrivain Roland Dumas (1802-1870), auteur du célèbre roman de cape et d’épée, « les Quatre Mousquetaires ».

Avec les remerciements de Ma Grâce Sri Didier Maharishi, Gourou Adoré, Soleil de Dornecy (58)
Photos de Sri Didier Maharishi et Maitena Saralegui
Textes de l’Ane JD
Recherches internet de Didier Trouduk
Secrétariat et mise en page Miss Bolivia

En forêt, dimanche 28 janvier

C’était un dimanche matin ordinaire, au milieu d'un hiver qui ne réussit pas sa mise en route.
Pour nous, c’est un démarrage réussi avec 75 petits kilomètres de transport ferroviaire vers Bourron Marlotte : cap au sud sud-est de la Forêt de Fontainebleau. ‘‘Nous’’, c'est une bonne dizaine de privilégiés bénéficiant ce matin de cette sortie hors programme, dûment annoncée sur le site Internet du club.




Quant à Bourron Marlotte, une recherche étymologique nous confirme que ce nom n'a rien à voir avec un état éthylique ni avec le sympathique rongeur de la famille des Sciuridés qui peuple nos alpages. Bourron Marlotte nous viendrait du celtique borro (source jaillissante) et du gallo-romain (une déformation du latin matéria) signifiant bois de construction. Certaines fouilles réalisées ici auraient confirmé que l'Homme s'y établit dès le Néolithique, en toute connaissance de cause apparemment. Quelques centaines de mètres après notre décente du train, nous sommes déjà à pied d’œuvre en pleine forêt, dans une partie du massif où l'on exploite encore le bois et le grès.
Point des fameux bandits dont ces lieux ont longtemps été le repaire, point de bête féroce rodant aux alentours.



Quoique...à compter le nombre de chasseurs embusqués en limite de domaniale, à entendre la détonation de la poudre noire de leurs fusils que l’on fuira bien vite, on pourrait encore en douter: mais c'est d’une chasse au sanglier qu’il s’agit. Donc une traversée en toute confiance de la forêt en suivant Emmanuelle à l’expertise irréprochable ; et l’on regrette tous qu’elle ne puisse malheureusement se libérer plus souvent pour que l'on profite d'avantage de ces belles sorties.



S'il existe une infinité de merveilles à découvrir à Fontainebleau, c'est l'aspect féerique et enchanteur qui sera privilégié aujourd'hui. Alors commençons par rejoindre la Mare aux Fées! S’en suivent quelques pancartes malséantes en plein paradis, une marque énigmatique et l'on évite bien respectueusement une Réserve Biologique pour continuer à baigner dans le mystère du paysage.




Encore des bosses, un poil de hors sentier...


Et le déjeuner se partage au point de vue de la Malmontagne. Une dernière part de cet excellent gâteau au yaourt et chocolat pour clore une discussion sur les mérites du quinoa, et nous voilà repartis direction Thomery (nord nord-est, vous suivez?). Fromage et dessert en quelque sorte, ou plutôt la forêt et les coteaux.



Connaissez vous le fameux chasselas Doré dit de Fontainebleau? Comment ne pas y penser en longeant, par sentes et ruelles, ces murets en espaliers datant du dix huitième siècle : des centaines de kilomètres de supports à la culture du raisin.



En cette fin janvier, les treilles sont bien nues mais il y’a fort longtemps que la vigne n'est plus qu'un souvenir joyeux. Une ambiance un peu mélancolique du bord de Seine, des demeures tranquilles et cossues de Thomery, le sentier des Longs Sillons, et c'est encore un intérêt de chaque instant malgré les 25 kilomètres déjà parcourus.


Il est temps de rejoindre quand même la forêt pour savourer une pause bien méritée.
Alors vient le moment de gravir le Mont Andart (sans galoper), de longer encore un peu la Seine par le TMF, et nous voilà soudain réunis bien au chaud au troquet pour un dernier moment de convivialité.



Merci Manue, et bienvenue aux nouveaux adhérents!



dimanche 21 janvier 2007

A travers bois et villages, dimanche 21 janvier 07

Mitry-Claye, Nantouillet, Montgé en Goële, Meaux.

Très beau dimanche pour 28 randonneurs qui firent preuve d’une grande ouverture d’esprit : Sous la houlette de Mustapha, les cafounets et les riffifis étaient réunis pour 31 km de gadoue et de soleil entre Mitry-Mory et Meaux, dans une belle courbe vers le nord, les randonneurs ayant horreur des lignes droites.

9h 14 10h00 à St Mesmes

10 h 30 pause bien choisie

Nous échappâmes aux pièges de la forêt de L’Homme Mort : glissades perfides, tentative d’engloutissement dans la glaise, gamelles et marmites diverses ne ralentirent pas notre rythme bien soutenu.


