Blog du CAF IdF

Les outils de communication du caf d’ile-de-france

par Michel Gollac, Flavien Guittard et Sophie Trentin

Ce papier se fonde sur une enquête réalisée par Sylvia Fouetillou, Flavien Guittard, Véronique Innocenti, Régina Lachaume, Fatiha Laradji, Frédéric Mauriol, Sophie Moustakas, Lady Nahm-Tchougli, MayLy Nguyen,

Jamila Salamat, Grégory Schloha , Fyntha Tchissambou, Sophie Trentin, Rosalie Vogel, Carole-Inès Vouidibio,

dans le cadre d’un cours dirigé par Michel Gollac et Catherine Paradeise du mastère “ Organisation, ressources humaines, communication ” de l’Université de Marne-la-Vallée.

Les outils de communication du caf d’ile-de-france

 Ce papier se fonde sur une enquête réalisée par Sylvia Fouetillou, Flavien Guittard, Véronique Innocenti, Régina Lachaume, Fatiha Laradji, Frédéric Mauriol, Sophie Moustakas, Lady Nahm-Tchougli, MayLy Nguyen,

Jamila Salamat, Grégory Schloha , Fyntha Tchissambou, Sophie Trentin, Rosalie Vogel, Carole-Inès Vouidibio,

dans le cadre d’un cours dirigé par Michel Gollac et Catherine Paradeise du mastère “ Organisation, ressources humaines, communication ” de l’Université de Marne-la-Vallée.

 

Merci à toutes celles et tous ceux

qui ont gentiment répondu à nos questions !

Résumé

 

Le site internet du Club n’est pas suffisamment connu des adhérents, alors qu’il rend de grands services à ceux qui le connaissent. La revue, Paris-Chamonix, est généralement appréciée, mais doit évoluer. Le site et la revue sont complémentaires.

Tels sont les principaux enseignements de l’enquête menée en novembre-décembre 2005 auprès d’un échantillon, petit mais représentatif, d’adhérents.

Le site internet du Club rend des services importants à ses utilisateurs, mais il reste méconnu de beaucoup de membres du Club. Pourtant quatre adhérents (cf. note 1) sur cinq ont accès à internet. Mais bon nombre d’entre eux ignorent l’existence du site ou ne connaissent pas bien son contenu. On peut bien parler de sous-utilisation, car, dès lors qu’un adhérent sait ce que propose le site, il s’en sert. Faire mieux connaître le site est un enjeu essentiel : en effet, lorsqu’un adhérent connaît l’existence d’une rubrique sur le site, en général il l’utilise.

Plus de 70% des adhérents de catégorie 1 reçoivent la revue dans leur foyer. Ils lisent, régulièrement ou plus occasionnellement, la plupart des rubriques. Leurs jugements sur la revue sont dans l’ensemble positifs. Mais la revue est moins lue par les adhérents les plus récents et par ceux qui ne sont pas obligés d’y avoir recours pour consulter les programmes.

Les adhérents rejettent massivement l’idée d’un arrêt de la revue. Mais, dans leur majorité, ils souhaitent une évolution. Site et revue apparaissent comme complémentaires.

 


1.          Le site internet : un outil méconnu

 

 

Le site internet du Club rend des services importants à ses utilisateurs, mais il reste méconnu de beaucoup de membres du Club. Pourtant quatre adhérents (cf. note 2) sur cinq ont accès à internet. Mais bon nombre d’entre eux ignorent l’existence du site ou ne connaissent pas bien son contenu. On peut bien parler de bien sous-utilisation, car, dès lors qu’un adhérent sait ce que propose le site, il s’en sert. Faire mieux connaître le site est un enjeu essentiel : en effet, lorsqu’un adhérent connaît l’existence d’une rubrique sur le site, en général il l’utilise.

1.1.              Site internet : un problème de communication J 

1.1.1.Demandez les programmes !

Seulement 31% des adhérents affirment s’informer principalement sur les programmes avec Internet, ce qui n’est pas énorme. Est-ce parce que l’accès à internet n’est pas encore très répandu ? En aucune façon : 80% des enquêtés ont la possibilité de se brancher sur internet.

