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Alpinisme

Responsable de l'activité : Philippe Moreau Contacter Philippe Moreau


Activité aux multiples facettes , l’alpinisme peut vous conduire aussi bien au sommet du Mont Blanc par une voie normale peu difficile, que dans une face rocheuse difficile et austère, ou dans les Calanques entre Marseille et Cassis, beaucoup moins austères, ou encore en cascade de glace au plus froid du mois de janvier et pourquoi pas sur les cimes de l’Himalaya ou des Andes. Au Club Alpin d'Ile de France, nous organisons des sorties alpinisme quasiment toute l'année. Et quelques soit votre et vos objectifs, vous pourrez trouver dans notre programme des sorties adaptées et vous pourrez constater que même en région parisienne, il est possible de pratiquer l'alpinisme de façon régulière et assidue !

Présentation et organisation des sorties


Randonneur désireux de franchir le cap des courses glaciaires, alpiniste débutant ou confirmé, voire amateur d'expéditions lointaines... Le Club Alpin d'Ile-de France s'adresse à chacun en fonction de ses objectifs et de son niveau. Il offre les conditions d'une progression respectant les étapes, dans un esprit de plaisir partagé et avec un maximum de sécurité. Chaque sortie étant encadrée par un initiateur breveté.

Parcourir les montagnes de France, d'Europe et d'ailleurs est source d'immense joie. Encore faut-il préparer sa course. Et ce, bien avant de s'encorder...

Choisir sa course

La course doit avant tout être motivée par la recherche du plaisir d'être en montagne, malgré l'effort inhérent à l'alpinisme bien vite oublié une fois au sommet... Bien choisir sa course implique de ne pas brûler les étapes, d'avoir le niveau technique requis et de se préparer physiquement.

La technique

En montagne, la modestie est le premier gage de sécurité pour la cordée. Il convient donc de respecter les cotations de courses indiquées dans la fiche technique. En terrain montagne (neige, mixte ou rocher), ces cotations sont classées selon une échelle qui va de F à ABO : F (facile), PD (peu difficile), AD (assez difficile), D (difficile), TD (très difficile), ED (extrêmement difficile), ABO (abominablement difficile). Mais attention, le niveau technique n'est pas suffisant pour apprécier la course. Le choix n'est pas mathématique. Une course de rocher en AD ne comportant aucun pas supérieur à du IV peut donner du fil à retordre à un grimpeur de 5 ou 6 en école et requérir une très bonne connaissance du terrain montagne : progression en rochers friables, marches d'approche sur éboulis, glacier, etc. Bref, ce que l'on appelle avoir le "pied montagnard".

Quelque soit son niveau, le programme d'alpinisme offre quantité de possibilités :
  • Vous êtes débutant : le CAF de Paris organise chaque année un cycle d'initiation qui permet d'apprendre progressivement toutes les technique de base de l'alpinisme (voir Initiation et progression).
  • Vous êtes randonneur avec une première expérience en alpinisme : beaucoup de courses de neige de niveau F à PD- vous sont accessibles immédiatement, encadré bien sûr. Exemples : Dôme des Ecrins, Aiguille de Toule, Breithorn, Pelvoux, etc.
  • Vous avez déjà plusieurs courses de neige de niveau PD à votre actif : des sorties hivernales organisées en Auvergne ou dans les Vosges sont un excellent moyen de parfaire votre technique en pente raide avant de s'attaquer à des courses plus sérieuses dans les Alpes...
  • Vous avez déjà l'habitude des pentes à 45° : les courses de couloirs ou mixtes de niveau AD s'offrent à vous (exemple : les Grands Couloirs à la Grande Casse). Même si l'inclinaison compte moins que la qualité du terrain rencontré (bonnes traces ou glace vive...)
  • Vous êtes grimpeur, mais vous n'avez l'habitude ni de la marche, ni du "terrain montagne", délicat et parfois pourri : commencez par des courses de niveau PD à AD en rocher. Pour ceux qui ont un niveau orange à Bleau par exemple, l’Eperon des Minettes à l'Aiguille du Peigne (marche d'approche facile d'une heure, 200 mètres en 5 maxi, deux rappels et une descente facile) représente un objectif adapté. Vous grimpez dans du "bleu" à Fontainebleau et en dans du 5 en falaise, la Rébuffat-Baquet à l'Aiguille du Midi ne vous posera pas de problème en second (200 m, 6a maxi, 30 mn de marche d'approche facile). Et vous donnera peut-être l'envie de faire l'Eperon des Minettes en tête !
  • Vous avez déjà quelques course de niveau AD à votre actif mais ne vous sentez pas encore de partir seul : une sortie "Autonomie" vous donnera quelques clés pour franchir le pas.
  • Enfin, si vous êtes à l'aise dans l'ensemble de ces terrains, des courses de niveau D ou TD sont envisageables en second ou réversible.
Quoi qu'il en soit, pour vraiment "faire de la montagne", il vous faudra de toute manière pratiquer de manière progressive le "terrain montagne" (voir plus haut), apprendre à cramponner et surtout maîtriser les techniques de sécurité et les "manips" de corde (relais, assurage au demi-cabestan ou sur descendeur, rappels, anneaux de buste, etc.). Et n'hésitez pas à demander à vos encadrants des conseils pratiques, ils sont là pour ça !

