Lardy-Saint-Chéron en Essonne,

ce fut le programme du jour.

Un titre obscur pour une randonnée à forte audience

          Curieux et désireux d’élucider ce mystère de la boulangère tricéphale, nous étions donc quarante-deux à nous retrouver, ce dimanche 10 février, par un beau et chaleureux soleil hivernal, en gare d’Austerlitz.

          Vu l’étrangeté du titre, pas moins de trois autres organisateurs expérimentés, les trois immenses co-vainqueurs du Pagnognotte, avaient décidé d’accompagner cette randonnée classée à haut-risque, à la recherche de la boulangère à trois têtes,  une véritable « épopée lombardienne", car telle elle fut : bien que placée sous leur surveillance, nombreux furent en effet les incidents qui en marquèrent l’aventure, à une moindre mesure que l’ascension du Pagnotte toutefois. Un quatuor de jeunes et très distrayants Italiens  et Sud-Américains avaient en plus fait le déplacement  pour  observer le  fonctionnement de leur « cousin lombard » pour les premiers, expression que j’emploie bien sûr avec la plus entière considération. Leur présence, joviale et sympathique, nous fut des plus agréables.

   

          Dès l’abord, Jean-Luc ne ménagea pas les effets pour nous faire craindre cette journée, pourtant ensoleillée: mise en garde quant à sa mauvaise forme, perturbations ferroviaires, traversée de cités pavillonnaires, de zones bétonnées et bitumées (pas plus de 6 km, nous promit-il), diverses ascensions sans descente, des passages très boueux…

 

  

          Rien de très inhabituel, me direz-vous, mais ce fut très éprouvant pour nous dont les esprits étaient hantés par la pensée de cette boulangère à trois têtes qui demeurait en toile de fond.

          Nous ne manquâmes pas cependant le traditionnel Mac Brunch.

    

      Quant à JLL, il n’était guère pressé d’éclairer notre lanterne, de dévoiler la clé du mystère ! Pour toute lumière d’ailleurs, nous eûmes droit à une baguette luminescente qu’il avait pris soin d’emporter pour retrouver son chemin !

 

  

          La pause du déjeuner, ensoleillée et récréative, fut, dans ces circonstances, des plus nécessaires et attendues pour nous permettre de retrouver vigueur et sérénité. Sieste digestive pour la très grande majorité, jeux de force pour certains, d'épée pour d'autres, des soucoupes volantes qui firent leur apparition... impossible pour Jean-Luc de retrouver notre adhésion pour quitter cet espace verdoyant, à l'orée de la forêt, qu'il nous avait trouvé: nous avions bel et bien abandonné la quête de la boulangère à trois têtes, les conditions quasi printanières ne s'y prêtant pas.

          Bon an mal an il nous fallut quand même reprendre notre marche.

 

  

          Ce n’est qu’en fin de parcours que Jean-Luc dévoila son secret… mais en dépit de ses explications, pas un d’entre nous ne parvint à démonter le fameux mystère de la boulangère à trois têtes.

La Boulangère à trois têtes, une énigme qu’il faut encore élucider !