Mais il ne suffit pas de pouvoir se connecter au site du Club. Encore faut-il savoir qu’il existe ! Or 24% des connectés (soit 19% des adhérents) ignorent l’existence du site. Et on peut connaître l’existence du site et ignorer qu’on y trouve les programmes : 22% des adhérents sont dans ce cas (soit 36% de ceux qui savent que le Club a un site internet, 27% de ceux qui ont accès à internet).


Graphique 1

Un site très utilisé quand il est connu… mais méconnu

L’usage des programmes en ligne

Sur 100 adhérents :

20

n’ont pas accès à internet

19

ne savent pas que le Club a un site

22

ne savent pas qu’on y trouve les programmes

5 ne les consultent pas

7 les consultent sans plus

27

en font une source essentielle d’information

 

Et quand on sait que les programmes sont disponibles sur le site ? Eh bien, on s’en sert ! Parmi les adhérents qui sont au courant, 88% consultent effectivement les programmes par internet. Les 12% qui ne s’en servent pas représentent seulement 5% des effectifs du Club. Enfin, parmi ceux qui consultent les programmes sur le site, 78% en font une de leurs principales sources d’information sur ceux-ci.

Si relativement peu d’adhérents consultent les programmes en ligne, ce n’est donc pas parce que c’est inutile (cf. note 3) ou parce que leur présentation serait mauvaise ou parce que ce n’est pas pratique. Ce n’est même pas principalement faute d’avoir accès à internet. C’est principalement faute d’être au courant de l’existence de ces programmes en ligne (graphique 1).

En fait certains adhérents n’ont pas besoin d’informations sur les programmes parce qu’ils ne pratiquent aucune activité avec le Club. D’autres, jusqu’à une date récente, ne trouvaient pas sur le site les informations qui les intéressaient, parce qu’ils sortaient avec le Club à la journée : ce n’est que tout récemment que le sprogrammes des sorties à la journée ont été mis en ligne, dans l’espace-membres. Qu’en est-il des adhérents qui, au moment de l’enquête, pouvaient trouver sur le site l’information sur les programmes les concernant, c’est-à-dire ceux sortant avec le Club, exclusivement en sorties de plusieurs jours. La taille de l’échantillon ne permet malheureusement pas de le savoir avec précision, puisqu’ils n’y sont que 30(cf. note 4). Toutefois les résultats les concernant, même s’il faut les considérer avec précaution, vont dans le même sens que ceux portant sur l’ensemble des adhérents. Sur ces 30 personnes, 4 seulement n’ont pas accès à internet ; 7 ignorent l’existence du site ou des programmes en ligne ; 2 ne les utilisent pas ; 17 les considèrent comme une source essentielle d’information. La méconnaissance du site reste une raison essentielle de sa non utilisation.

1.1.2.90% des adhérents qui sortent avec le Club et connaissent l’existence d’InfoSorties l’utilisent

Tout comme les programmes, InfoSorties est méconnu, mais largement utilisé par ceux qui connaissent la rubrique. Elle est ignorée de 46% de ceux qui ont accès à internet et connaissent le site (et on a vu que tous les adhérents sont loin de le connaître). Au total seulement un adhérent sur trois sait qu’InfoSorties existe.

Lorsque la rubrique est connue, sans être aussi utilisée que les programmes, elle l’est dans plus de 75% des cas. Ce taux d’utilisation s’élève même à 90% parmi ceux qui sortent effectivement avec le Club et sont au courant de l’existence d’InfoSorties, ce qui montre bien son utilité. Malheureusement, sur 100 adhérents qui sortent avec le Club et ont accès à internet, 44 ignorent soit l’existence du site, soit celle de la rubrique.

Le cas des forums est différent. Leur existence est connue de 31% des enquêtés : un pourcentage qui n’est pas bien différent de celui observé pour les programmes ou l’espace membres. Par contre seulement la moitié des adhérents au courant de l’existence des forums les consultent (la proportion de ceux qui y écrivent étant bien sûr inférieure). Au total, un adhérent sur six déclare consulter les forums. C’est le cas, cependant, d’un adhérent sur trois parmi les plus actifs dans le cadre du Club : ceux qui sortent avec lui à la fois à la journée et en sorties de plusieurs jours. Le rôle de service et de lien des forums n’est donc pas négligeable pour les adhérents qui participent le plus au Club.

