Blog du CAF IdF


lundi, juin 29 2015

Tour de la vallée de la Thur 2015

Seconde participation du CAF IDF à cette rando extrême ; l'édition 2013 faisait 96 km et environ 4000m de D+ ; cette année 2015, c'est la version longue (il y en a une tous les 5 ans environ) où sont ajoutés une descente dans la vallée et une remontée sur les crêtes pour obtenir un parcours de 107 km et environ 4700 m de D+.

Par rapport aux années précédentes, il y a des changements dans l'organisation : le certificat médical est obligatoire pour les parcours de 70 km et 107 km ; en cas d'abandon, les navettes sont payantes (de 2€ à 5€ selon l'éloignement) et il faut envoyer un sms pour prévenir ; pas de gobelets en plastique aux ravitaillements : il faut prendre son gobelet ou en acheter un au départ (1€ ; cette somme est rendue si on rend le gobelet à l'arrivée)

Pour avoir de bonnes chances de terminer, nous avons fait 2 sorties hivernales : 43 km en janvier et 60 km en février. Il n'est pas utile de faire de plus longues distances mais les sorties hivernales permettent de s'assurer qu'on est capable de marcher longtemps dans le froid, la boue et éventuellement la pluie.

Nous devions être 5 au départ mais la tendinite d'Iliette s'étant réveillée quelques semaines avant le départ, nous ne sommes plus que 4 : Valérie, Imanol, Pierre et moi. Je suis le seul à avoir déjà fait ce Tour ; pour les 3 autres, c'est leur premier 100 km. Et là, c'est 100 km en montagne...

Cette année, mon but n'est pas la performance mais de finir ce Tour comme si c'était une rando "normale" : c-à-d sans grande fatigue et avec peu de courbatures. J'ai donc prévu un timing tranquille : faire les 107 km en 32h40 alors que l'objectif de la plupart des participants est de le boucler en 24h. Donc, à la différence de 2013 où nous étions rentrés sur Paris le dimanche soir, cette année nous dormirons à nouveau à l'AJ de Mulhouse à la fin du Tour. Donc un retour sur Paris très tôt le lundi matin pour aller au boulot.

La météo prévoit un risque de pluie pour ce week-end mais rien de bien méchant ; la réalité sera toute autre...

0 km - 10h Saint-Amarin

https://lh3.googleusercontent.com/-cblbUFNEFr0/VYqa5hfuA7I/AAAAAAAAWQY/yD2Tp19MRWQ/s912/P6200004.JPG

Valérie, Imanol, Pierre et moi.

Au départ, nous retrouvons Patrick, un cafiste qui a fait la 1ère sortie préparatoire avec moi mais qui préfère faire le Tour à son rythme. Lui a prévu de rentrer sur Paris dimanche soir. Beaucoup de nuages noirs dans le ciel mais ça semble se découvrir. En tout cas, une bonne température pour marcher.

C'est la même première partie que l'édition 2013. En 2013, nous avions mis 4h15 pour rallier Thann ; cette année 4h nous suffise. Comme notre rythme est bien plus rapide que mes prévisions, je laisse notre groupe marcher à son rythme et c'est naturellement Imanol, le plus fort de nous 4, qui mène.

https://lh3.googleusercontent.com/-YEpjXUnhP1g/VYqa_l_hGnI/AAAAAAAAWQo/ZG2BpewveWI/s912/P6200006.JPG

19 km - 14h Thann

1er ravitaillement à Thann ; contrairement à 2013, aucun souci pour refaire le plein d'eau et, comme chaque année, tous les gâteaux et cake sont faits maison ! Une organisation toujours au top :) Nous repartons après une pause de 35' pour le 1er gros morceau, la montée au Grand Ballon : 1000m de D+.

https://lh3.googleusercontent.com/-R-Uw__AnfNk/VYqbEJQ35LI/AAAAAAAAWQ4/-zl7h_icfrM/s912/P6200008.JPG

Imanol et Pierre marchent plus vite que Valérie et moi ; ils doivent nous attendre pour qu'on reste en groupe. Comme c'est leur premier Tour, je sens que, comme moi la 1ère fois, ils cherchent la perf ; je les laisse donc partir pour qu'ils puissent marcher à leur rythme et je reste avec Valérie. Un peu après, on retrouve Patrick et on commence à discuter. "Il est à quelle heure ton train, Patrick ?" "15h à Mulhouse" "Patrick, si tu restes avec nous tu louperas ton train car on marche sur un rythme tranquille et on arrivera bien après 15h..." (on marche à 4,5 km/h). Donc Patrick nous quitte.

