Serpent d'acier à l'Aiguille du Midi...

JFM
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Re: Serpent d'acier à l'Aiguille du Midi...

Message par JFM »

Pour m'être rendu à l'Aiguille du Midi ce jour, le serpent d'acier circonscrivant le sommet central de l'aiguille du Midi m'a semblé moins contestable que ne m'avait laissé pensé les photographies publiées dans "Le Dauphiné Libéré". Il a pour intérêt de séparer la circulation des touristes de celle des alpinistes qui gagnent par exemple le refuge des Cosmiques.
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Serpent d'acier à l'Aiguille du Midi...

Message par JFM »

Comment a-t-il était possible de laisser se faire une telle monstruosité?
Je découvre en lisant "Le Dauphiné Libéré" ce tube d'acier qui circonscrit l'un des pics de l'Aiguille du Midi. Qui a protesté?
Au moins à la Pointe Helbronner, les valdotains se sont limités à permettre la seule vue du versant italien du Mont Blanc...

Voici l'orgeuilleuse annonce du quotien régional. Désespérant...
Jean-Françoois Mougenot

"L’ouvrage vaut le détour… “Le Tube”, à l’Aiguille du Midi, offre aux visiteurs la possibilité de faire le tour complet du sommet aussi réputé pour son “Pas dans le vide”. L’aboutissement d’une vaste phase de travaux d’aménagement du site.
La transition se fait naturellement : d’un couloir de glace, le visiteur se retrouve dans un gigantesque tube en acier. Simplement en poussant une porte. De minuscules fenêtres situées près du sol permettent de jeter un œil vers l’extérieur, sur les sommets environnants. Nous sommes à quelque 3 770 mètres d’altitude, dans la partie sommitale de l’Aiguille du Midi culminant à 3 842 mètres, sur la commune Chamonix.
Entre la terrasse Rébuffat et l’aile Mont-Blanc, l’ouvrage de 64,5 tonnes d’acier s’est confortablement installé, nécessitant, pour son couchage, pas moins de 220 mètres cubes de béton. Sur une longueur de 33 mètres, le “Tube” de près de quatre mètres de diamètre permet de relier deux points stratégiques de l’aiguille. L’objectif étant de faciliter la circulation des touristes. On avait du mal à expliquer aux visiteurs comment profiter le plus possible de leur visite sur le site, explique Mathieu Dechavanne, le PDG de la Compagnie du Mont-Blanc qui exploite le site sous forme de délégation de service public pour la commune. Désormais, et depuis un peu plus d’un mois, après une arrivée par le téléphérique de l’Aiguille du Midi, chacun emprunte une passerelle puis suit le sens de la visite indiqué par un panneau. Une ronde bien orchestrée autour du “piton” central.
Plus de 500 rotations d’hélicoptères
Un tel ouvrage a forcément un coût. Celui-ci s’élève à 2,5 millions d’euros. Rien que ça ! Il faut dire que l’équipement est une prouesse technique. Mathieu Dechavanne va même jusqu’à le caractériser de véritable ouvrage d’art. Et pour cause, à une telle altitude, les conditions de travail ne sont pas les mêmes qu’en bas. Pour transporter les matériaux, d’une part : plus de 500 rotations d’hélicoptères ont été nécessaires avant l’assemblage sur place. Il fallait également faire face à l’importance de l’enneigement - 300 jours blancs par an environ - et aux conditions météo. Mais aussi à la poussée du glacier suspendu en face sud et au terrain escarpé, le Tube ayant été ancré au-dessus du vide. Cinq années ont été, au total, nécessaires pour l’aboutissement du chantier.
Récolter un haut niveau de satisfaction
La construction n’a pas pour objectif d’attirer davantage de monde. Il s’agit cependant de récolter un haut niveau de satisfaction en améliorant l’expérience des visiteurs. Car, outre la technicité de sa réalisation, elle n’a finalement pas de véritable attrait touristique. Quelques magazines spécialisés sont en revanche curieux de savoir comment un tel “monstre d’acier” peut être assemblé à près de 4 000 mètres d’altitude. La Compagnie du Mont-Blanc s’en sert également comme outil de communication en proposant des visites, ce qu’elle a fait mercredi avec une délégation du gouvernement chinois en séjour à Chamonix. Pour attirer toujours plus de visiteurs, notamment les Chinois, si chers en période d’intersaison.
Cette année 2016 marque aussi la fin d’un vaste chantier de réaménagement du site qui avait vu naître le fameux “Pas dans le vide”, cette cage de verre inaugurée en 2014 et dans laquelle on peut entrer et voir, sous ses pieds, 1 000 mètres de vide. Cette attraction avait permis de booster la fréquentation de 35 % dès la première année ! Mais encore un musée de l’alpinisme, un hall vitré et la rénovation, notamment, de la gare sommitale. Un immense chantier de 15 millions d’euros sur ces 10 dernières années. Dont l’aboutissement a été marqué au printemps par l’inauguration de ce Tube dont le projet n’est pourtant pas né de la dernière neige. À l’origine de l’aménagement de l’Aiguille, en 1954, le souhait de pouvoir faire le tour complet du sommet était soulevé. On a pu le faire avec les moyens modernes, se félicite Mathieu Dechavanne. Soixante ans plus tard, la boucle est bouclée .
"
Par Rémi MILLERET | Publié le 01/07/2016
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