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Sauvons la Forêt de Fontainebleau

Cette forêt d'exception à besoin de nos dons et de notre énergie suite à l'incendie.

Publiée le dimanche 19 juillet 2026 à 22:19 (mise à jour le mardi 21 juillet 2026 à 16:48)

Mi-juillet, un incendie a ravagé la forêt de Fontainebleau. Plus de 2000 hectares de forêt ont brûlé, soit environ 10% de l’ensemble de ce poumon vert de l'île de France, qui abrite une biodiversité exceptionnelle.

Notre club est très attaché à la forêt de Fontainebleau, depuis près de 150 ans nos adhérents parcourent la forêt et y grimpent. Nous nous associons donc à la tristesse ressentie par de nombreux habitants et amoureux de la forêt en région parisienne et au-delà. A cet égard, nous invitons toutes celles et ceux qui le souhaitent, et qui le peuvent, à contribuer à la collecte lancée par la Fondation du Patrimoine en partenariat avec l’ONF et les collectivités locales pour soutenir la restauration de la forêt après l'incendie.

La mention la plus ancienne d’escalade à Bleau date de l’annuaire du Club Alpin de 1910 ! Depuis, de nombreux grands noms de l’escalade se sont entraînés sur ces parcours de blocs avant d’aller se mesurer à la haute montagne, apportant leurs techniques d’escalade aux alpinistes locaux. Pierre Allain a par exemple inventé le chausson d’escalade en forêt de Fontainebleau. Plus d’informations sur le site internet du Cosiroc.

La forêt de Fontainebleau est aussi connue comme lieu des premiers chemins de randonnée. Dès 1842, Claude François Denecourt, pionnier de la randonnée pédestre, trace les fameux “sentiers bleus” que nous connaissons tous. Il propose ainsi des circuits touristiques et culturels pour faire découvrir les grottes et rochers remarquables. Il s'inspire ou invente des légendes pour animer les parcours. L'arrivée du chemin de fer en 1849 rendra cette destination très populaire et de nombreux écrivains et peintres du 19ème siècle viendront s'y ressourcer ou trouver l'inspiration. Son travail a ensuite été poursuivi par Charles et Maria Colinet.

Plus récemment, cette forêt est devenue un lieu de pratique régulier pour nos adhérents souhaitant : 

  • s’initier et progresser en escalade,
  • découvrir la randonnée pédestre,
  • se former en cartographie et orientation,
  • pratiquer le trail sur le circuit des 25 bosses et d’autres sentiers.

C’est aussi le lieu de notre fête annuelle du club (à Larchant, au Rocher Canon, ou au Calvaire pour cette année)

Cet incendie a détruit une grande partie de nos terrains de pratique et de formation, mais nous nous réorganiserons pour permettre le maintien de nos activités dans des zones non touchées par l’incendie. C’est une grande tristesse de voir ainsi des pans entiers de forêt détruits, mais nous participerons activement et durablement aux actions pour permettre une revitalisation des lieux

Pour l’heure, il convient surtout de ne pas aller en forêt tant que les autorités ne lèvent pas les interdictions en cours (qui portent sur l’ensemble des massifs des Trois Pignons, de la Commanderie et de Fontainebleau) et de les laisser surveiller le massif pour éviter la reprise du feu. Dès que la situation sera stabilisée, des actions de traçage de sentier, de parcours de bloc ainsi que des balisages de zones d’évitement et des chantiers anti-érosions pourront être envisagés. 

Notre club s’investira durablement dans ces actions. Pour ceux qui souhaitent, un groupe WhatsApp a été créé spécifiquement pour les cafistes qui souhaitent s’investir ensemble. L'ONF propose aussi un questionnaire pour recenser les motivés pour aider. N'hésitez pas à vos signaler et indiquer que vous être membre d'une association. 

Fermeture des bureaux du Club cet été

L'accès aux locaux du Club ne sera possible que sur RV du 4 juillet au 24 août inclus.

Publiée le vendredi 3 juillet 2026 à 10:53

L’accueil du public est fermé pendant la période estivale, du 4 juillet au 24 août inclus.

Cependant, même avant le 4 juillet vérifiez toujours les ouvertures et horaires au préalable sur cette page.

Notre secrétariat restera joignable par mail ou téléphone durant cette période et, si vous avez une question particulière, vous recevrez une réponse sous une semaine.
Les inscriptions et annulations sur les sorties seront également traitées régulièrement.

Si vous souhaitez louer du matériel au Club dans cette période (liste du matériel) nous vous demandons de prendre RV quelques jours en avance avec nos permanents en utilisant ce formulaire

Si vous souhaitez éditer votre carte d'adhérent pour les refuges suivez cette procédure. La plupart des refuges préfèrent une version papier de la carte de membre, en particulier si vous êtes en groupe..