Les chiffres concernant l’espace membres seront rapidement obsolètes, lorsque davantage d’adhérents sauront qu’ils peuvent y trouver les programmes à la journée. Au moment de l’enquête, 27% des adhérents connaissaient son existence et 15% déclaraient l’utiliser(cf note 6). Parmi ceux qui font des sorties de plusieurs jours et à qui il pouvait rendre le plus de services, 60% des utilisateurs potentiels étaient des utilisateurs effectifs. L’espace membres était en décembre 2005 un service jeune et encore en rôdage et son taux d’utilisation n’est en fin de compte pas négligeable.

Enfin, 13% des adhérents déclarent connaître d’autres rubriques du site et 9% les utiliser. Il s’agissait cependant d’une question ouverte, ce qui peut entraîner des omissions.

1.1.3.Un usage surtout instrumental du site

Les “ accros ” du site, ceux qui déclarent le visiter au moins une fois par semaine, sans être rares, sont très minoritaires : 17% des adhérents ayant accès à internet et connaissant l’existence du site. Inversement, parmi ces adhérents, il n’y en a pas tellement qui ne se rendent jamais sur le site : 12% seulement. La plus grande partie des adhérents qui peuvent accéder au site (parce qu’ils ont un accès internet et, cette limitation est au moins aussi importante, parce qu’ils savant qu’il existe) le visitent au moins une fois par mois mais moins d’une fois par semaine (35%) ou moins d’une fois par mois(cf note 6) (36%).

 

Ces statistiques de fréquentation suggèrent que le site est, pour la plupart des adhérents, plus un outil de service qu’un lien avec le Club. C’est d’ailleurs normal, le Club ayant une vocation avant tout sportive.

Les adhérents qui fréquentent le plus le site sont ceux qui y trouvent des informations utiles à leur pratique. En décembre 2005, il s’agissait essentiellement des adhérents pratiquant avec le Club des sorties sur plusieurs jours (tableau 2). Parmi ceux qui étaient à la fois à la journée et sur plusieurs jours avec le Club en 2005, 74% des adhérents ayant accès à internet et connaissant l’existence du site déclaraient le visiter au moins une fois par mois ; parmi ceux qui ne sortaient qu’en sorties de plusieurs jours, 60% ; parmi les pratiquants exclusifs des sorties à la journée 44% ; et parmi ceux qui n’avaient pratiqué aucune activité avec le Club seulement 39%.

Tableau 2

La fréquentation du site est liée à la participation aux activités du Club

Pratique dans le cadre du Club et fréquentation du site internet

Champ : adhérents ayant accès à internet et connaissant l’existence du site

 

Visite le site

 

En 2005,

est sorti

avec le Club

 

Au moins une fois par semaine

Au moins une fois par mois

Moins souvent

Jamais

Total

A la journée et sorties de plusieurs jours

30%

44%

22%

4%

100%

Seulement sur plusieurs jours

28%

32%

36%

4%

100%

Seulement à la journée

 

11%

33%

34%

22%

100%

Jamais

 

8%

31%

43%

18%

100%

Ensemble

 

17%

34%

36%

13%

100%

 

 

 

 

 

 

 

Lire ainsi : parmi les adhérents ayant accès à internet et connaissant l’existence du site qui sont sortis avec le Club en 2005 à la fois à la journée et en sorties de plusieurs jours, 30% visitent le site au moins une fois par semaine.

Seuls 24% des adhérents qui ne regardent pas les programmes sur le site déclarent néanmoins visiter celui-ci plus d’une fois par mois. Ceci confirme que l’usage du site n’est pas séparable de son rôle d’information sur les programmes, l’état des sorties, etc., même s’il ne s’y limite pas.

En d’autres termes, on ne “ surfe ” pas sur le site, on le consulte. On a donc peu de chances d’arriver par hasard sur une rubrique. Or si on ne connaît pas l’existence de rubriques utiles, on ne va pas sur le site. Il y a donc un cercle vicieux de la méconnaissance du site, qu’il faut rompre si on veut que celui-ci joue un rôle à la mesure de ses potentialités.

Même les adhérents qui les utilisent ont du mal à identifier les rubriques et connaissent mal leur nom : cela s’est vu au moment de la collecte. Il est évidemment délicat de changer le nom de rubriques déjà assez largement utilisées. Peut-être la page d’accueil pourrait-elle être modifiée, par exemple pour mieux mettre en valeur les rubriques principales.

Mais surtout, si le Club veut que son site soit plus largement utilisé, il faut qu’il le fasse connaître à travers ses autres médias.

