Blog du CAF IdF

Les pas de Saint Régis


En cette fin d’été 2012 nous avons choisi Saint Régis pour guider nos pas à travers la Haute-Loire et l’Ardèche. En effet, Saint Jacques est bien trop célèbre et débordé de travail avec tous ses pèlerins !

                             

 Le chemin de Saint Régis est en fait le GR 430 qui décrit une grande boucle à l’est du Puy-en-Velay. Ce saint local peu connu mais très honoré, de son vrai nom Jean-François Régis, est né dans l’Aude en 1594. Il fit ses études à Béziers avant d’entrer chez les Jésuites. Il fut l’apôtre des campagnes du Velay, du Vivarais et du Forez. Il s’assura une grande popularité dans la région en prenant la défense des dentellières et en obtenant du parlement de Toulouse le droit de fabriquer à nouveau la célèbre dentelle du Puy, principal revenu de nombreux habitants pauvres.


Vendredi 24 août

Le train nous dépose en gare du Puy à 17h20. Il nous reste la fin de l’après-midi pour faire connaissance avec la ville.

         


Nous sommes ici dans une contrée bouleversée par des volcans vieux de dix millions d’années, parmi lesquels quelques-uns étaient encore actifs il y a 7500 ans. Une fois qu’ils eurent fini de cracher leur magma incandescent et que l’érosion eut fait son œuvre, il resta des plateaux plus ou moins bosselés hérissés de pitons correspondant à d’anciennes cheminées volcaniques solidifiées qui avaient résisté à l’érosion mieux que les matériaux qui les entouraient. Ces pitons (ou necks) forment aujourd’hui des aiguilles isolées, comme le rocher Corneille ou celui de Saint-Michel d'Aiguilhe qui font toute l’originalité du Puy-en-Velay.


Cette cité bâtie sur l’ancien Mont Anis aurait connu autrefois un culte païen, avant de devenir au Moyen-Age un important point de départ de pèlerinages. Nous parcourons donc les ruelles pavées de la ville haute, de la place du Plot à la rue Chênebouterie, sur lesquelles plane une petite atmosphère méridionale. 

                             


Au bas de la rue des Tables, une dentellière nous invite à admirer les aller-retours savants et cliquetants de son fuseau sur les rangées de fils. Mais nous arrivons au pied du grand escalier qui mène à la cathédrale. Quelle étrange vision que ce monument arabo-byzantin au milieu des montagnes auvergnates ! L’escalier débouche directement sous les coupoles, en plein cœur de l’église que l’on traverse pour ressortir rue du cloître.

                             

         

Le gîte Saint François se trouve à proximité, et c’est là que nous goûtons notre premier (mais pas dernier!) plat de lentilles.


Samedi 25 août

Avant de débuter réellement la randonnée, nous visitons le cloître aux surprenantes arcades polychromes.

         

                             


Et puis nous traversons la ville en direction du sud-est, et nous voici enfin à pied-d’œuvre sur le GR 430.

Il fait chaud et orageux. A partir de maintenant, nous irons de fontaines miraculeuses en statues, de vitraux en bas-reliefs, jusqu’à Lalouvesc où mourut Saint Régis.

         

                             


Au hameau de l’Ours, nous rencontrons notre première croix. La Haute-Loire est constellée de croix au bord des chemins. On les plantait en toutes occasions, pour commémorer un évènement, pour se protéger, pour affirmer sa foi, pour guider les voyageurs. Beaucoup de traditions ont disparu mais les croix sont toujours fleuries, certains villages sont très attachés à leur croix et l’entretiennent encore.

                             


Sur le plateau se présente un bois d’arbres tordus, idéal pour abriter notre pique-nique. Ce sont des « pins du boulanger ». Jusque dans les années 30, les boulangers allumaient leurs fours avec des fagots ramassés chaque jour sur ces pins qui, du coup, toujours taillés, ne pouvaient pas pousser normalement.

         


De cet endroit, nous avons la vue sur le massif du Meygal, puis sur celui du Mézenc.

