Après les pluies des jours précédents, la journée s’annonçait ensoleillée, mais quelque peu boueuse. C’est d’un pas élancé qui n’avait rien du Moyen +, dixit notre guide, que nous avons débuté cette marche à travers champs, forêts et villages (Mélicocq, Thiescourt...), qui devait nous mener à la découverte d’anciennes carrières de calcaire transformées en abris pour les combattants et peut-être les civils de la première Guerre Mondiale. Non, il ne s'agissait pas de reconstituer un combat opposant les Français aux Allemands: pas de fusil à baïonnette dans nos paquetages et nos tenues colorées ne permettaient pas le camouflage (vous me direz que ce n'était pas différent pour les soldats français de la Grande Guerre). Aucune volonté de notre part de bivouaquer sur les lieux. Lampes de poche et appareils-photo étaient en revanche de rigueur...

Et heureusement pour nous, il n’était pas question de perdre des participants.

Rien de plus facile pourtant au détour d’un chemin !

         

De fait, quelle ne fut pas notre surprise de trouver en plein cœur de la forêt le sol transpercé de ces trous laissant apparaître ces carrières aménagées en hôpital par les soldats de la première Guerre Mondiale! Témoignage de ce que fut leur vie dans l’humidité des lieux et sur la ligne de front! 

Et là de visiter ces abris de la guerre 14-18

 D’abord les extérieurs... et les quelques fresques et sculptures que les combattants nous ont livrées. Nous reconnaissons au hasard de nos rencontres le personnage de Jeanne d'Arc, le Maréchal Foch, des femmes de la belle époque, une tête de sphynx, une furie...

   

    

 ...puis nous visitons les salles intérieures, aménagées et dont les murs sculptés nous font connaître les rêves des soldats français, leurs espoirs et leurs souvenirs, leur aspiration à vaincre l'ennemi! Et là de reconnaître une fenêtre ottomane, une légion d'honneur, d'autres représentations de cavaliers, des signatures et des inscriptions sculptées (Germania delenda,"il faut détruire l'Allemagne" notamment):  

       

 Mais nous ne sommes pas au bout de nos surprises: tels des spéléologues que nous sommes devenus, nous atteignons au bout d'une galerie une vaste salle très sombre qu'une unique source lumineuse éclaire (sinon nos frontales ou les flashes de nos appareils). Réservée à la pratique religieuse, on y découvre un autel entouré de nouvelles fresques.

      

  

 Après cette visite somme toute culturelle mais assurément surprenante, ce fut l’heure du repas.

 

 "Convivialité et bonne humeur" étaient bien sûr de la partie, avec le brownie de Christiane et la bouteille de Joël.

 

 

 Notre parcours s’est ensuite poursuivi en direction de Noyon, en passant cette fois-ci devant les positions allemandes…

 

 

…à travers champs et forêts :

 

  

           

Merci beaucoup à Claude de nous avoir fait découvrir ce site étonnant dont ces quelques photos donnent un aperçu.            

 Et A L’ANNEE PROCHAINE pour la suite promise du programme…le secteur allemand et non, nous ne visiterons pas à l’entrée de Noyon cette usine en briques rouges datant de 1919 que l’on voulait manifestement que je prenne en photo!?!.