1.2.              Internet : une affaire de génération ?

L’accès à internet constitue encore un problème pour certaines catégories d’adhérents. Si on considère l’ensemble des membres du Club, le pourcentage de ceux qui ne sont pas connectés peut être considéré comme résiduel : à peine 20% ; d’autant que ce pourcentage baissera avec le temps. Mais les disparités d’accès et d’usage ne sont pas négligeables.

 

1.2.1.Accès des âgés et poids des anciens

Parmi les adhérents de plus de 60 ans, seuls 45% ont accès à internet, alors que la proportion est de 89% pour les 40-60 ans et de 96% pour les moins de 40 ans (tableau 3).

 

Tableau 3

Taux d’accès à internet, par classe d’âge

 

Moins de 40 ans

96%

40/60 ans

89%

Plus de 60 ans

45%

Ensemble

81%

 

Lire ainsi : parmi les adhérents de catégorie 1 de moins de 40 ans, 96% ont accès à internet.

Mais la différence va au-delà des seuls taux d’accès. Même si on se limite aux seuls adhérents connectés à internet, la connaissance du site est moindre chez les plus de 60 ans que chez les 40-60 ans et moindre chez ceux-ci que chez les moins de 40 ans (tableau 4). Et même parmi les seuls membres du Club connaissant l’existence du site, la fréquence des visites, pour autant que les effectifs de l’échantillon permettent de conclure, décroît avec l’âge.

 

Tableau 4 Connaissance de l’existence du site, par classe d’âge

Champ : adhérents ayant accès à internet

 

Moins de 40 ans

83%

40/60 ans

75%

Plus de 60 ans

64%

Ensemble

76%

 

Lire ainsi : parmi les adhérents de catégorie 1 de moins de 40 ans ayant accès à internet, 83% savent que le Club a un site internet.

Pour les adhérents les plus âgés, il est donc nécessaire, au moins pour le moment, de conserver un format papier pour les programmes.

Il n’en reste pas moins que, même parmi les adhérents âgés, beaucoup ont accès à internet. Or le taux d’adhérents connectés tend, semble-t-il, à être sous-évalué dans les estimations spontanées. Ce n’est également que récemment que le Club en tant qu’institution a pris conscience de l’importance de ce média.

Une explication parmi d’autres en est peut-être le fait que l’accès à internet et l’usage du site sont moindres chez les adhérents les plus anciens(cf note 7). Or ceux-ci, directement ou par l’intermédiaire de leurs relations, sont largement surreprésentés dans les différentes instances de discussion du Club.

1.2.2.L’âge ou l’emploi ?

La différence dans l’utilisation du site entre les plus de 60 ans et les adhérents plus jeunes est-elle purement une affaire de génération ? Une partie au moins des écarts peuvent être liés à la possibilité d’utiliser internet et d’accéder au site du Club depuis son lieu de travail.

Le taux d’accès à internet est de 98% parmi les adhérents cadres ou chefs d’entreprise, de 85% parmi les autres adhérents ayant un emploi et de 48% parmi les retraités, les chômeurs et les autres personnes sans emploi. En ce qui concerne les comportements, les non cadres tendent à se rapprocher des retraités. Ceci peut être lié à des raisons culturelles au sens large : il a été largement démontré que l’accès aux outils informatiques est plus facile pour ceux qui ont fréquenté longuement l’école(cf note 8). La facilité plus grande des cadres et chefs d’entreprise à passer, pendant leur travail, quelque temps sur le site du Club sans que cela pose de problème peut aussi jouer un rôle.

 

1.          Paris-Chamonix : satisfaction et attente d’évolutions

 

Plus de 70% des adhérents de catégorie 1 reçoivent la revue dans leur foyer. Ils lisent, régulièrement ou plus occasionnellement, la plupart des rubriques. Leurs jugements sur la revue sont dans l’ensemble positifs. Mais la revue est moins lue par les adhérents les plus récents et par ceux qui ne sont pas obligés d’y avoir recours pour consulter les programmes.