Le physique

En montagne, la condition physique compte beaucoup. Au même titre que le niveau technique, c'est un élément de sécurité pour la cordée. Et puis, arriver en bonne forme est le meilleur moyen d'apprécier pleinement sa sortie d'autant que l'altitude et la nuit passée dans le bus ne sont pas faites pour aider. Le niveau de forme conditionne deux facteurs importants : la résistance à la fatigue et la rapidité d'exécution des manœuvres... Il faudra en tenir compte pour la première course de la saison et ne pas s'attaquer à une course trop ambitieuse.

Le bon choix

Rappelons que les cotations qualifient les difficultés techniques mais ne constituent pas une description de la course. Prenons par exemple le niveau AD. Vous venez de conquérir brillamment le susnommé Eperon des Minettes (AD+) et, vous jugeant à l'aise, vous optez pour une autre course AD : la traversée Lenspitze - Nadelhorn dans le Valais. Attention ! Ce n'est plus du tout la même marchandise : 900 m. d'arête mixte qui se terminent par une pente de neige raide et fort gazeuse vous conduisent au premier sommet d'où démarre une seconde et interminable crête de rocher... délicat ou l'escalade et la désescalade de nombreux gendarmes s'effectuent les anneaux à la main, avant d'attaquer les 300 mètres "d'excellente varappe" (guide du C.A.S.) du Nadelhorn. Reste, bien sûr, la descente... Vous comprenez que cette course réclame de l'expérience et un tout autre niveau de forme.

C’est pour cette raison la cotation de sérieux vient souvent compléter la cotation technique. Elle exprime la longueur, l'éloignement, la difficulté d'approche et de descente, la continuité, l'équipement en place, la difficulté à se protéger et les risques objectifs (séracs, risques d’avalanche, etc.). Elle est notée en chiffres romains de I (itinéraire court, peu éloigné, descente facile) à VII (Itinéraire sur une grande face pouvant être parcourue en une journée par les meilleurs. Pratiquement que des longueurs dures et soutenues. Conditions rarement bonnes, cheminement compliqué, assurage problématique, retraite aléatoire. Descente longue et difficile. Itinéraire très exposé aux dangers objectifs).

Pour reprendre l’exemple précédent, l’Eperon des Minettes serait ainsi côté AD/II et la traversée Lenspitze – Nadelhorn AD/IV.

Avant de partir

Le programme des sorties alpinisme est disponible sur les revues du club ou sur le site internet (à partir de février pour le programme d'été et septembre pour celui d'hiver). N'hésitez pas à consulter régulièrement ce programme (en particuliers sur internet), car il peut évoluer en cours de saison (nouvelles sorties, ajout de places sur une sortie, modification de date d'ouverture, de programme…).

La majorité des sorties proposées sont des sorties sur un week-end ou un week-end prolongé. Néanmoins vous trouverez quelques séjours de 5 jours ou plus.

