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Les outils de communication du caf d’ile-de-france |
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Le fichier RTF correspondant à cette page Accueil carnets du club
par
Michel
Gollac, Flavien Guittard et Sophie Trentin
Ce papier se
fonde sur une enquête réalisée par Sylvia Fouetillou, Flavien Guittard,
Véronique Innocenti, Régina Lachaume, Fatiha Laradji, Frédéric Mauriol,
Sophie Moustakas, Lady Nahm-Tchougli, MayLy Nguyen,
Jamila
Salamat, Grégory Schloha , Fyntha Tchissambou, Sophie Trentin,
Rosalie Vogel, Carole-Inès Vouidibio,
dans le
cadre d’un cours dirigé par Michel Gollac et Catherine Paradeise du mastère
“ Organisation, ressources humaines, communication ” de l’Université
de Marne-la-Vallée.
Merci à toutes
celles et tous ceux
qui ont gentiment répondu à nos questions !
Résumé
Le site internet du Club n’est pas
suffisamment connu des adhérents, alors qu’il rend de grands services à ceux
qui le connaissent. La revue, Paris-Chamonix, est généralement appréciée,
mais doit évoluer. Le site et la revue sont complémentaires.
Tels sont les principaux
enseignements de l’enquête menée en novembre-décembre 2005 auprès d’un
échantillon, petit mais représentatif, d’adhérents.
Le site internet du Club rend des services
importants à ses utilisateurs, mais il reste méconnu de beaucoup de membres du
Club. Pourtant quatre adhérents
(cf. note 1)
sur cinq ont accès à internet. Mais bon nombre d’entre eux ignorent
l’existence du site ou ne connaissent pas bien son contenu. On peut bien parler
de sous-utilisation, car, dès lors qu’un adhérent sait ce que propose le site,
il s’en sert. Faire mieux connaître le site est un enjeu essentiel : en
effet, lorsqu’un adhérent connaît l’existence d’une rubrique sur le site, en
général il l’utilise.
Plus de 70% des adhérents
de catégorie 1 reçoivent la revue dans leur foyer. Ils lisent, régulièrement ou
plus occasionnellement, la plupart des rubriques. Leurs jugements sur la revue
sont dans l’ensemble positifs. Mais la revue est moins lue par les adhérents
les plus récents et par ceux qui ne sont pas obligés d’y avoir recours pour
consulter les programmes.
Les adhérents rejettent massivement
l’idée d’un arrêt de la revue. Mais, dans leur majorité, ils souhaitent une
évolution. Site et revue apparaissent comme complémentaires.
Le site internet du Club rend des services importants à ses
utilisateurs, mais il reste méconnu de beaucoup de membres du Club. Pourtant
quatre adhérents
(cf. note 2)
sur cinq ont accès à internet. Mais bon nombre d’entre eux ignorent l’existence
du site ou ne connaissent pas bien son contenu. On peut bien parler de bien
sous-utilisation, car, dès lors qu’un adhérent sait ce que propose le site, il
s’en sert. Faire mieux connaître le site est un enjeu essentiel : en
effet, lorsqu’un adhérent connaît l’existence d’une rubrique sur le site, en
général il l’utilise.
Seulement 31% des adhérents affirment s’informer principalement sur les programmes avec Internet, ce qui n’est pas énorme. Est-ce parce que l’accès à internet n’est pas encore très répandu ? En aucune façon : 80% des enquêtés ont la possibilité de se brancher sur internet.
Mais il ne suffit pas de pouvoir se connecter au site du Club. Encore faut-il savoir qu’il existe ! Or 24% des connectés (soit 19% des adhérents) ignorent l’existence du site. Et on peut connaître l’existence du site et ignorer qu’on y trouve les programmes : 22% des adhérents sont dans ce cas (soit 36% de ceux qui savent que le Club a un site internet, 27% de ceux qui ont accès à internet).