https://lh3.googleusercontent.com/-jErzPeq7i3A/VYqbGmDpckI/AAAAAAAAWRA/DEw5Hb-YsfM/s640/P6200009.JPG

Au Freundstein

Valérie descend vite dans la descente vers Moosch et on y arrive avec 2h30 d'avance sur le planning prévisionnel. Je sens que je commence à avoir un coup de fringale alors on s'arrête pour dîner au fast-food de Moosch.

42 km - 20h Moosch (dîner)

On repart de Moosch à 20h50, bien repu :)  A la sortie de Moosch, l'itinéraire passe juste à côté du bûcher de la Saint-Jean, impressionnant !

https://lh3.googleusercontent.com/-GFPrJZIfD4M/VYqbLmc4tQI/AAAAAAAAWRQ/4mTcj-Zz_tM/s640/P6200012.JPG

Valérie au pied du bûcher, la pôvre ;)

On allume nos frontales vers le col de Rimbach. Entre ce col et Rouge-Gazon, le sentier est assez technique par endroit, il faut être prudent. C'est dans cette partie qu'on avancera moins vite que le rythme prévisionnel.

https://lh3.googleusercontent.com/-QoqCimqBoo0/VYqbNovmuEI/AAAAAAAAWRY/9sIVXHoQ1-M/s640/P6200014.JPG

57 km - 1h30 étangs des Potassiers (2ème ravitaillement)

https://lh3.googleusercontent.com/-noJd1sUTtFQ/VYqbPywhebI/AAAAAAAAWRg/CnvA7rCeZdQ/s912/P6210016.JPG

Un grand feu de camp nous accueille au second ravitaillement ; ça tombe bien car la nuit devient froide et humide. Je n'ai pas pris assez de vaseline pour me masser les pieds et il ne m'en reste presque plus. Bonne ambiance sous la tente, tout le monde paraît encore en bonne forme et ça rigole bien. On repart après une pause de 40' en suivant un groupe d'une dizaine de marcheurs.

60 km - 3h Kiosque du Sotré

Comme on a encore 2h15 d'avance sur le timing prévisionnel et que notre rythme de marche faiblit, je propose à Valérie qu'on se repose 1h au kiosque du Sotré, un petit abri fermé. On est à peine installés qu'il commence à pleuvoir, c'était le bon moment pour s'arrêter. Quand on repart à 4h30, on met nos vêtements de pluie car il pleut toujours.

64 km - 5h30 col de Bussang

Au col, il y a une voiture navette pour récupérer ceux qui veulent abandonner. Les bénévoles présents nous demandent si on est les derniers. Je pense que c'est le cas vu notre repos au kiosque. En fait, on est même derrière les serre-files mais on ne le sait pas. Vu le temps tout bouché et la pluie, on se doute qu'il va falloir marcher longtemps sous la pluie. Valérie hésite mais finalement, elle préfère abandonner car elle n'a pas envie de marcher des heures sous la pluie surtout qu'il reste 2 grosses montées. Alors je continue seul. Valérie a fait le bon choix car, les serre-files étant devant moi, il n'y aura plus de voitures navette quand je passerai aux endroits où elles étaient prévues et je n'aurai pas le 3ème ravitaillement au refuge d'Hannenbrunen. 

Un court moment, je me demande si je ne vais pas arrêter moi aussi car un organisateur sans participant, ça manque de sens. Mais j'ai 3 bonnes raisons pour poursuivre : 1) c'est mon 1er Tour de la Thur version longue et avec du mauvais temps, faut en profiter :) 2) ce n'est qu'une étape vers des projets plus ambitieux donc se rassurer et analyser 3) y'en a qui pourraient penser que j'étais pas capable de finir ;)

77 km - 9h40 FA du Grand Ventron (petit-déjeuner)

J'arrive complètement trempé à la Ferme-Auberge du Grand Ventron, là où est prévu le petit-déjeuner. La patronne me dit que les derniers participants viennent de partir il y a 1/4h. J'espère pouvoir les rattraper mais je ne verrai personne.