         


Nous passons la Loire à Coubon puis arrivons au Monastier-sur-Gazeille, ville de départ de la randonnée de Stevenson avec son ânesse Modestine. L’église Saint-Chaffre attire le regard avec sa façade polychrome, marqueterie de lave rouge, de basalte et d’arkose.

                             


Un peu plus loin sur la rue principale, une petite église à peigne toute simple mais pleine de charme domine la vallée de la Gazeille.

                             


Dimanche 26 août

Le beau temps persiste. Le vent qui souffle sur les hauteurs se fait notre allié en chassant les nuages. Une fois montés sur le plateau, il devient visible que le village de Monastier a largement débordé de son site initial, qui devait être constitué d’un bourg massé autour d’un château et d’une abbaye.


A Freycenet-la-Tour, Maxime nous montre la différence, sur une toiture en lauzes, entre le faîtage en bastel, qui consiste en un long demi-cylindre de pierre taillée, et le faîtage en rastel, qui consiste plus simplement à entrecroiser les lauzes sommitales.


En traversant le champ d'éoliennes de l'étang des Barthes, nous nous prenons à rêver à de grands oiseaux blancs prêts à décoller ; ce qui prouve que même ces longues tiges de 120m de haut équipées d'énormes pales peuvent avoir quelque chose de romantique pour des esprits habités par l'euphorie de la marche.

                             

                             

         


Moudeyres mérite une longue halte pour visiter et dessiner ses exceptionnels toits de chaume.

         

         


Sur cette commune se trouve une ancienne maison de Béate : c’est au XVIIe siècle qu’Anne Marie Martel fonda dans le Velay l’institution des « Demoiselles de l’Instruction ». Toujours vêtue de noir, arborant coiffe et crucifix, la Béate faisait office d’institutrice, de catéchiste, d’infirmière, de confidente… le tout sous la houlette du curé de la paroisse. Les villageois subvenaient à ses besoins matériels et lui construisaient une maison où ils se réunissaient en assemblée. Jean-François Régis s’appuya beaucoup sur les Béates dans son action missionnaire. Ces sortes de nonnes laïques, âmes des villages, virent leur rôle décliner fortement dans les années 1880 où les lois de Jules Ferry leur interdirent de pratiquer l’enseignement sans une formation reconnue par l’Etat.

         


Ensuite, la visite de la ferme des frères Perrel nous plonge dans l’ambiance austère des constructions paysannes du plateau du Mézenc. L’isolement , les longs hivers dans la neige nécessitaient une capacité de vivre en totale autarcie et une grande ingéniosité pour fabriquer soi-même les outils adaptés à ses besoins. Cette grosse ferme du XVIIe siècle au sol de lauzes et au toit de chaume a été habitée par les quatre frères Perrel, jusqu'au décès du dernier en 1974. Jusqu’à la fin, ils ont conservé le même mode de vie que leurs ancêtres, sans eau courante, sans électricité, n’utilisant encore que la cheminée pour se chauffer, en plein XXe siècle !

         

         

         


Nous découvrons là notre premier « cantou » : c’est cette grande cheminée qui servait pour pendre la crémaillère au-dessus du feu, mais aussi pour s’asseoir au chaud, à l’intérieur, et se raconter des histoires pendant les longues veillées d’hiver… Une véritable petite pièce !


Mais toutes ces visites hautement culturelles nous ont donné soif et, malgré l’heure qui avance et la perspective d’arriver en retard au gîte, nous ne pouvons pas résister à l’appel de la terrasse du bistrot local.


Sept kilomètres plus loin, à Souteyros, nous arrivons juste à temps pour mettre le couvert et passer à table. La douche sera pour plus tard ! La patronne, une sympathique jeune femme amoureuse des ânes, nous explique le secret de sa sérénité : Quand l'inquiétude s'infiltre en elle, elle enserre à plein bras le tronc d'un hêtre et elle se sent réconfortée !