Graphique 1
Un site très utilisé quand il est connu…
mais méconnu
L’usage des programmes en ligne
Sur 100 adhérents :
|
20 n’ont pas accès à internet |
|
19 ne savent pas que le Club a un site |
|
22 ne savent pas qu’on y trouve les programmes |
|
5 ne les consultent pas |
|
7 les consultent sans plus |
|
27 en font une source essentielle d’information |
Et quand on sait que les programmes sont disponibles sur le site ? Eh bien, on s’en sert ! Parmi les adhérents qui sont au courant, 88% consultent effectivement les programmes par internet. Les 12% qui ne s’en servent pas représentent seulement 5% des effectifs du Club. Enfin, parmi ceux qui consultent les programmes sur le site, 78% en font une de leurs principales sources d’information sur ceux-ci.
Si relativement peu d’adhérents consultent les programmes en ligne, ce n’est donc pas parce que c’est inutile (cf. note 3) ou parce que leur présentation serait mauvaise ou parce que ce n’est pas pratique. Ce n’est même pas principalement faute d’avoir accès à internet. C’est principalement faute d’être au courant de l’existence de ces programmes en ligne (graphique 1).
En fait certains adhérents n’ont pas besoin d’informations sur les programmes parce qu’ils ne pratiquent aucune activité avec le Club. D’autres, jusqu’à une date récente, ne trouvaient pas sur le site les informations qui les intéressaient, parce qu’ils sortaient avec le Club à la journée : ce n’est que tout récemment que le sprogrammes des sorties à la journée ont été mis en ligne, dans l’espace-membres. Qu’en est-il des adhérents qui, au moment de l’enquête, pouvaient trouver sur le site l’information sur les programmes les concernant, c’est-à-dire ceux sortant avec le Club, exclusivement en sorties de plusieurs jours. La taille de l’échantillon ne permet malheureusement pas de le savoir avec précision, puisqu’ils n’y sont que 30(cf. note 4). Toutefois les résultats les concernant, même s’il faut les considérer avec précaution, vont dans le même sens que ceux portant sur l’ensemble des adhérents. Sur ces 30 personnes, 4 seulement n’ont pas accès à internet ; 7 ignorent l’existence du site ou des programmes en ligne ; 2 ne les utilisent pas ; 17 les considèrent comme une source essentielle d’information. La méconnaissance du site reste une raison essentielle de sa non utilisation.
Tout comme les programmes, InfoSorties est méconnu, mais largement utilisé par ceux qui connaissent la rubrique. Elle est ignorée de 46% de ceux qui ont accès à internet et connaissent le site (et on a vu que tous les adhérents sont loin de le connaître). Au total seulement un adhérent sur trois sait qu’InfoSorties existe.
Lorsque la rubrique est connue, sans être aussi utilisée que les programmes, elle l’est dans plus de 75% des cas. Ce taux d’utilisation s’élève même à 90% parmi ceux qui sortent effectivement avec le Club et sont au courant de l’existence d’InfoSorties, ce qui montre bien son utilité. Malheureusement, sur 100 adhérents qui sortent avec le Club et ont accès à internet, 44 ignorent soit l’existence du site, soit celle de la rubrique.
Le cas des forums est différent. Leur existence est connue de 31% des enquêtés : un pourcentage qui n’est pas bien différent de celui observé pour les programmes ou l’espace membres. Par contre seulement la moitié des adhérents au courant de l’existence des forums les consultent (la proportion de ceux qui y écrivent étant bien sûr inférieure). Au total, un adhérent sur six déclare consulter les forums. C’est le cas, cependant, d’un adhérent sur trois parmi les plus actifs dans le cadre du Club : ceux qui sortent avec lui à la fois à la journée et en sorties de plusieurs jours. Le rôle de service et de lien des forums n’est donc pas négligeable pour les adhérents qui participent le plus au Club.
Les chiffres concernant l’espace membres seront rapidement obsolètes, lorsque davantage d’adhérents sauront qu’ils peuvent y trouver les programmes à la journée. Au moment de l’enquête, 27% des adhérents connaissaient son existence et 15% déclaraient l’utiliser(cf note 6). Parmi ceux qui font des sorties de plusieurs jours et à qui il pouvait rendre le plus de services, 60% des utilisateurs potentiels étaient des utilisateurs effectifs. L’espace membres était en décembre 2005 un service jeune et encore en rôdage et son taux d’utilisation n’est en fin de compte pas négligeable.
