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De Haute-Ariège en Catalogne

Cinq vallées de France et d’Espagne

14 au 18 juillet 2004

Organisateur : Michel GOLLAC

 

 

Cinq jours pour changer de monde ! Sauvagerie de la Haute-Ariège, immensité des paysages de Cerdagne, lacs du Capcir, lumière du Conflent, douceur et violence du Val de Freser : cinq vallées, toutes différentes, toutes séduisantes nous feront passer de France en Espagne. " Frontière sauvage ", " montagne d’Europe " : au-delà des slogans publicitaires, le visage fascinant des Pyrénées occitanes et catalanes.

PROGRAMME

Mercredi 14 juillet : Ariège sauvage. Rendez-vous à 7h15 à la gare de Mérens-les-Vals (départ possible de Paris-Austerlitz la veille à 21h56 par train-couchettes). Nous remontons la longue vallée du Nabre, typiquement ariégeoise, entre ses versants raides, rocheux ou boisés. Des sources sulfureuses, les cascades du saut du Nabre, le minuscule lac de l’Estagnas agrémentent une montée qui nous mène à la Porteille des Bésines (2 333 m). Le refuge des Bésines nous accueille dans un très beau site, près de l’Etang du même nom.

Jeudi 15 : le monde d’en haut. Montée matinale au Pic de la Coma d’Or (2 826 m) et découverte des paysages de Haute Cerdagne. Le contraste est total avec le versant ariégeois. L’étang de Lanous, le plus grand des Pyrénées, s’étale librement dans une large vallée à plus de 2 200 m d’altitude. Après l’avoir longé, une petite montée nous mène à la Porteille de la Grave (2 426 m). Nous n’aurons plus qu’à descendre la vallée de la Têt et à longer l’étang des Bouillouses, au milieu des forêts de pins, pour gagner le refuge.

En option : en cas de beau temps sûr (et pas trop chaud) et de grande forme, possibilité de monter au Puig de la Grave (2 671 m) depuis la Porteille du même nom. On peut même envisager un itinéraire plus difficile et sportif : traverser, plutôt que la Porteille de la Grave, le Puig Carlit (2 921 m), point culminant des Pyrénées Orientales, quitte à raccourcir l’étape du lendemain.

Et ça continue en page 2…

Vendredi 16 : entre hier et demain. Nous commencerons la journée par une visite au lac d’Aude et l’ascension du Mont Llaret (2 376 m) d’où la vue embrasse à la fois le Capcir, haute vallée de l’Aude et la Cerdagne, haute vallée du Sègre. Pourquoi choisir : un pied dans chaque vallée, un parcours en forêt nous mènera aux abords de Mont Louis, place forte créée par Vauban en 1 679 dont les remparts sont intacts et dont les fossés abritent un four solaire expérimental. Nous irons enfin à Planès, village aux portes du Conflent. Le plan de son église romane continue à intriguer historiens et archéologues.

Samedi 17 : par delà les monts. Le col du Pla de Cédeilles (1 911 m) nous donne accès à la vallée de la Ribérole, sinueuse, sauvage, tourmentée. Par le col d’En Bernat (2 616 m), nous parvenons au col de Nou Fonts (2 652 m). C’est la frontière ! Un superbe parcours de crête nous mène au pic de la Fosse du Géant (2 799 m) et au col de la Vaca (2 725 m), d’où nous descendons dans la bucolique vallée espagnole de Coma de Vaca.

Dimanche 18 : un dimanche en Espagne. Souvenir d’aménagement hydroélectriques, le " chemin des ingénieurs " est un spectaculaire sentier en corniche au-dessus des gorges du Freser. Il nous conduit à Nuria. Ce lieu de pèlerinage à 2 000 m d’altitude, où fut rédigé en 1 932 le statut d’autonomie de la Catalogne, est devenu une station familiale de sport d’hiver. Nous y trouverons un train à crémaillère, mais s’il fait beau et pas trop chaud, nous préfèrerons peut-être continuer à pied dans les gorges de la rivière de Nuria, jusqu’à Queralbs. Crémaillère pour Ribes de Freser où nous trouverons des trains pour Latour de Carol et Paris ou pour Barcelone.

En option: en cas de beau temps sûr et de très grande forme, possibilité de repasser de Nuria en France par le col de Finestrelles (2 604 m) ; en ce cas, nous trouverons à Err le fameux petit train jaune de Cerdagne, direction Latour de Carol ou Perpignan.  Il est même envisageable de traverser le Puigmal (2 910 m), plus haut sommet de la crête frontière entre l’Andorre et la mer ; il conviendrait alors de rejoindre Latour de Carol en taxi.

Ce programme indicatif n’est pas contractuel. L’organisateur se réserve le droit de le modifier à tout moment, notamment en fonction des conditions météorologiques ou nivologiques ou de la forme du groupe .

Quelques informations

 

Niveau technique ▲▲ : randonnée montagnarde : Cette randonnée ne comporte pas de passages particulièrement difficiles ou vertigineux. Cependant elle se déroule parfois hors sentier, ou sur des sentiers mal tracés, en éboulis ou terrain rocailleux. Quelques rares pentes sont raides. Normalement, pendant la seconde quinzaine de juillet, l’itinéraire n’est pas enneigé. Quelques névés tardifs ne sont cependant pas exclus. Par enneigement exceptionnel, certains passages peuvent être délicats, ou doivent être évités.