Nous vous souhaitons à tous un bon été.

Profitez bien de votre été et de nos belles montagnes.

Le secrétariat du Club 

Pause fraîcheur ?

Pour gagner en fraîcheur, rien de tel que d'aller prendre le frais en montagne.

Publiée le dimanche 28 juin 2026 à 12:01 (mise à jour le dimanche 28 juin 2026 à 12:21)

Pour dormir en montagne, quelle que soit votre activité, plusieurs solutions s'offrent à vous.

Les refuges de la FFCAM   Trouver un refuge en France 

Réduction avec la licence FFCAM : votre licence FFCAM vous offre 50 % de réduction sur la nuitée en refuge FFCAM (hors repas) soit environ 14 € comparé à un non licencié.
Pour adhérer au Club, c'est ici.

Cette réduction s'applique aussi dans les refuges de nos amis de l'Arc Alpin et même plus !

Liste des associations affiliées à la convention de réciprocité :
Sur présentation de votre carte de membre à jour.

Allemagne : Deutscher Alpenverein (DAV),
Andorre : Federació Andorrana de Muntanyisme (FAM)
Autriche : Oesterreichischer Alpenverein (OeAV),
Belgique : Club Alpin Belge (CAB),
Espagne : Federacion Española de Deportes de Montaña (FEDME)
Italie : Club Alpino Italiano (CAI), Alpenverein Südtirol (AVS),
Grande Bretagne: Alpine Club (AC) of Great Britain
Liechtenstein : Liechtensteiner Alpenverein (LAV),
Luxembourg : Groupe Alpin Luxembourgeois (GAL),
Pays-Bas : Nederlandse Klim- en Bergsport Vereniging (NKBV),
Slovénie : Planinska Zveza Slovenije (PZS),
Suisse : Schweizer Alpen-Club (SAC), Federazione Alpinistica Ticinese (FAT),  Akademischer Alpenclub Basel (AACBs), Akademischer Alpenclub Bern (AACB), Club Alpin Académique Genève (CAAG), Akademischer Alpenclub Zürich (AAZ).

Et puis si vous voulez, vous pouvez aussi aller camper !

Photos : Jérôme Bon (refuge du Couvercle) et Bernadette P. (bivouac face à la Meije)

Camp été 2026 - Ailefroide

informations pratiques

Publiée le mercredi 24 juin 2026 à 15:33

Quelques infos importantes pour le camp d'été

1. APERO DU LUNDI SOIR

Pour ceux qui souhaitent venir au camp d'été, n'hésitez pas à vous inscrire pour l'apéro du lundi soir : Sortie 26-MAJ01 
lien valable aussi pour les heureux déjà inscrits aux stages :)

C'est le bon endroit pour rencontrer d'autres cafistes et partir pratiquer vos activités favorites dans un cadre hors club en autonomie

2. RESERVATION DU CAMPING

Pour le camping, on reconduit le principe de l'an dernier : pas besoin de faire une demande d'inscription individuelle auprès du camping : juste besoin de compléter ce lien.

Une réservation de groupe est faite à partir du vendredi 24 après-midi, et jusqu'au dimanche 2 aout environ (si vous dépassez de cette date, pas de soucis, il suffit de l'indiquer dans le google form)

Ce lien permet juste de regrouper les adhérents du CAF
Ainsi la réception du camping aura vos noms quand vous arriverez. 

Je vous indiquerai l'endroit exact du camp le 24 juillet au soir. 

3. BIZON FUTE : ATTENTION TOUR DE FRANCE 

Cette année le tour de France sera entre la Savoie et les Hautes Alpes les 24 et 25 juillet : 
- 24 juillet : GAP ==> l'Alpe d'Huez (route du Lautaret difficile)
- 25 juillet : le Bourg d'Oisans ==> l'Alpe d'Huez par le col du Galibier ! ==> Déviation par le tunnel du Fréjus 55€ l'aller simple ... 

Un grand trail dans les Alpes du Sud

Neuf traileurs du Club ont couru de Digne les Bains à Barcelonnette début juin

Publiée le mercredi 24 juin 2026 à 10:28 (mise à jour le mercredi 24 juin 2026 à 10:30)

Neuf traileurs du Club ont couru de Digne les Bains à Barcelonnette début juin, hors compétition.

Un parcours splendide : du sommet du Cousson au gorges de St Pierre, de la barre des Dourbes au lac d'Allos, des glissades sur névés aux mains courantes du Chapeau de Gendarme, l'équipe en a pris plein les yeux, sur des terres assez sauvages, peu fréquentées.