Enfin, 13% des adhérents déclarent connaître d’autres rubriques du site et 9% les utiliser. Il s’agissait cependant d’une question ouverte, ce qui peut entraîner des omissions.
Les “ accros ” du site, ceux
qui déclarent le visiter au moins une fois par semaine, sans être rares, sont
très minoritaires : 17% des adhérents ayant
accès à internet et connaissant l’existence du site. Inversement, parmi ces
adhérents, il n’y en a pas tellement qui ne se rendent jamais sur le
site : 12% seulement. La plus grande partie des adhérents qui peuvent
accéder au site (parce qu’ils ont un accès internet et, cette limitation est au
moins aussi importante, parce qu’ils savant qu’il existe) le visitent au moins
une fois par mois mais moins d’une fois par semaine (35%) ou moins d’une fois
par mois(cf note 6)
(36%).
Ces statistiques de fréquentation suggèrent que le site est, pour la plupart des adhérents, plus un outil de service qu’un lien avec le Club. C’est d’ailleurs normal, le Club ayant une vocation avant tout sportive.
Les adhérents qui fréquentent le plus le site sont ceux qui y trouvent des informations utiles à leur pratique. En décembre 2005, il s’agissait essentiellement des adhérents pratiquant avec le Club des sorties sur plusieurs jours (tableau 2). Parmi ceux qui étaient à la fois à la journée et sur plusieurs jours avec le Club en 2005, 74% des adhérents ayant accès à internet et connaissant l’existence du site déclaraient le visiter au moins une fois par mois ; parmi ceux qui ne sortaient qu’en sorties de plusieurs jours, 60% ; parmi les pratiquants exclusifs des sorties à la journée 44% ; et parmi ceux qui n’avaient pratiqué aucune activité avec le Club seulement 39%.
Tableau 2
La fréquentation du site est liée à la
participation aux activités du Club
Pratique dans le cadre du Club et
fréquentation du site internet
Champ : adhérents
ayant accès à internet et connaissant l’existence du site
|
Visite le site En 2005, est sorti avec le Club |
Au moins une fois par
semaine |
Au moins une fois par
mois |
Moins souvent |
Jamais |
Total |
|
A la journée et
sorties de plusieurs jours |
30% |
44% |
22% |
4% |
100% |
|
Seulement sur
plusieurs jours |
28% |
32% |
36% |
4% |
100% |
|
Seulement à la journée |
11% |
33% |
34% |
22% |
100% |
|
Jamais |
8% |
31% |
43% |
18% |
100% |
|
Ensemble |
17% |
34% |
36% |
13% |
100% |
|
|
|
|
|
|
|
Lire ainsi : parmi les adhérents ayant accès à internet et
connaissant l’existence du site qui sont sortis avec le Club en 2005 à la fois à
la journée et en sorties de plusieurs jours, 30% visitent le site au moins une
fois par semaine.
Seuls 24% des adhérents qui ne regardent pas les programmes sur le site déclarent néanmoins visiter celui-ci plus d’une fois par mois. Ceci confirme que l’usage du site n’est pas séparable de son rôle d’information sur les programmes, l’état des sorties, etc., même s’il ne s’y limite pas.
En d’autres termes, on ne “ surfe ” pas sur le site, on le consulte. On a donc peu de chances d’arriver par hasard sur une rubrique. Or si on ne connaît pas l’existence de rubriques utiles, on ne va pas sur le site. Il y a donc un cercle vicieux de la méconnaissance du site, qu’il faut rompre si on veut que celui-ci joue un rôle à la mesure de ses potentialités.
Même les adhérents qui les utilisent ont du mal à identifier les rubriques et connaissent mal leur nom : cela s’est vu au moment de la collecte. Il est évidemment délicat de changer le nom de rubriques déjà assez largement utilisées. Peut-être la page d’accueil pourrait-elle être modifiée, par exemple pour mieux mettre en valeur les rubriques principales.
Mais surtout, si le Club veut que son site soit plus largement utilisé, il faut qu’il le fasse connaître à travers ses autres médias.
L’accès à internet constitue encore un problème pour certaines catégories d’adhérents. Si on considère l’ensemble des membres du Club, le pourcentage de ceux qui ne sont pas connectés peut être considéré comme résiduel : à peine 20% ; d’autant que ce pourcentage baissera avec le temps. Mais les disparités d’accès et d’usage ne sont pas négligeables.