 

1.1.              Une revue largement diffusée, lue et appréciée…

1.1.1.La plupart des cafistes reçoivent la revue

Parmi les adhérents de catégorie 1 interrogés, 72% déclarent recevoir la revue dans leur foyer. Ce taux, élevé, correspond à environ 2500 personnes, ce qui concorde à peu près avec le nombre d’abonnés calculé à partir du fichier d’abonnés. Et il y a sans doute peu de foyers qui paient plus d’un abonnement à Paris-Chamonix. La revue est donc très largement diffusée, plus que ne pourrait le laisser croire le simple ratio abonnés / adhérents.

Toujours parmi les adhérents de catégorie 1, 6% seulement ne connaissent pas l’existence de la revue. Et 22% ont fait le choix de ne pas s’abonner et de ne pas abonner leur foyer.

Les anciens abonnés désabonnés représentent 9% des adhérents. En d’autres termes, 12% des adhérents de catégorie 1 qui ont été un jour abonnés ont résilié leur abonnement(cf note 9).

1.1.2.Une revue lue

Comme pour le site internet, l’usage instrumental de la revue est le plus largement répandu. Ce que les abonnés lisent en premier lieu, ce sont les programmes : 68% déclarent les lire à chaque parution et 15% environ une fois sur deux. Seulement 4% des abonnés ne consultent jamais les programmes.

Autre rubrique présente dans tous les numéros, les chroniques (comme “ L’écho des sentiers et de l’environnement) sont moins universellement lues que les programmes, mais rencontrent quand même un succès certain : 45% des abonnés déclarent les lire à chaque parution et 28% environ une fois sur deux. Seulement 10% avouent ne jamais lire les chroniques.

Un article sur chaque activité ne paraissant pas à chaque numéro, la formulation des questions sur la lecture de ces articles ne proposait pas de répondre par une fréquence précise et les résultats ne sont pas strictement comparables aux précédents. Toujours est-il que 75% des abonnés disent lire “ la plupart du temps ” les articles concernant les activités qu’ils pratiquent et moins de 10% ne les lisent jamais. Les articles concernant des activités qu’on ne pratique pas soi-même sont moins lus : jamais dans 25% des cas et la plupart du temps seulement dans 21%.

En résumé, presque tous les abonnés lisent les programmes, la plupart lisent généralement les chroniques et les articles sur leur(s) activité(s), mais les articles sur les activités ont du mal à intéresser ceux qui ne les pratiquent pas.

1.1.3.Des abonnés satisfaits

La revue est donc lue, même si ce n’est pas autant qu’on pourrait le souhaiter. Les appréciations subjectives des abonnés confirment que la satisfaction l’emporte.

Une large majorité des abonnés trouvent la revue “ intéressante ” : 87% contre 8% qui la jugent “ pas intéressante ” et 5% de sans opinion. De même 70% des lecteurs pensent que la revue les informe suffisamment sur la vie du Club, contre 17% qui pensent le contraire. Le taux de sans opinion est ici assez élevé : 12%. Peut-être ces adhérents ont-ils eu peu l’occasion de réfléchir à l’information qu’ils souhaiteraient avoir, dans l’idéal, sur la vie du Club.

Tableau 5

Des abonnés satisfaits… ou sans opinion

Opinions des abonnés sur la revue

 

 

Oui

Non

Sans opinion

Intéressante

87%

8%

5%

Pas chère

60%

19%

21%

Informe bien sur la vie du Club

70%

17%

12%

 

Lire ainsi : parmi les adhérents recevant la revue dans leur foyer, 87% jugent la revue intéressante.

Une majorité également la jugent “ pas chère ” : 60%. Mais si 19% seulement la jugent chère, 21% n’ont pas d’opinion, principalement (selon leur déclaration aux enquêteurs) parce que son prix se confond pour eux avec ce lui de l’adhésion. Que 40% ignorent le prix de la revue ou le trouvent trop élevé est un facteur de fragilité.

1.2.              …mais une revue à la recherche d’un second souffle

Soit on s’abonne au moment de sa première adhésion, soit on ne s’abonne jamais. Plus précisément, 5% seulement des abonnés ont décidé de souscrire l’abonnement postérieurement à leur première adhésion au Club.

1.2.1.Moins de lecteurs parmi les adhérents récents

Ce constat doit être rapproché d’un autre : le taux d’abonnement est nettement inférieur parmi les adhérents récents que parmi les anciens. Chez ceux qui déclarent avoir adhéré au Club avant 1992, 81% reçoivent la revue. Le pourcentage tombe à 63% parmi ceux dont l’adhésion est postérieure à 2000(cf note 10).