La plupart des sorties proposées sont des sorties organisées par des cadres bénévoles (sorties ALP ou CIALP). Pour compléter le programme des stages d'alpinisme, encadrés par des professionnels (sorties AZMT par exemple) sont également proposés par le club.

Programme détaillé d'une sortie

Pour chaque sortie, vous trouverez dès sa création des informations générales sur le programme: organisateurs, dates, nombre de places, objectif ou sommet envisagé, niveau techniques.

Les informations détaillées sur une sortie sont définies dans la fiche programme (cliquez sur l'icône ) qui est, en général, mise à disposition sur le site internet peu de temps avant l'ouverture de la sortie. Il est impératif de consulter cette fiche avant toute inscription.

Il est également conseillé, surtout pour les néophytes, de contacter très tôt (dès ou avant l'inscription) un des organisateurs (coordonnées sur les fiches programme) pour avoir un maximum d'information sur le déroulement de la course, le matériel à prévoir, etc.

Enfin il faut savoir que l'alpinisme est une activité soumise aux aléas des conditions en montagne. Dans la semaine précédant le départ ou même arrivé sur site, les organisateurs peuvent être amenés à modifier le programme (destination du car, courses envisagées, etc.). Dans la mesure du possible ces modifications se font en essayant de conserver un programme équivalent et de satisfaire au mieux les participants inscrits. Mais ce n'est évidemment pas toujours possible et les impératifs de sécurité restent dans tous les cas prioritaires.

Inscription

Les inscriptions peuvent se faire par internet (méthode que nous vous recommandons), par courrier, ou en se rendant directement au club. Les conditions générales et particulières d'inscription sont définies dans les revues du club, elles sont complétées, le cas échéant, des conditions définies dans la fiche techniques. Voir modalités pratiques ici.

Certains sorties nécessitent un accord des organisateurs (qui permet de vérifier que les participants ont bien le niveau requis pour le programme envisagé). Dans ce cas l'accord peut être sollicité avant l'ouverture de la sortie, de préférence en ligne via le détail de la sortie dans l'espace membre.

Transport

Pour rejoindre nos lointaines montagnes, les sorties proposées utilisent:
  • Le car-couchette (cf. ci-dessous)
  • Le co-voiturage, avec partage des coûts de carburant et d'autoroute et participation aux frais d'entretien (0,07 €/km en 2012)
  • Le train
Certaines sorties donnent directement rendez-vous sur site.

La plupart des sorties sur un week-end sont en car-couchette. Ce moyen de transport permet de profiter d'un week-end complet sans empiéter sur le vendredi ou le lundi.

Le départ a lieu Porte d’Orléans le vendredi soir entre 20h et 22h (heure de rendez-vous précisée à chaque sortie). Pour le retour, la dépose se fait au même endroit le lundi à 5h30.

Le car est équipé de 2 rangées de couchettes superposées. Il est prévu pour 2 personnes en largeur sur chaque couchette, la largeur de celles-ci étant limitée il est conseillé de dormir en "tête-bêche".

Il est possible de laisser un sac dans le car et d'y laisser tout ce qui n'est pas utile pour la course et un rechange pour le retour.

Un sac de couchage léger peut être agréable pour la nuit en car, mais pas indispensable car des couvertures sont fournies.

Camp alpinisme

Le camp alpinisme a pour objet de réunir pendant une semaine celles et ceux qui désirent partager leur passion de la montagne au travers de courses en rocher ou en neige.

Ce camp est organisé en général début août sur un site choisi chaque année par l'activité.

Aucune course encadrée n'est prévue pendant la semaine et tous les alpinistes participant doivent être techniquement autonomes. Mais autonome ne veut pas dire isolés, et il s'agit au contraire d'encourager à partager les expériences de chacun, quelque soit leur niveau.

A partir d'un camp de base défini, les cordées s'organisent en fonction des envies, affinités et capacités de chacun.

Pour chaque camp, un coordonateur est désigné afin de faciliter l'organisation pratique (réservation de camping, co-voiturages).