Elle me sert le petit-déj à 6€, prévu par les organisateurs. Ils dressent les tables pour ce midi ; malgré le mauvais temps, ça sera rempli. Je repars, toujours sous la pluie, après une pause de 3/4h. D'après ce que j'ai compris, beaucoup ont abandonné à la FA du Grand Ventron : ils avaient fait 85% des montées mais il leur restait 30 km à faire sous la pluie...

La pluie s'arrête vers 12h30 alors que je monte vers le col de l'Etang. Je fais donc les crêtes sans pluie mais vu les quantités de boue sur le chemin, je me dis qu'ils ont du en baver ceux qui ont fait les crêtes sous la pluie. C'est sur cette partie des crêtes que j'ai le plus ressenti la fatigue mais c'est pas le moment de dormir car j'ai encore 20 km à faire. Je profite d'un rayon de soleil au Schweisel pour m'allonger quelques minutes dans l'herbe.

95 km - 15h30 refuge d'Hannenbrunen (3ème ravitaillement)

Manifestement, il n'y a plus personne du Tour de la Thur ; donc pas de ravitaillement pour moi mais je n'en ai pas besoin, j'avais pris 600g de noix diverses et il m'en reste environ la moitié. Sur la route juste à côté je vois passer les participants du triathlon "Trithur" en pleine épreuve cycliste.

99 km - 16h30 Le Markstein

J'ai à peine dépassé le Markstein qu'il se remet à pleuvoir : une bonne douche d'une demie-heure qui a bien rafraîchie les triathlètes sur leurs vélos... Il me reste 8 km et 800m à descendre pour en finir.

19h - 107 km Saint-Amarin

Je vais direct à la gare sans passer par le gymnase où il reste peut-être des organisateurs. Il m'a donc fallu 33h pour faire ces 107 km : 28h de marche effective et 5h de pauses (35' Thann, 10' Grand Ballon, 55' Moosch, 40' étang des Potassiers, 1h30 kiosque du Sotré, 45' FA du Grand Ventron, 15' Schweisel, 10' abri Koestel).

Je reprends le train de 19h29 pour Mulhouse Dornach mais je m'assoupis et je loupe l'arrêt. J'arrive donc à la gare centrale de Mulhouse, ce qui me rajoute 2 km pour rentrer à pied à l'AJ de Mulhouse.

Bilan

A cause de la mauvaise météo, il n'y a que 50% de finisseurs cette année pour le tour complet de 107 km ; quand la météo est bonne, c'est plutôt 60% de finisseurs. Donc un bon ratio pour cette sortie CAF IDF avec 75% de finisseurs (Imanol a terminé vers 13h15 et Pierre vers 14h30). Et surtout, aucun bobo pour nous 4, juste de la fatigue :)

On m'a dit que c'était une femme qui a terminé la première ce Tour de la Thur, vers 2h du matin ; elle a donc évité la pluie.

https://lh3.googleusercontent.com/-0nbWDQlb_os/VZD2mHWChuI/AAAAAAAAWSg/aTFFPaOGKSI/s912/Tour%252520Thur%2525202015.jpg

 

 

 

 

mercredi, juin 10 2015

Groupe Espoir Alpinisme

Stage Artif sur les falaises de Peney en Savoie

Lire la suite...

dimanche, mai 24 2015

Aux sources du canal du Midi

Contrairement à la route tonitruante qui tire au plus droit, escalade les collines et traverse les villes, le canal ne connaît qu'un seul maître : la courbe de niveau. Il la suit docilement, lui et son double obligé : le chemin de halage. Même maintenant où la batellerie à chevaux n'existe plus, on ne peut pas supprimer ces chemins, ne serait-ce que pour la desserte des écluses et l'entretien des berges .

Le canal offre donc au randonneur la douceur de son tracé, l'ombre de ses arbres, le calme de ses berges, les jeux de lumière sur son eau.

https://lh3.googleusercontent.com/l0KFoAmEv2G94es8RlJ4zl3fIpXkEDeOcb-OuxeSUQ=w623-h467-no

Lire la suite...

vendredi, mars 20 2015

Groupe Espoir Alpinisme

Compte rendu du stage de glace (février 2015) - Chalet Alpin de l'Eychauda

Lire la suite...

mardi, février 24 2015

Traversée du Jura suisse (TJS)

 

Lire la suite...

mercredi, décembre 24 2014

Silence - Respectons la montagne

Avec Mountain Wilderness, des jeunes alpinistes, des guides ont porté haut l'exigence de mettre fin aux nuisances provoquées par les loisirs aériens motorisés, dans ce paradis de beauté et de silence !