Lundi 27 août

Grand beau temps, assez frais. Devant l'église de Saint-Front, une longue pause permet de dessiner le beau chevet roman à absidioles arrondies au dessus duquel émerge un clocher à peigne.

         

                             

         


La même en carte postale ancienne :

                             


La même en dessin :

         


Notre présence ne passe pas inaperçue :

         


Nous quittons le village vers l'est par l'ancienne voie romaine. A 1235 m d'altitude, au milieu des hautes herbes et des bois sombres, s'étale, bleu et rond, le lac de Saint-Front qui occupe un cratère volcanique d'explosion. D'une profondeur de 7m, plus 47m de vase accumulée depuis son explosion, il est alimenté par des sources souterraines et de petits ruisseaux.

         

         


Plus loin sur le GR, Maxime nous fait remarquer une curieuse maison surmontée d'un symbole phallique et d'une croix (toujours ce principe de précaution : mieux valent deux protections qu'une ! )


Nous passons l'ancienne place forte de Fay-sur-Lignon (prononcer « Failly »), enjeu des combats lors des guerres de religion, puis nous arrivons aux Vastres, point final de notre randonnée d'aujourd'hui. C'est là que notre taxi nous attend pour nous emmener à Saint-Agrève, ce qui raccourcira notre étape d'une quinzaine de kilomètres.

         


Nous sommes maintenant dans le département de l'Ardèche et, géographiquement, nous allons passer dans le bassin versant du Rhône, alors que nous étions dans celui de la Loire.


Avant le coucher du soleil, une ballade à la table d'orientation du Mont Chiniac, qui domine Saint-Agrève, nous permet d'apercevoir au loin vers le sud-ouest le profil en « pain de sucre » du Mont Gerbier de Joncs et l'échine du Mézenc.

         


Mardi 28 août

Le pire en randonnée, c'est la pluie ! Partir le matin la cape sur le dos, comme aujourd'hui, est une expérience qui demande une bonne dose d'optimisme. On a vite fait de se demander ce qu'on est venu faire là alors qu'on serait tellement mieux chez soi ! Mais la pluie tombe rarement dru toute la journée. Vers midi, nous pouvons nous asseoir sur des troncs d'arbres heureusement placés là. Nous mangeons un morceau pendant que le soleil perce et sèche nos affaires pour notre plus grand plaisir.


Nous prenons conscience que le paysage a changé : le relief est devenu plus montagneux, avec des vallées profondes, abruptes. Les habitants de ces régions de pentes s'appellent en patois local les rayols. Ils élèvent des chèvres et des moutons. Au contraire, sur les plateaux de Haute-Loire que nous venons de quitter, ce ne sont que vastes prés bossus peuplés de grosses fermes et de vaches.


Un arbre curieusement boursouflé :

         


Le trajet est long ensuite, en montées comme en descente, pour rejoindre Lalouvesc (prononcer « Lalouvè ») où l'Abri du Pellerin, une grande maison au charme désuet, sera notre halte pour la nuit.


Mercredi 29 août

Lalouvesc, c'est le lieu de la sépulture de Saint Régis. La basilique, du XIXème siècle, est du même style (et du même architecte Pierre Bossan) que Notre-Dame de Fourvière à Lyon. Autant dire qu'elle n'a pas grand intérêt … sauf les beaux vitraux modernes du choeur.

                          


L'une des qualités principales de Lalouvesc, c'est sa situation : à cheval sur un col à 1050 m d'altitude, ce village offre, par temps clair, un panorama aux allures de cinémascope qu'une table d'orientation, placée sur le parvis de l'église, aide à détailler. Imaginez le tableau : le Vercors, les Ecrins, Belledonne, les Aiguilles d'Arves, le Mont Blanc, pourtant situé à 200 km d'ici, et tous ces massifs prestigieux couronnés de neige !


