Dimanche 12 août : encore en Eure-et-Loir!
Par Jean Dunaux, samedi 8 septembre 2007 à 23:43 :: #150 :: rss

En ce dimanche somme toutes bien estival, les kilomètres se déroulent sous nos pieds affranchis de l'apesanteur de la ville.
Et le paysage flotte comme si nous étions confortablement installés sur un tapis volant qui traverserait le pays houdannais en direction d'Epernon. Non pas plein sud en ligne droite bien évidemment, mais selon les caprices du terrain, au grès du vent en quelque sorte.
Des chemins? Certes. Mais en mettant à profit le chaume ras et les friches temporaires, les sous-bois en hors sentier!

On peut lire que c'est la poule qui fit la renommée de Houdan, autrefois Hosdench du saxon hod (bourg). C'était un volatile au plumage noir caillouté de blanc, une énorme huppe et des pattes à cinq doigts. Elle a maintenant disparue de Houdan.
Sans trop nous chagriner pour ces poules perdues, notre balade nous emmène par la rue de l'Enclos vers l'église Saint-Jacques et Saint-Christophe.

C'est aussitôt la pleine campagne et longeant brièvement la route départementale on opte, fissa, fissa, pour les champs.

Nous naviguons ainsi dans la douceur paisible de la campagne en région francilienne.

On constate que la paille en rouleau a d'évidence remplacé les bottes et ballots de notre enfance. Malgré les caprices de la météo, les foins de juin sont ils maintenant secs?

Cette question ne semble pas se poser pour les ruminants qui se gavent de fourrage, délaissant l'herbe tendre des vertes prairies.
Décidément, la vie à la campagne offre bien des mystères pour un citadin en goguette...

Soudain, ce sont de jeunes chevaux qui accourent au galop. Est-ce pour saluer notre groupe au passage? l'espoir d'une friandise? ou pour la pose photographique?



Comme souvent avec un minimum de flaire, on déniche en temps utile la pelouse idéale pour notre pause déjeuner.

C'est bien entendu un grand honneur et un plaisir pour tous d'avoir avec nous d'émérites organisateurs qui gardent l'œil, et le bon, sur la 25000 ème. Se perdre? pas cette fois-ci!


Tandis que les plus coriaces s'imprègnent placidement du cadre reposant, pour d'autres c'est le choix plus radical de la sieste.
Et toute cette activité sous le soleil qui nous chauffe gentiment dans la douce torpeur d'un début de digestion.

Mais comme vous vous en doutez, vient quand même à sonner l'heure du départ : on n'est évidemment pas encore rendus!


Nous enchaînons sur une étape forestière, en terrain tantôt boueux, tantôt sablonneux.
L'hiver sera rude, constatait le peau-rouge : l'homme blanc coupe du bois...


Peu de temps après, sous la fraicheur des branches, arrive le moment d'une nouvelle pause pour se recharger les accus; il ne reste plus que dix petits kilomètres à parcourir.


Ah, douceur momentanée d'un été capricieux!
De notre tapis volant l'horizon s'ouvre à perte de vue sur des kilomètres à la ronde.
Et par enchantement nous voilà soudain aux portes d'Epernon (Sparro en 1024, Sparnaïcum en 1095, Esparnonium en 1120 et Espernononne en 1450, lit-on dans le dictionnaire).
Mais bon, ce qui nous importe maintenant c'est de pouvoir nous désaltèrer ! 
30,8 kilomètres plus loin, 6 heures de marche à 5,10 km/h de moyenne avec 300m de dénivelée positive : qui a dit que c'était plat l'Eure-et-Loir?

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