Lire la suite...

mardi, septembre 16 2014

Les atteintes aux milieux montagnards

Les atteintes à l'environnement montagnard ne cessent d'augmenter. La course à l'enneigement, l'extension des stations de ski, le développement des techniques nouvelles sont autant d'aménagements qui dégradent le paysage.
Difficile d'y remédier, il faut vivre avec son temps diront certains... Mais pourquoi ne pas participer et soutenir les actions de notre club !!!

Lire la suite...

jeudi, mai 15 2014

Nouvelle sortie: 3 jours de rando au coeur des Pyrénées dans une réserve nationale de faune et flore!

Connue pour la beauté de ses paysages et sa faune montagnarde facilement observable, la célèbre Réserve Nationale du massif d'Orlu offre un environnement naturel exceptionnel, accessible et préservé.

Notre parcours, ponctué d’une dizaine de lacs et d'une escapade en Espagne, nous conduira à sa découverte du 21 au 23 juin prochain.

Lire la suite...

dimanche, avril 27 2014

Les lacs du Carlit

Situé au nord-ouest de Fond-Romeu, le Pic Carlit culmine à 2921m d'altitude. A ses pieds, s'étend le massif du Carlit et ses lacs, ainsi que le site des Bouillouses. Cette région s'appelle la Cerdagne et elle est particulièrement réputée pour son climat sec et ensoleillé.

Lire la suite...

dimanche, février 2 2014

Les 25 bosses par vent d'est

J'avais essayé les 25 bosses par l'ouest et sans le car, là j'ai souhaité tenté l'expérience cette fois par l'est c'est à dire en arrivant de Fontainebleau.

Le tracé de notre parcours en rouge

Lire la suite...

samedi, février 1 2014

Par les chemins, les lacs et les rivières du Québec (3ème partie)

 

Notre voyage au Canada touche à sa fin. Nous avons déjà parcouru plus de 1200 km en voiture et sillonné à pied trois grand parcs nationaux au nord du fleuve Saint-Laurent. Il est temps maintenant de revenir vers le sud-ouest jusqu'à notre point de départ qui est la ville de Montréal.

Lire la suite...

Par les chemins, les lacs et les rivières du Québec (2ème partie)

Le voyage itinérant en groupe est un exercice délicat, une cohabitation de tous les instants s'avérant parfois quelque peu épineuse. Mais, en contrepartie, quel enrichissement de pouvoir, tout au long des journées passées ensemble, échanger avec ses compagnons de voyage ses émotions, ses enthousiasmes et, pourquoi pas, ses déceptions !

Lire la suite...

Par les chemins, les lacs et les rivières du Québec (1ère partie)

Tout voyage a forcément ses références, son histoire, ses motivations. Ce sont les récits de Davy Crockett, de Maria Chapdelaine et les accents de Gilles Vigneault qui hantaient nos imaginations lorsque nous nous sommes lancés dans l'organisation de cette équipée.

Lire la suite...

mardi, janvier 28 2014

LES 140 ANS DU CLUB ALPIN FRANÇAIS…

L’ESPRIT CLUB ALPIN EST TOUJOURS LA, PLUS ACTUEL QUE JAMAIS ! 

140 ans c’est beaucoup, surtout lorsqu'il s’agit d’une organisation de bénévoles et que sa fondation nous ramène à la fin du XIXème siècle. Le Club Alpin Français est créé le 2 avril 1874. De 7 sections (137 membres) il progresse rapidement pour regrouper dès l’année suivante, en 1875, 14 sections et 1700 membres. Impliqué dès le début dans la formation des jeunes, le Club alpin organise les premières caravanes scolaires, les premiers aménagements des sentiers et la délivrance des premiers diplômes de guide. 

En fait, très rapidement le Club alpin a su investir des domaines très variés avec une réelle volonté d’exercer son influence sur l’ensemble des activités sportives de montagne, la protection du milieu et sa connaissance à travers les sciences et les arts. 