Mais c'est notre destin d'oiseaux migrateurs que de quitter sans cesse un endroit pour en découvrir un autre. Bientôt apparaissent ces anciennes terrasses de culture qui sculptent encore aujourd'hui les montagnes ardéchoises, qui les escaladent jusqu'à leur sommet pour ne pas perdre un seul arpent de terre cultivable en formant, comme dit le poète, des « marches vers le ciel ». Les pierres des champs, enlevées patiemment une à une à main d'homme pendant des générations, ont été soigneusement empilées, formant des murets au bord des chemins.


La matinée a été claire mais nous sentions bien que la pluie n'était pas loin. Juste le temps de pique-niquer ...

                             

... et voici les gouttes qui tombent. Alors il ne reste plus pour nous occuper que les activités intellectuelles ou méditatives. Ainsi, certains esprits mathématiques se mettent à chercher la suite de Fibonacci dans la disposition des écailles d'une pomme de pin... De cette façon, le temps nous paraît plus court pour arriver à Saint-Bonnet-le-Froid.


Saint-Bonnet marque notre retour en Haute-Loire : c'est la capitale gastronomique du département. Ici, la cuisine est à l'honneur. Non seulement Régis Marcon, chef étoilé, attire par son renom, mais tout le village joue le jeu. On y trouve en effet une quantité de restaurants, d'hôtels et de magasins d'alimentation spécialisée, des plus simples aux plus sophistiqués, assez étonnante pour une aussi petite commune.


Pour nous offrir un échantillon de la cuisine de Régis Marcon à prix doux, nous avons réservé une table ce soir au bistrot « La Coulemelle » dont le propriétaire est … Régis Marcon lui-même ! Certes, l'indigestion ne nous guette pas, mais nos sens sont satisfaits : chaque plat, servi sur une assiette individuelle, fait comme un petit tableau d'art abstrait dont chaque couleur correspond à un goût différent. Le plaisir du palais répond à celui des yeux !

         

         

         


Jeudi 30 août

Petit-déjeuner à la boulangerie de Régis Marcon, entourés par de bonnes odeurs de pain chaud et de brioche : un délice !


Toute la journée, nous faisons route (sous la pluie, encore !) avec les pèlerins de la Via Podiensis que nous laisserons ou retrouverons de nombreuses fois jusqu'au Puy … A chacun son saint !


Le temps d'arriver à Montfaucon et le soleil brille. Au gîte du « Jardin Mirandou », la patronne a imaginé de faire découvrir à ses hôtes l'univers du jardin.

         


Pendant que certains s'essayent à marcher pieds nus sur toutes sortes de matières végétales, d'autres vont découvrir le trésor de Montfaucon : douze tableaux d'Abel Grimmer, un maître hollandais méconnu de la fin du XVIème siècle, qui font comme douze petits Brueghel dans l'église. Ils représentent les douze mois de l'année, chacun assorti d'une parabole des évangiles. Un travail remarquable de finesse et de don d'observation.

         

         


Vendredi 31 août

La pluie persiste, peu abondante, mais la luminosité n'est pas au rendez-vous, il fait froid et le moral des troupes s'en ressent.

               


A Tence, nous trouvons un café qui veut bien nous autoriser à pique-niquer à l'abri pourvu que nous prenions une boisson chacun. En sortant du village, nous traversons le Lignon, qui est le plus grand affluent de la Loire, et le pont nous offre un point de vue pittoresque sur les vieilles demeures descendant en cascade jusqu'au bord de la rivière.

         

         


Saint-Jeurès, notre étape de ce soir, est un village déserté, un village dortoir. Ses habitants travaillent à Saint-Etienne, au Puy ou à Sainte-Sigolène où se trouve une usine de plastique. Autrefois cette région était vouée au moulinage (fabrication de fils) et à la passementerie, mais ces activités appartiennent à un autre temps ...


Samedi 1er septembre

C'est déjà l'automne en Haute-Loire, le froid est là et surtout une bise pénétrante qui donne envie de marcher vite. Est-ce là ce vent que l'on appelle la Burle ? Etrange paysage que celui d'aujourd'hui : une suite de promontoires volcaniques en forme de dômes pointus qui émergent au dessus d'un plateau couvert de forêts de résineux. On est ici au pays des « sucs », contrefort du massif du Meygal.