Autre signal inquiétant : parmi les seuls abonnés, la lecture de la revue est moins assidue parmi les abonnés récents. Ceci joue peu pour les programmes et les articles sur les activités pratiquées. Par contre, les chroniques, lues à chaque numéro ou presque par 60% des abonnés inscrits au Club depuis 1991 ou avant, ne le sont que par moins de 35% des abonnés moins anciens au Club. Et si 28% des “ vieux cafistes ” disent lire la plupart du temps les articles consacrés à d’autres activités que les leurs, ce n’est le cas que de 10% des abonnés ayant adhéré depuis 2001. Les articles sur les activités ne remplissent donc qu’imparfaitement leur rôle de promotion du caractère multisport du Club auprès des adhérents récents.

Tableau 6

Une revue moins lue par les adhérents récents

Taux de réception de la revue en fonction de la date d’adhésion

 

Avant 1992

81%

Entre 1992 et 2000

70%

Depuis 2001

63%

 

Lire ainsi : parmi les adhérents de catégorie 1 ayant adhéré avant 1992, 81% reçoivent Paris-Chamonix dans leur foyer.

De plus, ces adhérents récents ne sont réellement intéressés que par une minorité des pages de la revue, ce qui pose le problème de leur fidélisation en tant que lecteurs. Faut-il alors se réjouir que seulement 10% environ d’entre eux jugent la revue “ pas intéressante ” tandis que 5 à 10% n’ont pas d’opinion ? Ou observer que ces chiffres sont respectivement de 5% et 2% chez les adhérents d’avant 1992, ce qui suggère que la revue répond mieux aux attentes des plus anciens, même si les plus récents se déclarent, quand même, en majorité satisfaits ? Un abonné insatisfait est à coup sûr un abonné qui risque d’être perdu. Un abonné qui se déclare satisfait doit-il être considéré comme fidèle à coup sûr ?

1.2.2.Abonnements “ forcés ” et risques de régression

Une partie des abonnés sont des abonnés forcés, parce qu’ils n’ont guère d’autre moyen d’accéder aux programmes d’activité qui les intéressent : certains s’en sont d’ailleurs plaints sur le forum du Club.

Nous avons considéré comme “ forcés de s’abonner ” :

- ceux qui sortent avec le Club et n’ont pas accès à internet ;

- ceux qui sortent avec le Club et n’ont pas connaissance de l’existence du site ou de l’existence des programmes sur le site ;

- ceux qui sortent à la journée avec le Club, car au moment de l’enquête la présence de certains programmes de sorties à la journée sur l’espace membres était peu connue.

Parmi ces adhérents “ forcés de s’abonner ”, 11%... ne sont pas abonnés. Ils utilisent le secrétariat, le bouche-à-oreille ou les photocopies faites par des camarades abonnés.

Il est plus important de constater que parmi les autres adhérents, le taux d’abonnement tombe à 58%.

En outre, parmi les adhérents récents qui ne sont pas “ forcés de s’abonner ”, le taux d’abonnement n’est guère supérieur à 50%. Ce taux peut être considéré comme une estimation (probablement optimiste) du taux attendu à moyen-long terme si les programmes sont disponibles sur le site et si la revue n’évolue pas. Pour que le nombre d’abonnés se maintienne, il faudrait alors que le Club augmente de plus de 40% ses effectifs.

Cependant les “ abonnés forcés ” ne sont pas des abonnés mécontents. Ils lisent à peu près autant les diverses rubriques de la revue que les autres et ne la trouvent pas moins intéressante, ni plus chère. Ce n’est donc pas tant la qualité de la revue qui parait poser problème que le fait que la raison principale de l’abonnement est de disposer des programmes, les articles ayant le statut d’un supplément, facultatif bien qu’apprécié.

 

Les autres médias du Club

Paris-Cham et le site internet ne sont pas les seuls moyens d’information sur les programmes. Ils sont cependant les plus utilisés. La brochure Neiges est citée par 26% des adhérents comme un de leurs principaux moyens d’information sur les programmes. Seulement 18% citent Glaces et sentiers. Une proportion analogue cite le secrétariat. Quant au bouche à oreille, ce très vieux média reste très employé : 32% des membres du Club le considèrent comme une de leurs principales sources d’information sur les programmes.