Dès sa création, le Club alpin fait preuve d’initiative et sait se montrer attractif pour regrouper toutes les personnes, tous les pratiquants désireux de développer l’alpinisme, le ski mais aussi de « faciliter et propager la connaissance exacte de la montagne » …

 

Lire la suite...

jeudi, décembre 12 2013

La possibilité du blues

C'était le 8/9 décembre 2013 et il faisait incroyablement beau ! Cliquez ici pour retrouver tout l'album

Lire la suite...

samedi, octobre 19 2013

Les Chemins du Soleil à VTT : Valence - Sisteron - Nice

 Départ de Valence, direction la mer !

Lire la suite...

jeudi, juin 20 2013

Une rando non-stop de 96 km : le CAF IDF était présent cette année au Tour de la vallée de la Thur !

Chaque année, au week-end de mi-juin, le Club Vosgien de Saint-Amarin organise une randonnée hors-norme, le Tour de la vallée de la Thur. Pour cette 38ème édition de 2013, cette grande boucle partait de Saint-Amarin pour un itinéraire de 96 km et 4000m de dénivelé positif (donc aussi 4000m de dénivelé négatif). C’est probablement la +grande rando non-stop à allure libre en France… voire au monde !

Il faut évidemment se préparer physiquement et mentalement pour marcher du samedi après-midi au dimanche après-midi. Nous étions trois pour participer à ce grand tour : Iliette, Heinrick et moi-même.

Pour notre préparation physique, j’avais programmé 2 randos hivernales : la première de 45 km en janvier et la seconde de 60 km en février ; nous n’avions pas réussi à terminer les 60 km... A partir de là, chacun savait quels étaient ses capacités et ce qu’il devait faire pour se préparer au mieux. Il est important de se préparer en hiver car, dans les Vosges, les conditions peuvent être très difficiles même à la mi-juin.

Même si on n’avait pas terminé les 60 km, j’étais malgré tout assez confiant : on était très motivés, on était capable de marcher au même rythme et, grâce à Iliette qui avait mis un cierge lors d’une rando CAF à Vézelay, on bénéficiait d’une protection divine ;-)

Nous nous retrouvons donc vendredi soir 14 juin à la gare de Lyon pour aller à Mulhouse où nous dormons à l’AJ. Et samedi matin, nous prenons le tram-train jusqu’à Thann puis un TER pour aller à Saint-Amarin. En discutant avec le contrôleur, celui-ci nous apprend qu’on est en période de grève et que le TER de 15h29 que j’avais prévu de prendre pour notre retour demain ne circulera pas !

Il faudra donc prendre celui de 14h29 ou celui de 16h29. L’inconvénient de ce dernier étant que,s’il a du retard, on loupera notre TGV de retour sur Paris.

Ayant bouclé le tour en 26 heures l’année dernière, il nous faut partir vers midi – soit bien avant 14h30, l’heure officielle de départ - pour avoir le temps de terminer le Tour et prendre le train de 14h29. Heureusement, l’organisation du CVSA (Club Vosgien de Saint-Amarin) est parfaite et nous pouvons démarrer à 12h15 après avoir récupéré la feuille de route et nos petits bracelets de participants.

0km – 12h15 Saint-Amarin

Petite photo de groupe avant d’attaquer la montée vers le col des Dreimarkstein.

Iliette marche un peu moins vite que le rythme que j’avais prévu ; je me mets derrière elle pour qu’on suive son rythme. Notre rythme de marche est régulier et, 4h après, on arrive au 1er ravitaillement à Thann.

 19km – 16h30 Thann

D’autres participants arrivent à Thann en même temps que nous. Ce sont des trailers pour la plupart. On mange un peu (gâteaux, cakes, quartiers d’orange, fruis secs, carrés de chocolat…) ; les organisateurs n’acceptent pas de remplir toutes nos gourdes, on va donc faire le plein d’eau dans un bâtiment à côté. On s’allonge un peu dans l’herbe, repos et massage des pieds avant de repartir à 17h15.

Maintenant, c’est pratiquement que de la montée jusqu’au Grand Ballon. Iliette connaît bien cette portion « Thann – Grand Ballon » qui était l’une des étapes de la Traversée des Vosges faite en mai de cette année avec Patrick Koon. En cours de montée, on se fait rattraper par un gars très curieux de comprendre pourquoi on était devant lui avec un rythme de marche aussi lent. On papote assez longtemps puis il nous laisse quand notre rythme est vraiment trop lent pour lui.