Initiation et Progression


L'objectif de la pratique de l'alpinisme en association et au CAF Ile-de France n'est pas simplement d’emmener des adhérents en montagne, mais bien de former des alpinistes autonomes et responsables, capables de réaliser des ascensions par eux-mêmes en évaluant les risques en permanence et au delà, de leur permettre de devenir à leur tour des formateurs.

A ce titre, l'activité alpinisme est ouverte aux débutants et les courses proposées permettent de faire ses premiers pas et puis de progresser et d'acquérir l'expérience nécessaire.

Pour découvrir l'activité, des courses dédiées à l'initiation sont prévues dans le programme. Pour ceux qui ont déjà une première expérience, la plupart des courses de niveau peu difficile sont accessibles. Quelque soit votre niveau, n'hésitez pas à contacter les organisateurs ou le responsable d'activité (via le kifaikoi) pour avoir des conseils sur le choix des courses.

Cycle d'initiation à l'alpinisme Le cycle d'initiation à l'alpinisme est une formation sur 6 ou 7 jours, répartis sur 3 week-ends entre fin mai et début juillet, destinée à faire découvrir l'alpinisme.

Ce cycle vise à permettre aux alpinistes débutants de faire leurs premiers pas et puis de progresser et d'acquérir l'expérience nécessaire à la réalisation de courses classiques.

Il est destiné à des personnes :
  • Sans aucune expérience ni connaissance technique en alpinisme, mais avec une première expérience en montagne (randonnée, ski de randonnée, trek…)
  • Disposant d'une condition physique de bon niveau : l'alpinisme nécessite une bonne endurance (dénivelés supérieurs à 1000m avec un sac lourd) et les conditions peuvent êtres rudes (froid, neige…)
  • Motivées pour apprendre et pratiquer, prêtes à évoluer dans un milieu à risque et à vivre quelques jours sans confort.
Le cycle offre la possibilité de faire ses premiers pas sur glacier et d'apprendre les techniques de progression en terrain mixte (neige et rocher): utilisation des crampons et piolets, encordement, assurage, relais, rappel, etc.

L'ensemble du cycle se déroule en montagne. Les activités sont partagées entre des ateliers pratiques, et la mise en application sur des ascensions de sommets.

Débuter : Courses de neige

L'ascension d'un sommet en remontant un glacier et des pentes de neige est un peu l'image d'Epinal de l'alpinisme. Les grands sommets classiques, et la pluparts des 4000 des Alpes, peuvent être gravis par des voies "normales" présentant peu de difficultés techniques si ce n'est quelques passages plus raides. Ces sommets sont très prisés pour leur beauté et leur accessibilité. Cependant, même si ces courses ne présentent pas de grosses difficultés ni d'engagement important, elles doivent être abordées avec sérieux car les dangers de la haute montagne sont bien présents (crevasses, chutes de pierres ou de séracs, orages, brouillard…).

Les participants ayant une expérience limitée ou redémarrant l'activité après une longue période d'arrêt peuvent se tourner vers les courses de neige de niveau F (facile) à PD (peu difficile). Certaines de ces courses peuvent également accueillir des débutants. Il conviendra néanmoins de vérifier ce point avec les organisateurs concernés.

Débuter : courses de rocher

Rapidement dans sa progression l'alpiniste est amené à aborder des courses en terrain mixte ou rocheux. Il convient alors de bien maîtriser les techniques d'escalade pour pouvoir progresser sereinement, rapidement et en toute sécurité.

L'escalade et falaise et sur bloc étaient à l'origine des moyens d'initiation et d'entrainement des alpinistes. C'est encore le cas aujourd'hui, même si l'escalade est devenue une activité à part entière. Les activités escalade du club (en salle, en falaise ou sur bloc) proposent des initiations qui permettent par la suite d'aborder sereinement le rocher en montagne.

Les grimpeurs confirmés pourront rapidement envisager des courses rocheuses de niveau AD, D voire TD. Il conviendra néanmoins de rester très modeste par rapport à son niveau technique car l'environnement de la haute montagne n'est pas celui de la falaise ou de la salle. L'engagement est plus élevé et les erreurs pardonnent moins, un bon grimpeur de 6a en falaise peut se retrouver en difficulté dans du 3-4 mal protégeable ou sur du rocher délité…

Progression et perfectionnement

Toutes les sorties proposées par le club visent à faire progresser les participants et les amener vers l'autonomie. Cependant la simple participation aux sorties n'est pas suffisante pour progresser et un réel investissement est nécessaire.