2.          Le souhait d’une évolution

Les adhérents rejettent massivement l’idée d’un arrêt de la revue. Mais, dans leur majorité, ils souhaitent une évolution. Site et revue apparaissent comme complémentaires.

2.1.              Changer la revue pour la préserver 

Les adhérents interrogés dans le cadre de l’enquête étaient priés de se situer par rapport à quatre scénarios d’évolution de la revue :

- diffuser les programmes à part et réduire la périodicité de la revue en baissant son prix ;

- une revue en ligne sur Internet ;

- l’arrêt de la revue ;

- ne rien changer.

Etaient-ils “ tout à fait d’accord ”, “ plutôt d’accord ”, “ plutôt pas d’accord ” ou “ tout à fait contre ” chacun d’entre eux ou bien ne se prononçaient-ils pas ?

Les résultats figurent dans le tableau 7. Ils doivent être interprétés avec prudence pour diverses raisons :

-         les réponses à ce genre de questions sont très sensibles à leur formulation précise ;

-         certains scénarios ont pu être mal compris ;

-         ces scénarios ne sont pas forcément réalistes ;

-         les réponses ne distinguent pas les adhérents qui ont réfléchi à la question et ont un avis tranché de ceux qui n’y avaient guère pensé et peuvent changer d’avis, voire ont répondu un peu au hasard.

Les non réponses sont nombreuses : 18% à 27%. Ceci suggère que beaucoup d’adhérents ont peu eu l’occasion de réfléchir à l’avenir de Paris-Chamonix. C’est même la suggestion la plus simple à comprendre, “ ne rien changer ”, qui amène le plus fort taux de non réponses. Un peu comme si certains pensaient : “ changer sans doute, mais quoi ? ”.

L’arrêt pur et simple de la revue est massivement rejeté : 70% d’opinions défavorables (plutôt pas d’accord ou tout à fait contre) pour seulement 11% d’opinions favorables (plutôt ou tout à fait d’accord). Le solde des réponses favorables et défavorables s’établit à - 59%.

 

Tableau 7

Attachement à la revue mais refus de l’immobilisme

Opinions des adhérents sur des évolutions possibles de Paris-Chamonix

 

 

                                         Seriez-vous :

 

pour :

Tout à fait d’accord

Plutôt d’accord

Plutôt pas d’accord

Tout à fait contre

Ne sait pas

 

Total

c) L’arrêt de la revue.

4%

7%

16%

54%

19%

100%

d) Ne rien changer.

14%

19%

21%

18%

27%

100%

Diffuser les programmes à part et réduire la périodicité de la revue en baissant son prix.

14%

27%

19%

16%

24%

100%

b) Une revue en ligne sur Internet.

29%

19%

12%

22%

18%

100%

 

Lire ainsi : 14% des adhérents se déclarent tout à fait d’accord avec l’idée de diffuser les programmes à part et réduire la périodicité de la revue en baissant son prix.

 

Mais ne rien changer suscite aussi une opposition majoritaire, beaucoup moins unanime il est vrai : le solde des réponses est ici de – 6%.

En fin de compte, ce sont les scénarios proposant des évolutions importantes, mais préservant l’existence de la revue qui recueillent une majorité (courte) d’avis favorables : + 6% pour diffuser les programmes à part et réduire la périodicité de la revue en baissant son prix ; + 14% pour une revue en ligne sur internet. Dans les deux cas, les non réponses sont cependant nombreuses.

Les réponses des abonnés ne sont pas radicalement différentes de celles de l’ensemble des adhérents.

2.2.              Site internet et Paris-Cham : concurrence ou complémentarité ?

La revue en ligne sur internet suscite un accord très majoritaire de ceux qui ont accès à ce média : parmi eux le solde des opinions favorables et défavorables est de + 30%. Par contre les “ non connectés ” rejettent, de façon bien compréhensible, cette solution (solde de -58%). Les utilisateurs d’internet en général, et ceux qui fréquentent le site en particulier, rejettent très majoritairement l’arrêt pur et simple de la revue.

En fait site et revue apparaissent plus comme complémentaires que comme directement concurrents. Les adhérents qui fréquentent le plus le site internet sont aussi ceux qui lisent le plus les différentes rubriques de la revue. Ils sont en effet plus souvent fortement impliqués dans la vie du Club.

