dimanche 24 juin 2007

Dimanche 24 juin 2007, Alleau la Secte !

D.R., organisateur toujours prévenant a le bon goût de débuter ses randonnées, chaque fois que c’est possible et y compris lorsqu’elles sont aquatiques, par un petit café...(qu’il insiste pour payer)

La radio avait annoncé une météo minable, c’était un plantage sur toute la ligne. Dommage pour les absents.

Il faut malgré tout confesser que le traditionnel MacBrunch fut handicapé par l’absence de son fondateur, Monsieur Mac, et celle de l’immense Jean Marie J’AimeLaPaix.

A la recherche d’une plage dans la Marne, il fallut détecter les lieux sans nénuphars, en raison d’une allergie farouche de la Vilaine Doct.

Hourrah ! 4 cloches Hermeraye ! La plage de luxe était libre : les participants purent donner libre cours à leur joie, en toute élégance.

La plage, bien abritée de la navigation fluviale souvent intempestive dans la région, bénéficie de plus d’une température particulièrement douce.

Franz Joachim de Hohenzollern, dit Panzi, fut le plus rapide dans l’eau.

Chacun redécouvrit les joies de la nage en bouée.

Après ces exercices apéritifs, un déjeuner revigorant et une petite sieste, le 2ème clou de la journée put commencer.

Il s’agissait de la finale du grand championnat de Bad Extrême (Badex pour les initiés), version double mixte. De source sure, il semble qu’un championnat de double dames soit enfin sur le point de voir le jour, après une édition malheureusement avortée à Santec (29).

Les champions s’affrontèrent avec la sauvagerie la plus extrême. Les raviolis fusèrent de toutes parts. J2L massacra pas moins de 5 raquettes et refusa de chanter. La Vilaine Doct remporta en outre le super prix d’Elégance.

Cependant, D.R. rappela qu’on n’était pas là pour rigoler quand même, et que le stage commando devait se poursuivre avec la grande bataille navale de l’après midi.

Furieusement surarmés et équipés des toutes nouvelles tenues camouflage mais chatoyantes, l’élite du mouvement fit preuve d’une motivation et d’une efficacité admirables, tant sur l’eau que dans l’action sous-marine.

Jean Claude Alexandre Lopez-Bogart surveillait du bord, avec télescope et caméra, le bon déroulement des opérations navales.
 

Puis, en tant qu’expert de guérilla urbaine (rôdé en Italie, en Espagne, en Bolivie, au Pérou, au Népal, dans le 9-3 et même dans le 9-4) il lança personnellement l’exercice d’assaut des troupes terrestres.

C’est après plus de 3 heures de pause bien remplies, que D.R. décida de clore l’exercice annuel dit de la Bataille de la Marne. L’année prochaine, il annonça prévoir encore davantage de bouées et d’armes de tous calibres.

Un seul regret, l’absence des soucoupes volantes des envahisseurs de la Planète V Nal (oubliées au fond des sacs tant l’action fut dense !)

Un reportage de Maitena Saralegui pour ETB-CAF-IDF
Photos de Didier Roger, Jean Claude Alexandre Lopez-Bogart et Miss Bolivia

Dimanche 24 juin, les chevaux d’Apollon


Versailles ! Si loin et en même temps si proche ! Et si facile d’accès ! Ce serait dommage de s’en priver.

Trois gares sont possibles : Versailles Rive Droite (St Lazare), Versailles Rive Gauche (RER C), Versailles Chantiers (Montparnasse).

Eh bien, ce matin-là, nous en avions choisi une quatrième : St Cyr, sur la même ligne que Versailles Chantiers. Car nous avions décidé de remonter jusqu’aux sources de la Bièvre avant de visiter les jardins du Roi Soleil. Même si l’on fait parfois du tourisme, on a sa fierté de randonneur !

Donc, 13 km au programme, en suivant de charmants petits sentiers en sous-bois le long de la Bièvre.

Ensuite, pique-nique au bord de l’eau à l’étang de la Geneste.

Vers 15 h, nous voici devant la guérite d’entrée des jardins de Versailles. Tous les samedis et dimanches, en été, ont lieu les « grandes eaux musicales » et il faut payer 7 € pour entrer et pouvoir admirer les statues.

Louis XIV, vous le savez, se comparait à Apollon, dieu du soleil qui donne la vie, mais qui est aussi capable de punir durement ses ennemis. L’histoire d’Apollon est racontée tout au long des allées :

Le bassin de Latone :

Jupiter, roi des dieux, et chaud lapin, avait une maîtresse : Latone, qui était enceinte de lui. Mais Junon, la femme légitime, jalouse de Latone, décréta que celle-ci devait s’enfuir et ne trouver refuge nulle part. Latone dut donc accoucher sur un rocher en pleine mer (l’île de Délos). C’est ainsi que naquirent les deux jumeaux : Apollon et Diane.

Un jour, Latone alla demander de l’eau pour ses enfants dans un village de Lycie. Les paysans, inspirés par Junon, voulurent la chasser. Mais Latone, avec l’aide de Jupiter, les changea en grenouilles.