 33km – 20h45 Grand Ballon

La montée finale a été longue et on apprécie la pause d’une demi-heure au Grand Ballon.

C’est ici qu’est prévu le dîner mais j’ai choisi de ne pas perdre de temps au restaurant et de nous ravitailler avec les 3 ravitaillements mis en place par le CVSA (à Thann, Rothenbach, et Rouge Gazon).

 

Iliette a un début d’ampoule. Elle met un genre d’elastoplast et je lui propose d’ajouter une chevillère pour éviter au maximum les frottements. Heinrick pointe nos noms au Grand Ballon pour que les organisateurs puissent suivre au mieux la progression des participants. Nous retrouvons notre randonneur bavard qui repart avec nous.

Il nous quitte peu après, à la Ferme du Haag, car il a l’habitude de faire toute la crête par la route, un itinéraire +court et +facile que de suivre les sentiers du Tour de la Thur.

Peu de temps après, un autre participant se joint à notre groupe car il n’a pas envie de marcher seul alors que la nuit commence à tomber. C’est un des conseils importants dit et répété par les organisateurs : il ne faut pas marcher seul et encore moins la nuit où le balisage est très peu visible (il n’y a pas de balisage spécifique mis en place pour le Tour de la Thur) car on a vite fait de prendre un mauvais chemin. Bien normalement, il nous quitte dès qu’un groupe +rapide nous double.

Au Markstein, il fait vraiment nuit (couverture nuageuse et moins d’un quartier de lune). Plusieurs participants préfèrent suivre la route. Avec ma trace GPS, on n’a pas de souci pour continuer sur les chemins et je me retrouve « capitaine de route » pour quelques autres participants.

Sur cette partie des crêtes, Heinrick avance +vite que nous et il doit nous attendre de temps en temps. Le vent souffle bien, les coupe-vents sont indispensables. Cette partie en crête est longue et assez monotone ; nous avons hâte d’arriver au second ravitaillement de Rothenbach.

53km – 1h45 CPIE Rothenbach

Le ravitaillement est dans une grande salle genre refuge. Il fait bon à l’intérieur. C’est bien mieux que l’année dernière où nous étions trempés et transis de froid sous des barnums à l’Abri du Becherkopf. Il n’y a pas grand-monde au moment où nous arrivons. Nous y restons ¾ d’heure, le temps de bien se réhydrater (eau, boissons au sirop, café, thé), de manger (gâteaux, cakes, quartiers d’orange, fruits secs, carrés de chocolat…) et de nous masser les pieds.

Je suis épaté de voir que nous repartons si facilement après plus de 50 km alors que notre distance maxi a été d’environ 45 km cette année.

Le sentier est raide par moment. C’est d’ailleurs une des caractéristiques du Tour de la Thur, il y a des portions de sentiers techniques. Et il vaut mieux les connaître pour pouvoir les éviter lorsque la météo est très mauvaise.

Nous arrivons à 3h30 au col du Bramont. Après, il y a 7 km à faire sur une petite route jusqu’à la Ferme-auberge du Grand Ventron où on peut prendre le petit-déjeuner. Cette partie se fait sur route car le grand nombre de participants abîmerait la réserve naturelle de la forêt du Grand Ventron et la tourbière de Pourri-Faing. On compatit en doublant un participant qui soufre d’ampoules.

Comme pour le dîner, j’ai décidé de faire l’impasse sur le petit-déjeuner mais ça se révèlera une erreur : avec sa grande constitution, Heinrick avait besoin d’un repas à ce moment-là.

On fait une pause de 20’ et on repart vers 5h30.

Vers le Haut de Felsach, Iliette dit qu’elle est fatiguée ; avec 68 km dans les pattes et la nuit blanche qu’on vient de faire, nous le sommes tous alors on s’arrête pour s’allonger et se reposer ¾ d’heure. L’année dernière, je n’avais pas fait ce genre de pause au moment où j’étais fatigué et je l’avais payé cash un peu +tard en étant obligé de m’arrêter pour dormir alors que j’étais épuisé.

En repartant, Heinrick nous annonce qu’il s’arrêtera au col d’Oderen. Il va bien physiquement mais il sent qu’il risque la fringale car il n’arrive plus à manger ses barres céréales tellement son estomac est barbouillé par tous les grignotages divers. Il lui aurait fallu un vrai repas. L’année prochaine, il fera le Tour de la vallée en s’inscrivant au dîner.