Il n’en reste pas moins qu’internet entraîne une évolution des comportements. Certes, les adhérents qui connaissent l’existence des programmes sur le site ne sont guère moins souvent abonnés que les autres. Mais, d’une part, on l’a déjà dit, l’enquête a eu lieu à une époque où les adhérents n’allaient pas encore consulter les programmes des sorties à la journée dans l’espace-membres. D’autre part, ceux qui savent pouvoir trouver les programmes sur le site font de celui-ci une source privilégiée d’information sur ces programmes. Ils ne se servent pas moins à cette fin de Paris-Cham que les autres adhérents : près de deux sur trois citent même la revue comme une de leurs principales sources d’information. Mais ce sont près de trois sur quatre qui citent le site internet. Or la diffusion des programmes est une raison d’être fondamentale des deux principaux médias du Club. Le Club doit donc concevoir ses deux principaux médias dans leur coexistence et, si possible, leur complémentarité.

           


 

Fiche technique de l’enquête

 

 

Enquête réalisée en novembre et décembre 2005 auprès d’un échantillon d’adhérents de catégorie 1 du Club Alpin Français d’Ile-de-France. Sont notamment exclus les  adhérents bénéficiant d’un tarif réduit au titre de conjoint ou enfant d’adhérent.

Echantillon aléatoire, avec stratification a priori sur l’année d’adhésion figurant dans le fichier (en 4 postes).

Interrogation par téléphone (10 à 15 mn en général).

Remplacement des personnes n’ayant pu être jointes au 4ème appel.

Taux de refus : 6%.

Taux de questionnaires non exploitables : 1,5% (dont abandon en cours d’enquête : 0,5%).

209 questionnaires exploitables.

La représentativité de l’échantillon en fonction de l’année d’adhésion, du sexe et du lieu de résidence (Paris, banlieue, province) étant excellente, il n’a pas été procédé à un redressement a posteriori.

 

La faiblesse du taux de refus doit être soulignée : il est de l’ordre de celui enregistré dans les meilleures enquêtes de l’Insee, où la réponse est en principe obligatoire.

Ce faible taux de refus peut être dû à l’attachement des cafistes à leur Club ou au fait qu’ils ont jugé légitime une interrogation sur les outils de communication du Club

 

La petite taille de l’échantillon fait qu’il ne faut pas accorder une confiance excessive à la précision des pourcentages : le « vrai » chiffre, calculé sur l’ensemble des adhérents de catégorie 1, pourrait différer de plusieurs points de celui mesuré sur l’échantillon de l’enquête. Par contre les écarts entre catégories (par exemple d’âge, d’ancienneté,…) sont « statistiquement significatifs » : s’il n’y avait pas de différence sur l’ensemble des adhérents, seule une malchance insigne aurait pu faire apparaître un tel écart dans l’échantillon.

 

 

 


 



[1] Adhérents de catégorie 1 : voir la fiche technique de l’enquête à la fin de ce rapport.

[2] Adhérents de catégorie 1 : voir la fiche technique de l’enquête à la fin de ce rapport.

[3] Le site est le seul moyen d’avoir accès instantanément à la plupart des fiches techniques, à moins de se déplacer au Club.

[4] La moitié des adhérents de catégorie 1 n’a pratiqué aucune activité avec le Club en 2005, 18% sont sortis seulement à la journée, 14% seulement en sorties de plusieurs jours et 19% ont combiné les deux types de sorties.

[5] Ce chiffre concorde bien avec celui établi par les webmestres en janvier 2006 : 16% d’adhérents ont fréquenté l’espace membres.

[6] Y compris réponse “ presque jamais ”.

[7] Les effectifs de l’enquête ne permettent guère de distinguer l’effet de l’âge de celui de l’ancienneté.

[8] Ce qui peut aussi expliquer une partie des écarts entre générations.

[9] Ceci veut dire aussi que pas loin de la moitié des non abonnés déclarent être d’anciens abonnés : il faudrait en tenir compte en cas de campagne de promotion en direction des non abonnés.

[10] Ces chiffres se réfèrent à la date d’adhésion déclarée par les personnes. Elle est souvent postérieure à celle enregistrée par le numéro d’adhérent, pour diverses raisons : interruption de l’adhésion, erreur de gestion du fichier, changement de club. En se fondant sur l’ancienneté “ fichier ”, les écarts de taux d’abonnement sont encore plus nets.