La préparation d'une course est une phase très importante. Le participant désirant progresser devra prendre le temps d'examiner les cartes et topos, de chercher à comprendre l'itinéraire, d'imaginer l'horaire, l'heure de départ. Il est également nécessaire de se renseigner sur les conditions qui seront rencontrées sur place.

L'entrainement est le second pilier de la progression. En région parisienne, la pratique d'un sport d'endurance et de l'escalade permet d'acquérir ou d'entretenir la base nécessaire. Il ne faut également pas hésiter à s'entraîner, même chez soi, à toutes les manipulations apprises lors des sorties ou sur les manuels de référence (nœuds divers, mouflage, installation du rappel…). Un geste sûr et rapide est gage de sécurité…

Enfin l'acquisition d'expérience permet de consolider toutes les connaissances. Pour cela, il faut évidemment participer à des sorties et d'essayer autant que possible de se mettre dans la peau du premier de cordée. Et surtout, n'hésitez pas à poser des questions à vos initiateurs qui sont là pour y répondre et vous aider à intégrer les techniques utiles. Rappelez-vous qu'il n'y a aucune honte à avouer ne pas bien maîtriser certaines manipulations (même les plus simples), et qu'on contraire ne pas le faire pourrait mettre en péril votre sécurité et celle du groupe.

ertaines sorties sont orientées spécifiquement sur le passage à l'autonomie. Elles visent à mettre en situation les participants tout en bénéficiant du soutien d'un initiateur.

Ateliers pratiques

Par ailleurs des formations organisées au club et en région parisienne permettent de s'initier à quelques techniques spécifiques: les nœuds et l'encordement, les rappels, les remontées sur corde, etc. Consulter le programme "formations".

Conseil pratique : bien faire son sac

La préparation du sac est une étape importante pour réussir sa sortie. Il ne faut évidemment rien oublier, mais en même temps il faut veiller à éviter le piège du sac trop lourd.

La liste présentée sur la fiche matériel est un exemple détaillé du contenu du sac pour une course d'alpinisme classique sur deux jours. Elle sera évidemment à adapter en fonction du programme et de la durée du séjour.

Cascade de glace


La cascade de glace est l'une des principales activités hivernales en alpinisme. Née dans les années 50 en Ecosse, elle a beaucoup évolué ces dernières années grâce à l'amélioration du matériel. Après les décennies des défricheurs (années 1980 et 1990), les grimpeurs ont poussé toujours plus loin les limites, n'hésitant pas à s'aventurer dans des terrains de plus en plus mixtes et rocheux. C'est la naissance du "dry tooling".

La cascade de glace nécessite une bonne condition physique. Les marches d'approches sont généralement moins longues que pour les courses d'alpinisme mais peuvent être parfois assez éprouvantes : généralement de 15 minutes à 1 heure, elles peuvent atteindre 2 heures et plus dans des endroits souvent non tracés en neige profonde. Le froid est aussi un élément important à prendre en compte.

Principe des sorties d'alpinisme hivernal et cascade de glace

Les sorties "cascade" se déroulent le plus souvent sur des week-ends de trois jours, avec des trajets en voiture. Chaque saison est l'occasion de se rendre dans les plus beaux sites de France (Fournel, Fressinières, Vallon du Diable, etc.), d'Italie ou de Suisse.

Le club organise aussi, sur le même principe, des sorties "alpinisme hivernal" : pentes raides, arêtes mixtes, goulottes… Exemple : Auvergne, Vosges, Vercors… Ces massifs offrent de nombreuses possibilités et sont un très bon moyen de parfaire sa technique.

Pour les sorties cascades et alpinisme hivernal, l'hébergement est le plus souvent en gîte.

Période

L'alpinisme hivernal se pratique généralement de mi-décembre à début mars. La pratique de la goulotte permet cependant de prolonger la saison : des sorties "goulottes" sont organisées au printemps.