Une équipe idéale : neuf coureurs du Club, survitaminés, dans une forme olympique et avec le sourire du début à la fin du séjour !

Une belle performance : le groupe est resté soudé et a maintenu une plutôt belle allure pendant tout le séjour. Les traileurs qui ont couru l'intégralité de l'itinéraire ont parcouru plus de 126 km et 6400 m de dénivelé positif en trois jours (J1 : Digne-Tartonne, 30 km et 1800 m de D+ ; J2 : Tartonne - Colmars, 53 km et 2200 m de D+ ; J3 : Colmars - Barcelonnette : 44 km et 2400 m de D+).

Saou-pe de semoule : quand les ados grimpent dans la Drôme | Avril 2026

Une semaine sous tente au camping à Saou, en immersion au pied des falaises : on croit souvent que le mieux c’est l’escalade, mais en fait c’est la pizza…

Publiée le lundi 15 juin 2026 à 22:11 (mise à jour le dimanche 21 juin 2026 à 19:36)

Départ de Paris le lundi en train à 6h50 du matin, arrivée Valence à 8h55, ramassage de l'équipe en combo voiture+bus direction Saou, la semaine est placée sous le signe du rythme. Les tentes sont montées à 11h et à midi les mousquetons cliquettent déjà sur la falaise de la Graville.


Le premier dîner est spartiate et la fatigue se fait sentir : la semoule cuite à l'eau froide baignée dans de la sauce tomate tiède ne semble pas ravir tous les palais et la troupe traverse un moment de crise existentielle... Même l’ajout de sauce soja n’y fait rien : l'adage "Dis moi ce que tu manges, je te dirais qui tu es" résonne au plus profond des estomacs. Une crêpe Wahou permet un léger réconfort avant d'aller dormir, et le pic glycémique subséquent offre un moment d'amnésie collective à Antoine et Clémence qui ont désormais 24h pour trouver un moyen de faire chauffer la semoule sans gaz ni réchaud. 


Heureusement, le petit déjeuner est copieux et prolonge la trêve. Il paraît qu'on ne peut pas réfléchir l'estomac vide mais apparemment l'estomac plein non plus et c'est à grand renfort d’oeufs brouillés et de tartines de confiture que nous (Clémence et Antoine) détournons l'attention des jeunes de la vraie question : la semoule sera-t-elle chaude ce soir ?! La seule façon de le savoir est de laisser le temps passer, et nous prenons la direction de la Tour de Saou pour nous confronter à ses redoutables murs gris de 30 mètres. 

Escalade old school sur rocher lisse, prises plates, prises minuscules, prises invisibles, prises cachées, prises occupées par des insectes, prise qui a l’air bien de loin mais qui en fait n’est pas du tout une prise, paroi trois fois plus grande que le mur de Paris : la matinée est consacrée à la découverte de projets qui seront travaillés toute la semaine. Du 5b au 6b, les dégaines atteignent péniblement les relais et les mouvs sont calés. Reste à mémoriser l’ensemble mais la récente affaire de la semoule froide occupe beaucoup de mémoire vive et semble saturer le système, à moins que la mémorisation ne soit pas la compétence forte des adolescents… Qu’importe, nous avons un programme et nous le suivrons coûte que coûte ! 

L’après-midi Clémence bassine Noé, Ouri, Anouk et Titouan avec des histoires rébarbatives de manips de corde et de sécurité en paroi en prévision de la grande voie du lendemain (150m et un 6a dans l’affaire quand même!) pendant qu’Antoine retourne au pied des murs fissurés de La Graville avec Ava, Esteban, Josée, Colette, Eloise, Léon et Hugues pour faire des vrais trucs stylés : de l’escalade sur coinceurs ! Ces réjouissances (pour le groupe d’Antoine du moins) occupent le reste de la journée et l’inéluctable confrontation avec les restes de semoule froide de la veille approche… Afin de temporiser un dernier instant nous lançons une mode qui tiendra nos lecteurs en haleine encore quelques lignes : l’apéro nouilles instantanées ! En prévision d’une famine potentielle nous avions acheté non pas 15 mais bien 36 sachets de nouilles instantanées et l’occasion de sortir cet atout de notre manche nous apparaît comme une évidence car nous avons besoin d’un moment pour réfléchir à la conduction de la chaleur entre une source d’énergie que nous ne possédons pas et du grain de semoule aqueux. Le plan est d’instaurer un rituel quotidien de nouilles instantanées après l’escalade afin de pré-nourrir l’équipe qui, en cette fin de deuxième journée de stage, semble bien déterminée à manger chaud. L’idée est d’autant plus géniale qu’en allant chercher nos cartons de nouilles instantanées dans le grenier du camping nous apercevons… un four à micro-ondes ! Perché sur le frigo, il nous avait échappé la veille car nous mesurons tous deux moins d’1m70. Les réjouissances vont bon train et c’est l’esprit apaisé que nous coupons des légumes à faire griller à plancha. Ce soir c’est semoule chaude, sauce tomate bouillante, courgettes et aubergines grillées, sauce soja, compote et crêpes Wahou. Pfiou ! 