Parmi les adhérents de plus de 60 ans, seuls 45% ont accès à internet, alors que la proportion est de 89% pour les 40-60 ans et de 96% pour les moins de 40 ans (tableau 3).
Tableau 3
Taux d’accès à internet, par classe d’âge
|
Moins de 40 ans |
96% |
|
40/60 ans |
89% |
|
Plus de 60 ans |
45% |
|
Ensemble |
81% |
Lire ainsi :
parmi les adhérents de catégorie 1 de moins de 40 ans, 96% ont accès à
internet.
Mais la
différence va au-delà des seuls taux d’accès. Même si on se limite aux seuls
adhérents connectés à internet, la connaissance du site est moindre chez les
plus de 60 ans que chez les 40-60 ans et moindre chez ceux-ci que chez les
moins de 40 ans (tableau 4). Et même parmi les seuls membres du Club
connaissant l’existence du site, la fréquence des visites, pour autant que les
effectifs de l’échantillon permettent de conclure, décroît avec l’âge.
Tableau 4 Connaissance de l’existence du site, par classe
d’âge
Champ : adhérents ayant accès à internet
|
Moins de 40 ans |
83% |
|
40/60 ans |
75% |
|
Plus de 60 ans |
64% |
|
Ensemble |
76% |
Lire ainsi :
parmi les adhérents de catégorie 1 de moins de 40 ans ayant accès à internet,
83% savent que le Club a un site internet.
Pour les adhérents les plus âgés, il est donc nécessaire, au moins pour le moment, de conserver un format papier pour les programmes.
Il n’en reste pas moins que, même parmi les adhérents âgés, beaucoup ont accès à internet. Or le taux d’adhérents connectés tend, semble-t-il, à être sous-évalué dans les estimations spontanées. Ce n’est également que récemment que le Club en tant qu’institution a pris conscience de l’importance de ce média.
Une explication parmi d’autres en est peut-être le fait que l’accès à internet et l’usage du site sont moindres chez les adhérents les plus anciens(cf note 7). Or ceux-ci, directement ou par l’intermédiaire de leurs relations, sont largement surreprésentés dans les différentes instances de discussion du Club.
La différence dans l’utilisation du site entre les plus de 60 ans et les adhérents plus jeunes est-elle purement une affaire de génération ? Une partie au moins des écarts peuvent être liés à la possibilité d’utiliser internet et d’accéder au site du Club depuis son lieu de travail.
Le taux d’accès à internet est de 98% parmi les adhérents cadres ou chefs d’entreprise, de 85% parmi les autres adhérents ayant un emploi et de 48% parmi les retraités, les chômeurs et les autres personnes sans emploi. En ce qui concerne les comportements, les non cadres tendent à se rapprocher des retraités. Ceci peut être lié à des raisons culturelles au sens large : il a été largement démontré que l’accès aux outils informatiques est plus facile pour ceux qui ont fréquenté longuement l’école(cf note 8). La facilité plus grande des cadres et chefs d’entreprise à passer, pendant leur travail, quelque temps sur le site du Club sans que cela pose de problème peut aussi jouer un rôle.
Plus de 70%
des adhérents de catégorie 1 reçoivent la revue dans leur foyer. Ils lisent, régulièrement
ou plus occasionnellement, la plupart des rubriques. Leurs jugements sur la
revue sont dans l’ensemble positifs. Mais la revue est moins lue par les
adhérents les plus récents et par ceux qui ne sont pas obligés d’y avoir
recours pour consulter les programmes.
Parmi les
adhérents de catégorie 1 interrogés, 72% déclarent recevoir la revue dans leur
foyer. Ce taux, élevé, correspond à environ 2500 personnes, ce qui concorde à
peu près avec le nombre d’abonnés calculé à partir du fichier d’abonnés. Et il
y a sans doute peu de foyers qui paient plus d’un abonnement à Paris-Chamonix.
La revue est donc très largement diffusée, plus que ne pourrait le laisser
croire le simple ratio abonnés / adhérents.