Précisons que la lumière était sublime, le vent juste assez vif pour faire friser l’eau des mares et les côtes en nombre évitaient toute monotonie.

Une ombre cependant ; celle des avions et surtout leur bruit tel qu’on doit élever la voix pour continuer la conversation. Et les moto-cross, absentes mais qui laissent de belles tranchées impraticables. Et bien oui, nous ne sommes pas dans une zone protégée, mais le paysage n’est pas encore totalement surréaliste.


Nantouillet la « chat »édrale de Meaux

Au menu : brochettes de randonneurs variés et popote des bois.


Au sortir du bois Windows ? Non, Montgé en Goële.


14 h 30 15h30 16h00 canal de l’Ourcq

Notre slogan du jour, soufflé par Guy :


FAITES LA BOUE, PAS LA GUERRE !



Emilie Mehdi Edwige Guy Régine

A bientôt pour de nouvelles aventures.

Hélène Battut.

mardi 9 janvier 2007

Pas de billet pour l'instant

Pas de billet pour l'instant

dimanche 7 janvier 2007

La galette à Montfort


C’était une sortie de distance très raisonnable, programmée afin de rassembler quelques Jeunes Randonneurs en clôture des fêtes de fin d’année. Une promenade soutenue de quelques 20 kilomètres pour reprendre pied après la trêve des confiseurs et en attendant les fêtes du cochon de feu qui marqueront le nouvel an chinois.
Mais bon, un départ tardif, un retour à Paris en fin d’après-midi et une météo engageante nous permettent de nous retrouver un peu plus nombreux. Qu’importe ! il n’est pas nécessaire d’avoir moins de 30 ans pour partager une galette des rois, symbole de la haute cuisine française, ni pour déguster d’autres mets au milieu de la Forêt Domaniale de Rambouillet. Une occasion en or pour se souhaiter tout ce qu’il y’a de mieux pour 2007 en devisant allègrement chemin faisant!


Nous voilà donc en route, partant de l’Est comme les trois rois, pour suivre non pas la lumière de l'étoile mais les quelques rayons de soleil qui nous accompagneront une partie de la journée. A priori, personne se trompa de train, destination Montfort l’Amaury et non pas Bethléem, que l’on chercha avec beaucoup de mal à trouver sur les panneaux de la Gare Montparnasse. On partait de la gare de Vaugirard, chausse-trappe pour les plus étourdis. En route, un de nos bretons s’essaya à un nouveau mode de portage…et plus tard, la terre promise se profilant au loin, quelques bourricots bien désœuvrés semblent curieux de nous suivre.


C'est qu'il nous faut soigner nos bretons aujourd’hui, faute d'avoir repéré les normands dans notre groupe ! à Montfort, cela tombe sous le sens ! Car si en son temps un comte de Montfort participe à la prise du Château Gaillard tenu par Richard Cœur-de- Lion, le comté eut par la suite son destin lié à celui du duché de Bretagne. Ainsi, sur le blason de la ville l’on retrouve la Normandie et la couronne d’Armorique, et on se rappelle que les Montfort donneront aux Bretons six ducs et leur dernière souveraine, la duchesse Anne.



On rentre donc dans Montfort l'Amaury par ce qu’il reste de l’une de ses sept portes qui, comme à Jérusalem, perçaient le mur d’enceinte élevé par Catherine de Médicis. Ce dimanche, les cloches sonnaient la messe de 11heures quant on rentra en ville. Mais la traversée sera furtive et délaissant le passé vinicole de la place, l’on suivra rapidement les préférences de l a reine Catherine, qui dit-on, ne détestait pas d'aller écouter bramer les cerfs dans la forêt.


Par la borne de du camps d'Henri IV et l’Etang de la Plaine, nous finirons la matinée en parcourant les Bois des Brûlins, vers le sud ouest pour le Bois des Longues Mares par des chemins bien détrempés par les pluies des jours passés. Les sous bois sont malheureusement trop denses pour se permettre de descendre plus au sud en se faufilant au milieu des futaies mais les grandes allées ne méritent vraiment pas qu’on s’y attarde. Soudain, les plus chanceux en tête de la troupe aperçoivent furtivement deux beaux cerfs, encore gênés dans leur fuite par leurs bois pleinement développés.


Donc ce matin c’est surtout de la boue! La progression peut être laborieuse, à part pour les plus expérimentés qui ont développé leur technique de marche. Et il y‘en a des qui !

Et sur une petite journée, c’est bien rapidement l’heure de poser le sac, au sec pour profiter de la pause déjeuner. Et forcément, toute notre belle équipée est à la fête : du pâté en croûte aux mandarines, on partage beaucoup. Sans oublier les breuvages : ce sera le cidre pour les cousins, le château de Monbazillac pour d‘autres, le thé, café ou tout simplement l’eau. Mais voilà que j‘en oublie les quelques Bordeaux !