Une partie de loup-garou plus tard nous pouvons enfin reprendre le cours normal de nos vies.

 

Réveil matinal pour cette troisième journée qui est placée sous le signe de la grande voie : Anouk, Ouri, Titouan, Noé et Clémence partent grimper la voie Soif d’Aujourd’hui : 150m, 5b-5a-6a-5c, descente en rappel. Les autres prennent la direction de la falaise grise toute lisse avec des mauvaises prises pour travailler leurs projets. L’équipe grande voie progresse lentement mais sûrement et l’équipe projets poursuit son travail de répétition, de calage, de chute, de clippage de dégaine mais, en fin de matinée, la pluie surgit… En falaise la pluie mouille tout autant qu’autre part mais les escaladistes sont tenaces et pensent mieux savoir que les prévisions météo : ça va s’arrêter et dans une heure le rocher sera sec, pas de quoi changer les plans ! L’intensification des précipitations impose un petit arrêt dans la progression de l’équipe grande voie et un moment jeu de carte en kway sous un arbre à l’équipe projets, histoire d’attendre que ça passe. De toute façon dans vingt minutes c’est sec. Une heure plus tard nous nous retrouvons dans la guinguette du camping, à l’abri de la pluie battante qui aura eu raison de nos meilleures volontés. Une aubaine pour un moment culturel : en deux temps trois mouvements nous téléchargeons Valley Uprising et les jeunes découvrent l’histoire de l’escalade sur la falaise reine de l’ouest du nord du continent outre-Atlantique : le Yosemite ! C’est un peu plus grand que Saou mais l’esprit du documentaire est là : un camping, des falaises, des grimpeurs, des grimpeuses, de l’aventure. La différence c’est que nous, on a des douches chaudes. C’est en tous cas ce que nous croyons encore après les explications de Julien, le propriétaire du camping, en réponse à nos interrogations sur la température très fluctuante des douches de la veille. Et quoi de mieux qu’une bonne douche chaude après une après-midi pluvieuse ? Eh bien seuls trois ou quatre d’entre nous le saurons et pour les autres heureusement que la semoule est chaude. Pour ce troisième dîner nous innovons complètement et proposons, après l’apéro nouilles instantanées, un menu inédit : semoule, sauce tomate, sauce soja, courgettes grillées, compote et crêpes Wahou. Félicitations à l’équipe plancha qui a réussi à griller les légumes sous la pluie ! 


Jour 4 ! Sur le modèle des expéditions himalayennes, nous montons une nouvelle équipe pour tenter d’aller en haut de la grande voie de la veille, en bénéficiant des informations de nos camarades ayant préalablement exploré la paroi jusqu’à sa mi-hauteur. Ce sont donc Ava, Josée, Eloise et Colette qui s’élancent en compagnie d’Antoine. Les autres prennent la direction de la falaise grise toute lisse avec des mauvaises prises pour travailler leurs projets. L’équipe grande voie progresse bien mais hélas les cordes s’emmêlent et font perdre un temps précieux aux ascensionnistes. Certaines interrogations cruciales trouvent néanmoins des réponses satisfaisantes, par exemple l’énigme “Mais Antoine je comprends pas à quoi elle sert la corde accrochée à mon baudrier là” est vite résolue. Nous avons rendez-vous à 18h avec Jean-Marc Belle du CAF de Saou, qui vient nous présenter l’histoire de l’escalade dans le quartier. Parfait écho au documentaire de la veille ! Il faut donc abandonner l’idée d’aller en haut de la grande voie… alors qu’en début d’après midi l’équipe projets, riche de succès retentissants, se dirige vers les fissures de La Graville pour poursuivre son apprentissage de la pose de coinceurs avec Clémence dont l’aura a triplé en envergure depuis que les jeunes savent qu’elle a, elle aussi, grimpé et bivouaqué sur les parois du Yosemite, l’équipe grande voie accueille comme il se doit la nouvelle qu’il faut redescendre car il est déjà tard : sourcils relevés, mâchoire pendante, yeux écarquillés, la team est chokbar ! “Mais nan Antoine c’est bon allez on y va, en vrai c’est cool y a une bonne ambiance”. Les négociations sont brèves car Antoine n’a pas envie de passer pour gros looser qui ne va pas en haut de ses voies alors qu’il fait beau : hauts les cœurs, camarades ! Nous raterons l’intervention de Jean-Marc mais le sommet de la Soif d’Aujourd’hui sera nôtre ! Espérons que nos camarades en bas nous représenteront dignement… 6 heures d’escalade et 2 heures de descente en rappel plus bas, l’équipe est de retour au camping. Suite à la discussion avec Jean-Marc, l'équipe comprend que gravir la Tour de Saou n’est pas anodin, et les échanges vont bon train. Cet enthousiasme est évidemment ruiné par les douches froides et la perspective de manger, encore, de la semoule à la sauce tomate… Mais de leur longue expérience de vie, Clémence et Antoine ont tiré des leçons pleines de sagesse et décident de partager leur mantra le plus puissant : “Ce soir, c’est pizza. Choisissez-en 15.”. Passé le choc de l’annonce de la commande de 15 pizzas pour 13 personnes et des délicieux excès caloriques à venir, la paix sociale est de retour au camping de la Graville.  