Toujours parmi
les adhérents de catégorie 1, 6% seulement ne connaissent pas l’existence
de la revue. Et 22% ont fait le choix de ne pas s’abonner et de ne pas abonner
leur foyer.
Les anciens
abonnés désabonnés représentent 9% des adhérents. En d’autres termes, 12% des
adhérents de catégorie 1 qui ont été un jour abonnés ont résilié leur
abonnement(cf note 9).
Comme pour le
site internet, l’usage instrumental de la revue est le plus largement répandu.
Ce que les abonnés lisent en premier lieu, ce sont les programmes : 68%
déclarent les lire à chaque parution et 15% environ une fois sur deux.
Seulement 4% des abonnés ne consultent jamais les programmes.
Autre rubrique
présente dans tous les numéros, les chroniques (comme “ L’écho des
sentiers et de l’environnement) sont moins universellement lues que les
programmes, mais rencontrent quand même un succès certain : 45% des
abonnés déclarent les lire à chaque parution et 28% environ une fois sur deux.
Seulement 10% avouent ne jamais lire les chroniques.
Un article sur
chaque activité ne paraissant pas à chaque numéro, la formulation des questions
sur la lecture de ces articles ne proposait pas de répondre par une fréquence
précise et les résultats ne sont pas strictement comparables aux précédents.
Toujours est-il que 75% des abonnés disent lire “ la plupart du
temps ” les articles concernant les activités qu’ils pratiquent et moins
de 10% ne les lisent jamais. Les articles concernant des activités qu’on ne
pratique pas soi-même sont moins lus : jamais dans 25% des cas et la
plupart du temps seulement dans 21%.
En résumé,
presque tous les abonnés lisent les programmes, la plupart lisent généralement
les chroniques et les articles sur leur(s) activité(s), mais les articles sur
les activités ont du mal à intéresser ceux qui ne les pratiquent pas.
La revue est
donc lue, même si ce n’est pas autant qu’on pourrait le souhaiter. Les
appréciations subjectives des abonnés confirment que la satisfaction l’emporte.
Une large
majorité des abonnés trouvent la revue “ intéressante ” : 87%
contre 8% qui la jugent “ pas intéressante ” et 5% de sans opinion.
De même 70% des lecteurs pensent que la revue les informe suffisamment sur la
vie du Club, contre 17% qui pensent le contraire. Le taux de sans opinion est
ici assez élevé : 12%. Peut-être ces adhérents ont-ils eu peu l’occasion
de réfléchir à l’information qu’ils souhaiteraient avoir, dans l’idéal, sur la
vie du Club.
Tableau 5
Des abonnés
satisfaits… ou sans opinion
Opinions des abonnés sur la revue
|
|
Oui |
Non |
Sans opinion |
|
Intéressante |
87% |
8% |
5% |
|
Pas chère |
60% |
19% |
21% |
|
Informe bien sur
la vie du Club |
70% |
17% |
12% |
Lire ainsi : parmi les adhérents recevant la revue dans leur
foyer, 87% jugent la revue intéressante.
Une majorité
également la jugent “ pas chère ” : 60%. Mais si 19% seulement
la jugent chère, 21% n’ont pas d’opinion, principalement (selon leur
déclaration aux enquêteurs) parce que son prix se confond pour eux avec ce lui
de l’adhésion. Que 40% ignorent le prix de la revue ou le trouvent trop élevé
est un facteur de fragilité.
Soit on
s’abonne au moment de sa première adhésion, soit on ne s’abonne jamais. Plus
précisément, 5% seulement des abonnés ont décidé de souscrire l’abonnement
postérieurement à leur première adhésion au Club.
Ce constat
doit être rapproché d’un autre : le taux d’abonnement est nettement
inférieur parmi les adhérents récents que parmi les anciens. Chez ceux qui
déclarent avoir adhéré au Club avant 1992, 81% reçoivent la revue. Le
pourcentage tombe à 63% parmi ceux dont l’adhésion est postérieure à 2000(cf note 10).