Niveau technique et pré-requis

Les sorties s'adressent aussi bien à des alpinistes expérimentés qu'à des personnes débutantes dans l'activité mais qui ont déjà pratiqué l'alpinisme : qui savent cramponner, se servir des piolets (niveau PD/AD en neige en second)... Il est impératif de savoir assurer le premier de cordée et d'être à l'aise avec les techniques de cordes : assurage au relais, descente en rappel avec nœud autobloquant. Autant de manœuvres qui peuvent être répétées en salle.

Toute personne répondant à ces conditions peut s'inscrire à une course de niveau glace 3 ou 3+ minimum.

A noter qu'une sortie "découverte de la cascade de glace" est organisée chaque année. Elle permet de se familiariser en douceur.

Aller plus haut

Discipline à part entière, la cascade de glace est aussi un très bon moyen de progresser en alpinisme. C'est le passage obligé avant de se lancer dans des couloirs difficiles (Couturier, Couloir des Italiens, etc.) ou des goulottes en haute montagne (Gabarrou-Albinoni, Couloir de Gaube, Fantomas, etc.).

Niveaux en glace

Les cotations en glace comprennent deux données : la difficulté technique et l'engagement.

La difficulté technique tient compte de la raideur, de la qualité et de l'épaisseur de la glace, elle varie de 1 à 7. Mais la majorité des cascades se situent entre 3 et 5.

La notion d'engagement, elle, est liée à la longueur des voies, à l'exposition aux risques objectifs (avalanches, chutes de glace…), à l'équipement des relais. Elle varie de I à VII.

Exemple d'une grande classique : Les formes du chaos (Ceillac, Queyras) : 300 m. – III/4.

Plus qu'en terrain rocheux, les difficultés sont liées aux conditions du moment et peuvent être très changeantes. Les cotations ne sont pas suffisantes pour connaître la difficulté de la voie. Il est important de se renseigner et d'analyser le terrain une fois sur place. Comme toujours en alpinisme, il faut savoir renoncer si les conditions ne sont pas favorables: voie trop fréquentée, glace en mauvaises conditions, risque d'avalanche…

Matériel spécifique aux sorties cascade

En complément de la liste standard :
  • Deux piolets-traction
  • Une paire de crampons cascade
  • Un casque si possible avec visière
  • Plusieurs paires de gants (deux ou trois), si possible assez fins pour être précis mais chauds
  • Des chaussures d'alpinisme hiver (thermiques)
  • Des vêtements chauds
  • Une gourde isotherme ou un thermos
  • Un détecteur de victimes d'avalanche (DVA), sonde et pelle peuvent être demandés selon les conditions d'enneigement.
A noter : piolets, crampons, casque et DVA peuvent se louer à Paris au magasin la Haute Route.

Escalade en Grandes voies


Après avoir fait ses premières armes en falaise, vient l'envie de se frotter aux grandes parois. Ce que l'on appelle les "grandes voies". Ces longues escalades de plusieurs longueurs se déroulent généralement en haute montagne, mais pas toujours. Certaines démarrent même au ras de l'eau comme dans les Calanques immortalisées par le célèbre guide Gaston Rébuffat. De 100 m à 400 m et plus, les grandes voies impliquent de faire des relais intermédiaires quand le grimpeur de tête arrive en bout de corde. Le second grimpe à son tour et récupère le matériel laissé sur la paroi. L'équipement varie en fonction du terrain...

Certaines voies sont dite en "terrain d'aventure", l'équipement sur place est alors minime et impose aux grimpeurs de se protéger eux-mêmes en utilisant des coinceurs câblés ou des friends, plus rarement des pitons.

Dans les voies "modernes" ou "sportives", les ouvreurs ont équipé la voie, généralement avec des pitons à expansion ou des spits. L'équipement est variable, il peut parfois se rapprocher de celui rencontré en falaise, mais il reste souvent plus "aéré". C'est le cas des fameuses voies "Piola", du nom d'un célèbre ouvreur du massif du Mont Blanc. Là, rien n'est superflu : si les dalles sont protégées, dès que le grimpeur est en présence de fissures, il doit savoir se protéger lui-même en utilisant coinceurs ou friends...