Louis XIV aimait beaucoup cette légende, comparant Latone à sa propre mère Anne d’Autriche lorsque, veuve et régente de France, elle dut défendre le petit roi et son frère contre les violences de la Fronde.

Le bassin d’Apollon :

Apollon, ayant grandi, devint dieu du soleil. Ce soleil qui passe la journée à circuler au dessus de nos têtes d’est en ouest et qui, la nuit, prend un repos bien mérité.

Au bassin d’Apollon, on le voit sortir de l’eau sur son char tiré par des chevaux, et c’est le début de sa course journalière.




Le bosquet des bains d’Apollon :

Là, on voit Apollon, le soir, se reposant après sa dure journée. Des femmes empressées le baignent et lui lavent les pieds. Quel homme n’en rêverait pas ?




Le long des allées, de nombreuses statues nous interpellent :

Une Vénus callipyge (aux belles fesses) : Heureusement, nous aussi, mesdames, nous pouvons nous rincer l’œil avec ce bel homme qui figure la Loire :

Le bel Antinoüs, favori de l’empereur Hadrien qui se suicida (pourquoi ?) en se jetant dans le Nil : Le faune au chevreau vous attend au coin d’un bosquet :



Un vieillard frileux se réchauffe auprès d’un maigre feu :

Il représente l’hiver !



Le bosquet de l’Encelade :

Aux temps reculés de la création du monde, les titans (sortes de géants bêtes et méchants) luttaient contre les dieux. Un de ces titans, Encelade, lança des pierres vers l’Olympe où siégeaient les dieux. Mais il reçut sur la tête toutes les pierres qu’il avait lui-même envoyées et se retrouva écrasé sous des tonnes de cailloux. On raconte que c’est là l’origine de la formation de l’Etna : le titan Encelade, furieux, serait condamné à cracher éternellement du feu à travers les pierres qui l’ensevelissent.





Que de culture et que d’émotions ! On peut vraiment dire qu’au CAF, on ne marche pas qu’avec ses pieds !

Martine

dimanche 10 juin 2007

10 juin, Entendez vous dans nos campagnes



Eté pourri!
''Ciel du 10 juin boudeur, foin mal sec et sans saveur'' nous menaçait le dicton paysan. Et bien non, il faisait bien beau en ce jour de la Saint Landry, l'air chaud de l'Equateur s'étant temporairement frayé un passage. C'est le dos tourné à la forteresse (que nous ne verrons pas) que l'on se dirige vers l'ancienne forêt royale de Dourdan. Une traversée pendant quelques 45 minutes les feuillus de la forêt de l'Ouÿe, qui doit son nom à la présence à cet endroit de l'abbaye que nous atteignons d'un bon pas. Cette abbaye fut fondée par Louis VII le Jeune pour remercier Dieu de lui avoir permis d'ouïr les appels de ses compagnons perdus en forêt...



Le temps d'une pause de grignotage et nous voilà descendant le chemin de la Messe, nous dirigeant vers les Granges le Roi, prochaine étape de la journée. Mais à la sortie du village nous voilà réduits d'un tiers, certains s'étant égarés à la recherche de l'église, se sont laisser distancer sans réagir. Et voilà un ange gardien technologique qui tout comme Louis le Jeune nous sauve aujourd'hui du mauvais pas : la voix de nos compagnons au téléphone portable!






C'est ainsi que fort rapidement réunis, nous profitons d'un peu d'ombre au 11 ème kilomètre (merci Garmin) avant de se délecter de quelques merises fort à propos dans les parages.
On opte alors pour la poursuite du chemin le plus ombragé. Il fait chaud!


On traversera un bois, des champs bien verts, un autre bois et on débouche à la Forêt le Roi (Essonne) et le fumet de ses barbecues alléchants qui finissent de nous aiguiser l'appétit.

Déjeuner convivial, comme il se doit avec le CAF, sans toucher aux cerises...



''Quand nous en serons au temps des cerises
Et gai rossignol et merle moqueur
Seront tous en fête
Les belles auront la folie en tête
Et les amoureux du soleil au cœur.
Quand nous en serons au temps des cerises
Sifflera bien mieux le merle moqueur''.




S'en suit un parcours digestif plus aventureux, en tout-terrain dans un bois touffu et rebel, avec en sortie une vallée cultivée mais déserte d'habitations et d'autre présence humaine que la notre. De nouvelles cerises au Rottoir, dont les branches dépassent bien sur la route (...) et c'est une nouvelle traversée de plaine pour gagner Boissy le Sec.


Au détour d'un virage, et d'un renard roux éberlué que nous surgissions sans prévenir, le chemin se perd par endroit dans les cultures. Mais on ne perd pas nos randonneuses totalement de vue!

Enfin, les 27 mètres du donjon de l'ancien château Royal à Étampes, le godet rafraîchissant et le quai de la gare, une poule, et le train direct pour Paris!
Avec le souvenir d'avoir presque eu trop chaud.