Autre signal
inquiétant : parmi les seuls abonnés, la lecture de la revue est moins
assidue parmi les abonnés récents. Ceci joue peu pour les programmes et les
articles sur les activités pratiquées. Par contre, les chroniques, lues à
chaque numéro ou presque par 60% des abonnés inscrits au Club depuis 1991 ou
avant, ne le sont que par moins de 35% des abonnés moins anciens au Club. Et si
28% des “ vieux cafistes ” disent lire la plupart du temps les
articles consacrés à d’autres activités que les leurs, ce n’est le cas que de
10% des abonnés ayant adhéré depuis 2001. Les articles sur les activités ne
remplissent donc qu’imparfaitement leur rôle de promotion du caractère
multisport du Club auprès des adhérents récents.
Tableau 6
Une revue moins
lue par les adhérents récents
Taux de réception de la revue en fonction
de la date d’adhésion
|
Avant 1992 |
81% |
|
Entre 1992 et 2000 |
70% |
|
Depuis 2001 |
63% |
Lire ainsi : parmi les adhérents de catégorie 1 ayant adhéré
avant 1992, 81% reçoivent Paris-Chamonix dans leur foyer.
De plus, ces
adhérents récents ne sont réellement intéressés que par une minorité des pages
de la revue, ce qui pose le problème de leur fidélisation en tant que lecteurs.
Faut-il alors se réjouir que seulement 10% environ d’entre eux jugent la revue
“ pas intéressante ” tandis que 5 à 10% n’ont pas d’opinion ? Ou
observer que ces chiffres sont respectivement de 5% et 2% chez les adhérents
d’avant 1992, ce qui suggère que la revue répond mieux aux attentes des plus
anciens, même si les plus récents se déclarent, quand même, en majorité
satisfaits ? Un abonné insatisfait est à coup sûr un abonné qui risque
d’être perdu. Un abonné qui se déclare satisfait doit-il être considéré comme
fidèle à coup sûr ?
Une partie des
abonnés sont des abonnés forcés, parce qu’ils n’ont guère d’autre moyen
d’accéder aux programmes d’activité qui les intéressent : certains s’en
sont d’ailleurs plaints sur le forum du Club.
Nous avons
considéré comme “ forcés de s’abonner ” :
- ceux qui sortent avec le Club et n’ont pas accès à internet ;
- ceux qui sortent avec le Club et n’ont pas connaissance de l’existence du site ou de l’existence des programmes sur le site ;
- ceux qui sortent à la journée avec le Club, car au moment de l’enquête la présence de certains programmes de sorties à la journée sur l’espace membres était peu connue.
Parmi ces adhérents “ forcés de s’abonner ”, 11%... ne sont pas abonnés. Ils utilisent le secrétariat, le bouche-à-oreille ou les photocopies faites par des camarades abonnés.
Il est plus important de constater que parmi les autres adhérents, le taux d’abonnement tombe à 58%.
En outre, parmi les adhérents récents qui ne sont pas “ forcés de s’abonner ”, le taux d’abonnement n’est guère supérieur à 50%. Ce taux peut être considéré comme une estimation (probablement optimiste) du taux attendu à moyen-long terme si les programmes sont disponibles sur le site et si la revue n’évolue pas. Pour que le nombre d’abonnés se maintienne, il faudrait alors que le Club augmente de plus de 40% ses effectifs.
Cependant les “ abonnés forcés ” ne sont pas des abonnés mécontents. Ils lisent à peu près autant les diverses rubriques de la revue que les autres et ne la trouvent pas moins intéressante, ni plus chère. Ce n’est donc pas tant la qualité de la revue qui parait poser problème que le fait que la raison principale de l’abonnement est de disposer des programmes, les articles ayant le statut d’un supplément, facultatif bien qu’apprécié.
Les autres médias du Club
Paris-Cham
et le site internet ne sont pas les seuls moyens d’information sur les
programmes. Ils sont cependant les plus utilisés. La brochure Neiges est
citée par 26% des adhérents comme un de leurs principaux moyens d’information
sur les programmes. Seulement 18% citent Glaces et sentiers. Une
proportion analogue cite le secrétariat. Quant au bouche à oreille, ce très
vieux média reste très employé : 32% des membres du Club le considèrent
comme une de leurs principales sources d’information sur les programmes.