 70km - 8h col d’Oderen

Heinrick va être emmené en voiture à Saint-Amarin (les organisateurs ont mis en place des navettes à plusieurs endroits du parcours pour rapatrier les participants qui abandonnent).

Nous continuons donc à 2, Iliette et moi. A part une partie raide peu après le col d’Oderen, l’itinéraire monte tranquillement jusqu’à la ferme du Drumont. Ensuite, c’est la descente la +raide de tous le parcours pour arriver au col de Bussang. Iliette qui jusqu’à présent était à l’aise dans les descentes commence à avoir du mal à descendre.

 76km – 9h45 col de Bussang

Après ce col, c’est la dernière longue montée, sur 3 km. On sent que la fatigue est générale, on nous double +lentement. En passant devant le kiosque de Sotré, où je m’étais arrêté pour dormir l’année dernière, je suis heureux d’être si peu fatigué. Peu après, quelques participants hésitent sur le chemin à suivre et certains sont partis sur le mauvais chemin. La trace GPS nous évite ces pertes de temps.

 83km – 12h Rouge Gazon

Quel bonheur d’arriver au 3ème ravitaillement ! Il ne nous reste que 13km à faire !

En plus de la nourriture habituelle des précédents ravitaillements, il y a un excellent bouillon de légumes. Il ne faut pas trop traîner et on repart une demi-heure après. On sait déjà qu’on arrivera trop tard pour prendre le train de 14h29 mais il faut qu’on arrive avant 16h30 à Saint-Amarin pour ne pas louper notre train de retour sur Paris qui part de Mulhouse à 17h40.

Cette dernière partie de crête nous semble interminable ; elle fait environ 6 km mais le schéma de la feuille de route qu’on nous a donné au départ donne l’impression que la partie de crête est courte et qu’on va attaquer très vite la descente vers Saint-Amarin. Je consulte régulièrement ma montre et j’aiguillonne Iliette pour qu’on garde un bon rythme. Malgré sa fatigue, elle reste zen ; elle a un mental très fort.

 89km – 14h20 col de Rimbach

Ouf ! On va enfin commencer la descente vers Saint-Amarin et on est dans le bon timing pour arriver vers 16h. Au col des Dreimarkstein, on retrouve le sentier qu’on avait pris hier et nous arrivons à Saint-Amarin à 16h. Heinrick est déjà à Mulhouse où i a testé les restaus et on le retrouvera tout à l’heure dans notre TGV de retour sur Paris.

 96km – 16h Saint-Amarin

Pendant qu’Iliette va acheter les billets de train, je vais enregistrer notre arrivée et j’ai le plaisir d’être accueilli par un « Tiens ! V’la mes parsiens ! » par une des organisatrices bénévoles. Le Tour de la vallée de la Thur, c’est non seulement une randonnée extraordinaire mais aussi une ambiance familiale où tout le monde discute avec tout le monde et où l’entraide n’est pas un vain mot :-)

Epilogue

En sortant du train gare de Lyon, je me rends compte que c’est moi qui, de nous 3, a le plus de courbatures ! Tant mieux, le +important pour moi était qu’aucun de nous ne se blesse pendant cette aventure.

Voilà, j’ai fait ce récit détaillé pour montrer que ce Tour de la vallée de la Thur est accessible à beaucoup d’entre nous ; il suffit d’être habitué aux longues randonnées et capable de marcher une dizaine d’heures d’affilée en montagne, même sous la pluie et dans le froid.

Les statistiques de l’édition 2013 sont disponibles sur le site du CVSA :

-         463 participants, dont 1/3 de femmes ;

-         277 à l’arrivée soit 60% de finisseurs.

-         Le plus âgé des finisseurs à 78 ans !

mardi, mai 28 2013

Des infos sur notre Club, enfin !

Ils partirent 15000, et en 35 ans ne furent plus que 3000 ...

Lire la suite...

jeudi, décembre 6 2012

Randorientation, vous nous conduisez dans la forêt

Dimanche 14 octobre 2012

Lire la suite...

mardi, décembre 4 2012

Révélation sur l'Apocalypse

un blog étrange pour une étrange randonnée, 

Attention : ce texte contient dans sa conclusion une vérité ultime qui peut modifier votre passé !

Lire la suite...

- page 1 de 71