Avant d’aller dormir une partie de loup-garou met tout le monde d’accord sur le fait que le rôle du loup blanc est abusé.


Qui dit dernier jour dit dernière chance d’enchaîner son projet, et dernier créneau pour terminer Soif d'Aujourd'hui. Clémence y retourne avec Léon, Titouan, Esteban et Hugues tandis que les autres prennent la direction de la falaise grise toute lisse avec des mauvaises prises pour travailler leurs projets. Ô jour glorieux, les projets ne résistent pas à la détermination sans limites d’une équipe qui puise dans ses dernières gouttes d’énergie. La fatigue est effectivement présente car après une première montée réussie (ou presque) nos athlètes s’effondrent et commencent à errer sans but au pied de la falaise. L’envie d’aller s'asseoir un peu là bas à l’ombre pour papoter, puis un peu là bas un peu moins à l’ombre pour manger du quatre quart, et enfin re là bas à l’ombre pour re papoter l’emporte sur une dynamique d’exploration verticale qui semblait pourtant sans fin ! Que faire ?! De son côté, Clémence et son équipe grande voie font aussi face à une situation de crise : deux sont en forme et vont vite, deux autres ont laissé une oreille ronflante dans leur tente. Ni une, ni deux, Clémence fait un choix radical : elle coupe la corde de elle fait redescendre Léon et Esteban en douceur qui sont accueillis par la team errance projet, et poursuit l’ascension en compagnie de Hugues et Titouan. Pour les autres, l’avenir proche est limpide : pieds dans la rivière, tapis de sol à l’ombre d’un arbre et limonade. La journée est encore longue et il faut savoir ménager ses troupes…   

Au retour de Hugues, Titouan et Clémence transis de joie et d’émotion après leur ascension réussie de la Tour, le temps file doucement au camping de la Graville. On discute, on bulle, on se fait des coiffures bizarres. Tout laisse penser que l’action est terminée et qu’il ne reste plus qu’à attendre samedi matin dans l’indolence… mais il n’en est rien ! En fin d’après midi l’équipe s’équipe pour une dernière tournée des falaises. Cordes, baudriers, casques, mais aussi pain, saucisses, fromage, pesto, réchauds, ketchup : c’est en corde tendue que tout le monde atteint le sommet de la falaise de la Graville par son arête Est. Sur place, hot dogs et sandwichs au soleil couchant, puis descente en rappel jusqu’au pied de la falaise. Qui dit pied de falaise dit escalade, et c’est à la frontale que nous avons grimpé jusqu’à tard dans la nuit. L’escalade sur coinceurs à la frontale et la moulinette dans le noir sans frontale  remportent le premier prix de l’élévation spirituelle.  


Le samedi, comme si de rien n’était, les tentes disparaissent et tout le monde rentre chez soi. Au grand bonheur de toutes et tous, il faut finir les restes : nouilles instantanées, pain, fromage, quatre quart, saucisson… tout doit disparaître dans un pique nique gargantuesque ! Étonnamment un paquet de semoule résiste encore et toujours… Une fois les sacs faits et les restes dévorés, ça y est : c’est fini ! 


On raconte que la trace d’un tas d’adolescents étalés sur leurs tapis de sol marque encore l’emplacement central du camping de la Graville, vestige d’une dernière nuit à la belle étoile sous le signe de l’escalade et de la semoule froide au ketchup… 

 

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