Les adhérents rejettent massivement
l’idée d’un arrêt de la revue. Mais, dans leur majorité, ils souhaitent une
évolution. Site et revue apparaissent comme complémentaires.
Les adhérents interrogés dans le cadre de l’enquête étaient priés de se situer par rapport à quatre scénarios d’évolution de la revue :
- diffuser les programmes à part et réduire la périodicité de
la revue en baissant son prix ;
- une revue en ligne sur Internet ;
- l’arrêt de la revue ;
- ne rien changer.
Etaient-ils “ tout à fait d’accord ”, “ plutôt d’accord ”, “ plutôt pas d’accord ” ou “ tout à fait contre ” chacun d’entre eux ou bien ne se prononçaient-ils pas ?
Les résultats figurent dans le tableau 7. Ils doivent être interprétés avec prudence pour diverses raisons :
- les réponses à ce genre de questions sont très sensibles à leur formulation précise ;
- certains scénarios ont pu être mal compris ;
- ces scénarios ne sont pas forcément réalistes ;
- les réponses ne distinguent pas les adhérents qui ont réfléchi à la question et ont un avis tranché de ceux qui n’y avaient guère pensé et peuvent changer d’avis, voire ont répondu un peu au hasard.
Les non
réponses sont nombreuses : 18% à 27%. Ceci suggère que beaucoup
d’adhérents ont peu eu l’occasion de réfléchir à l’avenir de Paris-Chamonix.
C’est même la suggestion la plus simple à comprendre, “ ne rien
changer ”, qui amène le plus fort taux de non réponses. Un peu comme si
certains pensaient : “ changer sans doute, mais quoi ? ”.
L’arrêt pur et
simple de la revue est massivement rejeté : 70% d’opinions défavorables
(plutôt pas d’accord ou tout à fait contre) pour seulement 11% d’opinions
favorables (plutôt ou tout à fait d’accord). Le solde des réponses favorables
et défavorables s’établit à - 59%.
Tableau
7
Attachement
à la revue mais refus de l’immobilisme
Opinions
des adhérents sur des évolutions possibles de Paris-Chamonix
|
Seriez-vous : pour : |
Tout à fait d’accord |
Plutôt d’accord |
Plutôt pas d’accord |
Tout à fait contre |
Ne sait pas |
Total |
|
c) L’arrêt de la revue. |
4% |
7% |
16% |
54% |
19% |
100% |
|
d) Ne rien changer. |
14% |
19% |
21% |
18% |
27% |
100% |
|
Diffuser les programmes à part et réduire la périodicité de la revue en baissant son prix. |
14% |
27% |
19% |
16% |
24% |
100% |
|
b) Une revue en ligne sur Internet. |
29% |
19% |
12% |
22% |
18% |
100% |
Lire
ainsi : 14% des adhérents se déclarent tout à fait d’accord avec l’idée de
diffuser les programmes à part et réduire la périodicité de la revue en
baissant son prix.
Mais ne rien
changer suscite aussi une opposition majoritaire, beaucoup moins unanime il est
vrai : le solde des réponses est ici de – 6%.
En fin de compte, ce sont les scénarios proposant des évolutions importantes, mais préservant l’existence de la revue qui recueillent une majorité (courte) d’avis favorables : + 6% pour diffuser les programmes à part et réduire la périodicité de la revue en baissant son prix ; + 14% pour une revue en ligne sur internet. Dans les deux cas, les non réponses sont cependant nombreuses.
Les réponses des abonnés ne sont pas radicalement différentes de celles de l’ensemble des adhérents.
La revue en ligne sur internet suscite un accord très majoritaire de ceux qui ont accès à ce média : parmi eux le solde des opinions favorables et défavorables est de + 30%. Par contre les “ non connectés ” rejettent, de façon bien compréhensible, cette solution (solde de -58%). Les utilisateurs d’internet en général, et ceux qui fréquentent le site en particulier, rejettent très majoritairement l’arrêt pur et simple de la revue.
En fait site
et revue apparaissent plus comme complémentaires que comme directement
concurrents. Les adhérents qui fréquentent le plus le site internet sont aussi
ceux qui lisent le plus les différentes rubriques de la revue. Ils sont en
effet plus souvent fortement impliqués dans la vie du Club.