Samedi 23 février 2008
Au départ de Grenoble les montagnes sont quelque peu dégagées, c'est à dire que le blanc fait quand même défaut  sur certaines cimes. On fait escale au gîte de La Ferrière pour déposer les sacs et on en profite pour casser la croute du midi, essentiel après un lever à 5 heures et demi du matin pour la plupart d’entre nous.

Donc changement de programme, les pentes prévues sont bien trop vertes à notre goût, et cet après-midi ce sera la découverte de la Combe Madame. Notre choix est éminemment ludique, car pour ce weekend au moins, la raquette n'est pas qu’un simple outil permettant de découvrir une région par des chemins autrement impraticables.

En effet pour nous parisiens en cette fin février, il est bien question d’allier un (petit) effort physique et le plaisir de la montagne sous la neige. Réchauffement climatique et la neige à 1 600m en versant sud ? Alors, profitons-en pendant qu’il en est encore temps !


Nous sommes évidemment dument conscients des impondérables, et c’est tout d'abord un test d’Arvas malgré l'insouciant "pensez-vous, c’est risque 1" du gérant du gite.

 

 






Le début du chemin est peu enthousiasmant : plaques de glace dans les sous-bois, le chemin s’est effondré par endroits, nous obligeant à être bien prudents. La Combe garde jalousement ses accès.




 
 
 
Le site ne manque pas de majesté et on décide de quitter le chemin des skieurs à la hauteur du Premier Chalet. On biffurque vers la droite par la pente qui mène aux crêtes du Mouchillon. C’est une excellente mise en jambe pour tester son souffle pour les deux jours qui viennent !
 
 
 
 
 




A la redescente, on traverse à nouveau le ruisseau pour s’arrêter un peu avant d'arriver au refuge : il est grand temps de penser au vin chaud et de rebrousser chemin.
Installation pour la nuit, douches et, avant l’apéro suivi d'un repas bien montagnard au reblochon, on effleure la technologie  de pointe : une démonstration de l’Eee Pc (blanc) et de sa clef 3G+ qu'une participante n'a pas résisté à glisser dans son sac. 
 
Dimanche 24 février 2008
Aujourd'hui, il était prévu de partir du gîte raquettes au pieds. Faute de tapis volant, sûrement plus écologique, on profite de notre monospace et dix minutes plus tard nous voilà au Pleynet.

On longera la station, évitant les longues pistes de ski de fond pour explorer les petits chemins menant vers les cimes par la forêt (majestueuse). On nous propose le télésiège pour monter au Col du Merdaret ! Mais bien entendu, ce sera le tout terrain en sous-bois, une découverte en raquettes pour la plupart des participants. Cela grimpe forcément un peu...
  

 




Alors on continue en crête du Grand Rocher (que l’on contemplait la veille de la Combe Madame) avec vue sur le Vercors, la Chartreuse, les Bauges, le Beaufortain, Vanoise et autres Maurienne…Le panorama est splendide et  bien dégagé malgré une brume de fond de vallée.  
 
 
 
 
 
 


Nous décidons à l’unanimité de nous attarder sous le soleil toujours aussi printanier après avoir dépassé le point culminant du Grand Rocher. Allons nous continuer jusqu'au Cret du Poulet et remonter ce que l'on aura  dévalé ? Mais après le repas, la paresse gagne le groupe, peut-être démotivé par la conversation peu passionnante de visiteurs non sollicités qui dissertent sur les aléas de la circulation routière et des bouchons en Maurienne.


Et puis sur le chemin du retour, ce sera forcément le traditionnel exercice de conduite en cas d’avalanche et l’occasion de tester les limites de plusieurs appareils de recherche de marques et modèles différents.
Il nous prend alors l'envie de jouer les stars et de boire un verre à la terrasse du chalet de la Pincerie. Deux d’entre nous opteront ensuite pour la redescente par le télésiège, les plus motivés repasseront par la forêt, quitte à se que tous se rejoignent en même temps au bas des pistes.

Retour au gîte pour une discussion passionnée sur les mérites de Linux et du bienfait de la scarole sur des intestins soumis à un repas des plus originaux, toujours un peu lourd, et son rouge du Vaucluse.
 
Lundi 25 février 2008
Le débat du matin ne s’éternise pas : d'avantage de neige ou plus de paysages variés (la Combe étant d’office hors option, pour cause d’accès rebutant) ? Aujourd'hui de nouveau on modifie le programme et se sera encore le choix du plus de neige qui sera pris.Quant à profiter d'une plus grande diversité de paysages, o
n se rattrapera sur d’autres randonnées en montagne une fois l'hiver fin. La voiture nous transporte de nouveau jusqu’au Pleynet, pour une nouvelle journée aux Sept-Laux entre neige et ciel.

Nous visons les vallons du Pra sur la gauche des pistes , ayant découvert le coté droit la veille. Mais la perspective de devoir traverser une piste noire ne nous enchante guère et on change de but : ce sera la Roche Noire qui surplombe à 2 129 mètres d’altitude.

Le panorama est aussi grandiose que la veille,
même sous les nuages on domine. Le vent se lève un peu, le ciel semble s’obscurcir, serait-ce la pluie annoncée ?





 
 
 
 
 
On opère donc un repli qui se veut stratégique, après le déjeuner dégusté en haut de notre perchoir. Sur une neige déjà bien transformée cela glisse tout seul, un peu trop même, occasion de tester les limites de notre matériel. Venant du versant au sud, vers le Roc de Pendet, soudain un grondement des plus caractéristique : la montagne chauffée depuis le matin se purge en entrainant roches et pierres sur une centaine de mètres….Risque 1 disaient-ils ?

Nouvelle pause dans une petite clairière après quelques chutes anecdotiques sur un terrain parfois bien instable.

Et puis il faut ranger les raquettes avant de repasser par le bar au pied des pistes. Le soleil brille fort, le ciel a retrouvé le bleu lumineux de la veille. Mais sonne déjà l’heure du retour. On récupère les affaires au gite, les sacs sont chargés et peu de temps après nous voilà devant la gare de Grenoble et presque dans nos lits respectifs.
Elle n'est pas belle la vie ?