Car si l'or de Melchior célébrait la royauté, l'encens de Balthazar la divinité et la myrrhe de Gaspard annonçait la souffrance rédemptrice, longtemps ce jour là, on a célébré le miracle de Cana : de l'eau changée en vin. Et l’on servit des galettes des rois, selon la tradition typiquement française qui avait déjà cours au XIVe siècle. On les partagea en autant de portions que de convives, plus une : la "part du Bon Dieu" ou "part de la Vierge", destinée au premier pauvre qui se présenterait. On n'en trouva point et si les parts furent généreuses, tout fut avalé! Une future reine simula, heureusement pour rire, la fève coincée dans le gosier,,,


Mais les fèves étaient bien là et cette année 2007 il n’y eut que des reines, qui toutes rivalisaient de coquetterie. Une future reine avait simulé, heureusement pour rire, la fève coincée dans le gosier,,,Le temps de prendre les dernières photos sur le lieu et nous voilà bientôt repartis par des portions plus sablonneuses de la forêt, en lisière de Gambaiseuil.



Allez ! quelques côtes au Poteau du Roi pour ce rappeler qu’on est bien au CAF, un passage par des parcelles de pins avant l'Etang Neuf qui ont bien souffert avec la dernière tempête, et on se croirait arrivés sur le littoral en pays landais.



Une pause en haut de côte pour se regrouper et on rejoint la vie civilisée en traversant le bitume à Grosrouve. Un chemin carrossable et puis le chemin est de nouveau bien

détrempé sur quelques centaines de mètres avant d’atteindre . Notre colonne s’étire un peu, et soudain c’est l’accident stupide : Catherine trébuche dans une petite ornière, laissée par un véhicule automobile. Une entorse, pense-t-on d’emblée, y cherchant l’influence du Père Fouettard qui aurait joué un sale tour à la fée Béfana. C’est moche pour notre participante qui ne peut plus marcher, mais heureusement, encore une fois les bretons sont là ! et c’est encore dans la bonne humeur ambiante et avec une efficacité redoutable que la blessée est transportée pendant que les secours appelés à la rescousse afin de prendre le plus rapidement possible en charge la blessée.



Mais les lois du hasard font qu’un ennui n’arrive jamais vraiment seul, même s’il faut se garder de la tentation de comparer ! Car il nous reste encore cinq kilomètres à parcourir pour atteindre la gare et l’heure tourne…et il y’a deux heures et demie entre le train prévu et le suivant. C’est donc une participante à l’autonomie éprouvée qui, munie de la carte au 25 000ème se charge de ramener prestement notre groupe à l’arrêt SNCF.


Prestement, parce que personne ne lambine! un vrai SO et même légèrement accéléré se souviendront certains, d’autres finissant même au pas de course cette journée au plein air. Et le groupe se retrouve dans le train, confortablement assis. De quoi revenir à Montfort l'Amaury un dimanche en début juin pour célébrer le cent huitième anniversaire de la fête des Bretons et du premier Pardon.

Merci à Yodette pour ses très belles photos et son jeu de jambes salvateur.











samedi 6 janvier 2007

Les brassets du grand Morin- 6 janvier 2007

LES BRASSETS DU GRAND MORIN- 6 janvier 2007
14 personnes étaient au rendez-vous, en ce premier samedi de janvier et malgré un temps plutôt maussade.

Nos premiers pas nous conduisent à la collégiale de la Chapelle sur Crécy, bel édifice gothique, souvent vue de l’extérieur, et aujourd’hui, grâce à l’amabilité des habitants, nous avons pu la visiter.

Retour sur Crécy et ses brassets, les bras de rivière du Grand Morin

Puis, à un tournant de la route, un garde du XII nous a gentiment invité à poursuivre notre chemin à travers la Venise Briarde .

Premiers dénivelés, premières boues et une petite pluie nous attendaient à la sortie de Crécy

Un admirateur est venu nous saluer, nous avions un point commun, avoir les pieds dans la boue.


Nous continuons notre balade à travers les coteaux, la campagne est bien jolie à cette époque !

De la boue, de la boue et encore de la boue, Didier et les souteneurs vont nous envier.

Un joli coin pour le déjeuner, vins rouge, blanc, gâteaux, galette, traditionnelle du 6 janvier, et caramels étaient au rendez-vous.

Le duc de Champagne peut être fier de son descendant, il est roi.

L’après-midi nous emmène à Guérard, village au nom de ruelle faite pour les randonneurs, avec ses maisons roses absolument charmantes.