Niveau physique SOutenu : Certaines étapes sont longues, et les dénivelés sont sensiblement supérieurs à ceux de la plupart des randonnées en Ile-de-France. Par beau temps stable, nous n’aurons aucune raison de nous presser, au contraire. Mais il faut éviter de s’attarder sur les crêtes en cas d’évolution orageuse : progresser à allure soutenue en terrain accidenté est alors un élément important de la sécurité du groupe.

Cette randonnée exige donc un minimum d’entraînement et une très bonne condition physique. En cas de doute, n’hésitez pas à tester votre forme. Pour les franciliens : circuit des 25 bosses aux Trois-Pignons (par le J.A. Martin, balisage rouge) en 6 h, haltes comprises.

Etape

Durée*

Montée*

Descente*

Mercredi

6 h

1200 m

400 m

Jeudi

8 h 30

1 100 m

1 000 m

Vendredi

7 h 30

500 m

1 000 m

Samedi

9 h

1 400 m

900 m

Dimanche

5 h

200 m

1 000 m

* : options non incluses

Hébergement, restauration

Hébergement en gîtes d'étape. Couvertures fournies, drap de lit ou "sac à viande" recommandé.

Petits déjeuners et dîners fournis par les gîtes. Déjeuners "tirés du sac".

Pour cause de départs matinaux, les petits déjeuners risquent, au vif regret de l’organisateur, de ne pas comprendre tous les jours rôties, jus de pamplemousse, œufs au bacon et café pur Arabica.

Climat

Les Pyrénées catalanes, françaises et espagnoles, jouissent d’un climat méditerranéen, à l’ensoleillement exceptionnel. Juillet y est le mois le plus favorable. Un mauvais temps durable, comme on en rencontre parfois dans les Pyrénées occidentales et centrales, ou en Savoie, est ici très peu probable en cette saison. Et la flore est encore en pleine forme.

Toutefois, en raison de la proximité de la mer et de la chaleur qui règne en plaine, des orages éventuellement violents sont susceptibles d’éclater l’après-midi et quelquefois dès la mi-journée, en particulier sur le versant espagnol. Il convient dans tous les cas de partir tôt et si besoin est de forcer l’allure, voire de modifier l’itinéraire. Exceptionnellement une situation orageuse établie pendant un ou plusieurs jours peut contraindre à utiliser des parcours de remplacement.

D’autre part la montagne catalane est exposée à des vents qui peuvent être très violents, et il peut y faire froid même au cœur de l’été.

Au long de notre itinéraire, nous traverserons des régions aux microclimats différents. Le Conflent et le Val de Freser sont particulièrement marqués par la proximité de la Méditerranée, tandis que les influences septentrionales pénètrent en Capcir. La Cerdagne, tournée vers le bassin de l’Ebre, est, avec le littoral varois, la région française la plus ensoleillée.

Quant à la Haute Ariège, elle doit à son climat atlantique fraîcheur, nuages, pluies, sapins et cascades. Mais la haute montagne est souvent dégagée alors même que la moyenne montagne connaît brouillard ou averses.

Crème solaire, vêtements chauds, imperméables et coupe-vent nous seront donc également nécessaires.

Cartes

Rando-éditions Pyrénées n° 8, cartes IGN Top 25 n° 2249ET, 2249ET, 2250ET.

Equipement

Indispensable

[] chaussures de montagne à tige montante et semelles anti-dérapantes (type Vibram)

[] vêtement chaud (type veste polaire)

[] vêtement imperméable et coupe-vent (type anorak)

[] chapeau

[] crème solaire

[] lunettes de soleil

[] gourdes ou bouteilles incassables pouvant contenir au moins 2 litres de liquide

[] sacs poubelle (le CAF protège l’environnement !)

[] couverture de survie (pas de panique : c’est prévu pour ne pas servir, ça pèse quelques grammes et ça coûte quelques francs)

[] deux bâtons de marche téléscopiques (facultatifs s’il n’y a pas de neige ou si vous avez un piolet)

[] frontale ou lampe de poche

[] sifflet (en cas de brouillard)

[] sac à viande ou drap

[] votre carte du CAF

Vivement recommandé

[] sacs plastique (pour emballer vos affaires en cas de grosse pluie)

[] passeport ou carte d’identité

[] petite pharmacie personnelle

[] cape de pluie (très utile en cas d’orage, mais son port est dangereux en terrain accidenté : elle ne remplace donc pas l’anorak)

[] gants

[] guêtres

[] maillot de bain (si vous avez l’occasion de prolonger votre séjour : il y a des sources chaudes à proximité, et la mer à quelques dizaines de km)

 

 

 

Inscription

Au plus tard le 30 juin, au secrétariat du CAF Ile-de-France, 12, rue Boissonade, 75014 Paris, avec versement du montant prévu de la participation aux frais. Référence : randonnée RW 44. Ouverture des inscriptions le 14 mai.

La participation aux frais comprend l’hébergement, les dîners (sauf dimanche), les petits déjeuners, ainsi que les frais administratifs et les frais d’organisation. Elle ne comprend pas le transport jusqu’à Mérens ni depuis Nuria ou Queralbs, ni les boissons et en-cas divers. Elle s'élèvera à environ 190 euros.

Vous pouvez souscrire une assurance annulation, bagages et interruption de séjour. Cette assurance coûte 8 euros ou plus et comporte une franchise. Pour plus de détails, adressez-vous au secrétariat.

Pour tout renseignement complémentaire, contactez l’organisateur : gollac.michel (chez) wanadoo.fr