         


Vers le nord se trouvent les sucs des Ollières et d'Achon qui encadraient autrefois l'abbaye de Bellecombe (aujourd'hui en ruine). C'est pourquoi un plaisantin a un jour appelé ces dômes volcaniques « les tétons de l'abbesse », nom sous lequel ils sont encore connus dans la région.


Couvert par la forêt, le Meygal culmine au Testavoyre (prononcer «Testaouère»), à 1436 m. Un sentier bordé de bruyères et de myrtilles puis un étroit passage entre des rochers permettent d'accéder à ce sommet d'où l'on devine dans la lumière chétive et rasante un vaste paysage de sucs.


Serait-ce de l'escalade ?  en Haute-Loire ?

                             

         

Ouf ! Ce n'était pas l'Everest quand même !

         


Pour le casse-croûte de midi, l'église de Queyrières nous sert de refuge et d'abri contre le froid. Ce beau village est curieusement enroulé autour d'un gros rocher sur lequel se dressait autrefois un château.

         

         


C'est en fait un rocher constitué d'orgues basaltiques, qui sont des colonnes régulières à section hexagonale formées par des coulées de basalte refroidies. En profitant d'une éclaircie, nous escaladons cette multitude d'hexagones accolés qui nous font ressembler à des abeilles géantes grimpant sur les alvéoles en cire de leur ruche.

         

         


Les maisons actuelles de Queyrières sont construites avec les pierres récupérées de l'ancien château. La plupart des habitations portent une toiture soignée, chaque pierre étant taillée comme une pièce d'un puzzle pour s'adapter à ses voisines d'à côté. Les lauzes, c'est à dire les pierres plates utilisées pour les toits, sont en général en schiste. Mais on voit encore des lauzes en phonolite qui forment de grandes dalles sonores à la percussion.

         


L'après-midi se passe en forêt, sous un ciel maussade ; nous sommes soulagés d'arriver enfin à Saint-Julien-Chapteuil.

         


Il faut s'installer au gîte communal, prendre la douche tant attendue et s'occuper de réserver un restaurant pour fêter dignement notre dernier soir ensemble. Finalement, le repas se terminera sur une note gaie et conviviale par un petit verre de verveine verte du Velay !

         


Dimanche 2 septembre

Le sentier qui descend dans la cuvette du Puy sera aimable pour cette dernière journée afin que nous prenions pour notre retour en la capitale une allure reposée !


A Saint-Germain-Laprade, l'église est bâtie sur un ancien temple romain, comme en témoignent plusieurs pierres de remploi incluses dans le mur. Des lions, par exemple, décorent le chevet, reprenant ainsi leur fonction antique de gardiens des lieux sacrés.

                             


Pour entrer dans la ville du Puy en venant de l'est, il faut traverser la Loire qui fait comme une barrière orientée nord-sud. Nous passons le fleuve au pont de Brive-Charensac, lieu dont Jules Romains célébra la lumière :

         

« Des échelonnements de hauteurs et de montagnes se développaient vers des secteurs distincts de l'horizon, transfigurés eux-mêmes par la présence d'un ourlet de lumière à l'endroit où l'on se fut attendu à voir la terre et la nue se confondre dans un brouillard ».


Le chemin longe la Borne, petit affluent champêtre et glougloutant de la Loire, passe au pied de l'incroyable pic Saint-Michel d'Aiguilhe, couronné d'une mini chapelle romane, et débouche à la gare du Puy. La boucle est bouclée, voici atteint notre but ultime, le lieu où la parenthèse de la randonnée, ce monde en dehors du monde, cette bulle suspendue au dessus de nos vies, se referme.


         

Commentaires

1. Le vendredi, novembre 9 2012, 08:21 par Martine D.

Quel beau récit, tout empreint d'empathie et de tendresse pour cette région a priori peu spectaculaire dont il fait ressortir les côtés humains et métaphysiques pour les rendre on ne peut plus attachants. On regrette de ne pas en avoir été!