Organisation

Les sorties en grandes voies sont généralement couplées avec les autres sorties d'alpinisme et se font donc en car couchette sur un week-end, ou en voiture/train sur 2/3 jours ou plus.

Prérequis S'inscrire à une sortie en grande voie implique de bien connaître son niveau et de prendre en compte trois éléments.

1) Le niveau

Tout d'abord, il est impératif de savoir assurer et grimper en second dans le niveau indiqué dans la fiche technique et même de garder un peu de marge car, ici, l'engagement est plus important qu'en falaise. Dans certains cas, il peut être envisagé de grimper en réversible. Le second est souvent amené à porter un petit sac pour emporter à boire notamment. Enfin, il a pour tâche de déséquiper la longueur.

2) La descente

Généralement, les grandes voies se descendent en rappel. L'avantage est de pouvoir grimper léger et de laisser du matériel au pied de la voie, mais cela suppose de bien maîtriser les techniques de rappels, être rapide et sûr de ses "manips". Certaines descentes se font néanmoins à pied, souvent sur des sentiers escarpés où il convient d'avoir le pied "montagnard".

3) Bonne condition physique

Les marches d'approche pour accéder au pied des voies peuvent être longues. Le matériel (cordes, friends, dégaines, etc.) est assez lourd. Bien souvent, il est nécessaire d'emprunter un névé raide ou un glacier... Tout ceci est donc à prendre en compte : le niveau en escalade n'est pas suffisant pour apprécier pleinement ce type de courses. Il faut ainsi trouver un bon compromis pour le sac (voir ci-après), surtout si la descente ne se fait pas en rappel et qu'il faut charrier "grosses" et crampons avec soi ! Ce qui arrive quelquefois.

Niveau technique

La cotation des grandes voies comporte en général deux indications :
  • la difficulté globale de la course selon l'échelle utilisée pour toutes les courses d'alpinisme et allant de F à ABO : F (facile), PD (peu difficile), AD (assez difficile), D (difficile), TD (très difficile), ED (extrêmement difficile), ABO (abominablement difficile).
  • le degré technique de la plus haute difficulté rencontrée, allant de 1 à 9 avec les subdivisions a, b et c et + (cotation "escalade"). Il est souvent précisé le niveau "obligatoire" requis en libre, c'est-à-dire sans s'aide d'aucun moyen non naturel, par exemple en "tirant au clou" (sur une dégaine ou une sangle...).
Exemple : Congo Star (Aiguille Pierre Alain, Chamonix) : TD+, 300 m. (5c obligatoire)

Outre les éléments indiqués ci-dessus, on peut trouver le niveau d'engagement inhérent au terrain montagne indiqué en chiffres romains de I à VII. Cette notion tient compte de l'éloignement et des possibilités de retraite, de l'ampleur de la course, des risques objectifs, des difficultés d'accès, de l'importance de l'équipement en place...

Exemple : Voie Livanos (Aiguille de Sialouze, Ecrins) : TD+, III, 6a (5c obligatoire)

Matériel spécifique aux sorties grandes voies

En complément de la liste standard :
  • Chaussons d'escalade (si possible pas trop étroits pour pouvoir supporter plusieurs longueurs d'affilée)
  • Piolet, crampons et matériel de sécurité sur glacier sont facultatifs (pour l'approche éventuellement)
  • Vêtements : pantalon d'escalade, polaire, coupe-vent type gore-tex légère
  • Un petit sac à dos (15 à 20 l) peut être utile pour certaines courses (en complément du gros sac qui restera au pied de la voie ou au refuge).

Page Encadrants


Remarque : Dans l'espace membre, dans la partie réservée aux organisateurs, une rubrique intitulée "documentation des activités" vous permet de retrouver tous les documents spécifiques de la commission alpinisme. En particulier :
  • modèles de fiches techniques
  • statut du co-encadrant
  • liste des hébergements et restaurants en particulier pour les cars
  • comptes rendus de commission
  • etc.
Cette rubrique est régulièrement mise à jour par le responsable d'activité.

Une autre rubrique : "documentation des organisateurs" contient les documents communs à toutes les activités pour les organisateurs.